Les aquaescénies, c'est (déjà) fini. Après une seule et unique représentation (contre trois les années précédentes), l'édition 2009 a fermé ses portes sans faire grand bruit.

Ah, on est bien loin du spectacle de dimension internationale que Dord nous avait annoncé lors du lancement de cet évènement. Et au lieu d'entendre sonner les trompettes de la renommée (internationale donc), on a plutôt l'impression que cette édition 2009 avait un petit air de pour qui sonne le glas.

Reste qu'outre l'unicité de la représentation et le changement de nom (le aqua des années précédentes devenant aquae¸ ce qui, convenons-en, change absolument tout !), l'édition 2009 aura été marquée par une autre nouveauté : une véritable débauche médiatique préalable à la représentation du 3 juillet.

Dans un n° fin juin, l'Hebdo des Savoie n'a par exemple pas hésité(1) à consacrer six pages entières à ce seul spectacle. Faut-il dès lors s'attendre à un n° spécial entièrement dédié à Musilac ?

Autre exemple de cette débauche médiatique, une campagne d'affichage à outrance (exemple ci-dessous avenue Franklin Roosevelt, avec pas moins de 8 affiches sur quelques mètres seulement). Il est vrai qu'en matière de campagnes d'affichage à outrance, le député-maire d'Aix les Bains en connaît un rayon. Et il nous en apporte la preuve à chacune de ses campagnes électorales.

Bref, ça sentait le spectacle en perdition qu'il faut sauver par tous les moyens possibles pour ne pas perdre la face. Comme un air de déjà vu. Peut-être un remake aixois de il faut sauver le soldat Ryan ? On s'est laissé dire que les édiles municipaux aixois étaient de grands aquaescéniesphiles !


(1) ça a quand même du être un rien suggéré ...

 

Samedi 11 juillet 2009
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(123 + 55) x 20% = 36. Contrairement aux apparences, le compte n'est pas bon. Explication.

Pour essayer de faire passer la pilule de son grand parc urbain des bords du lac, mais aussi pour trouver quelque chose à dire sur le logement social lors de la campagne des dernières élections municipales début 2008, le député-maire aixois s'était laissé aller à une promesse bien imprudente : celle de faire réaliser au moins 20% de logements sociaux dans les nouvelles constructions de ce « parc ».

On se permet de qualifier cette promesse d'imprudente, car la seule réalisation de 20% de logements sociaux sur la ZAC des bords du lac équivaut à construire en seulement deux ou trois ans autant de logements sociaux qu'il s'en est construit au cours des huit années du premier mandat municipal de Dominique Dord, c'est-à-dire à peu près 160. Pour tenir cette promesse, il faudrait donc, selon la formule chère au cœur de l'élu, donner un sérieux coup d'accélérateur.

Et ce d'autant plus que dans le même temps, le même Dominique Dord nous annonçait qu'Aix les Bains dépasserait le seuil des 20% de logements sociaux avant la fin de son second mandat, en 2014. Ce qui impliquerait de construire au cours de ce second mandat non pas 160, ni 500, ni 700, mais au bas mot 1.000 nouveaux logements sociaux. Et encore, à condition de stopper net, dans le même temps, toute construction de logements non sociaux. Cette dernière condition n'ayant aucune chance d'être réalisée, il faut plutôt tabler sur 1.500 nouveaux logements sociaux d'ici à 2014. Presque 10 fois plus que ce qui a été fait en huit années d'un premier mandat !

Mais revenons-en à notre compte qui n'est pas bon.

123, c'est le nombre de logements de la résidence de standing des Rives du Lac, qui est en passe d'être achevée sur les terrains de la ZAC des bords du lac.

55, c'est le nombre de logements de la résidence de standing l'Eden Cap, dont le chantier vient de démarrer, toujours au même endroit, juste de l'autre côté de la rue bien pompeusement baptisée allée promenade des bords du lac.

Donc (123 + 55) x 20% = 36 logements sociaux à construire ... c'est du moins le calcul fait par une personnalité officielle, dont par égard nous tairons le nom, le dit calcul étant comme qui dirait entâche d'erreur.

Car le calcul juste, c'est celui qui détermine le pourcentage de logements sociaux par rapport au nombre total de logements, y compris les logements sociaux eux-mêmes ! Ce qui revient à poser (et résoudre) l'équation suivante :

          x                = 20%
123 + 55 + x


Le résultat étant 45 logements sociaux, pour un nombre total de logements de 123 + 55 + 45 = 223. CQFD. Il faudrait donc dès à présent construire 45 nouveaux logements sociaux sur la ZAC des bords du lac pour respecter les 20% par rapport aux logements de standing des Rives du Lac et de l'Eden Cap. Seul petit hic, si les chantiers de ces deux résidences de standing vont bon train, on ne peut pas en dire autant des chantiers des logements sociaux, qui sont au stade zéro. Et peut-être même au stade moins un car, sauf erreur de notre part, il n'y pas encore de demande de permis déposée.


Mais le député-maire nous l'a promis juré craché : la ZAC des bords du lac comptera 20% de logements sociaux. Aux actes Monsieur Dord, aux actes !

Les mauvais esprits, qui bien souvent sont aussi ceux qui n'ont pas la mémoire courte, se souviendront sans doute que le député-maire nous avait également promis que « pour la première fois, les immeubles seraient bâtis perpendiculairement au lac, et non parallèlement, de façon à dégager la vue sur ce dernier ». Il suffit de se rendre sur place, ou de consulter les sites internet de la mairie ou des promoteurs ( Constructa et CIS) pour voir qu'il n'en n'est rien. Ce qui vous donne une idée assez précise de la valeur des promesses de Dominique Dord concernant sa ZAC des bords du lac.

 

 


A propos de logements, et plus particulièrement de logement social, on ne saurait que trop vous inviter à jeter un oeil aux articles de notre rubrique Logement
Samedi 11 juillet 2009
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Quatrième et pénultième épisode de la saga du conseil municipal du 6 juillet.

On y parle pêle-mêle de Musilac, de services publics, de finances locales, et la SAUR, qui aurait peut-être un peu tendance à faire de l'enfumage. Mais ne boudons pas notre plaisir : c'est tellement bon un hareng SAUR !


S comme ... délégation de Service public

Le point n°19 avait pour objet d'acter (de ré-acter si vous nous permettez ce barbarisme) le principe de la délégation de service public pour l'exploitation du restaurant de la Plage, et de donner mandat au maire pour lancer la procédure de consultation et signer les documents relatifs à cette procédure.

Pas de quoi fouetter un chat en apparence. D'ailleurs pourquoi vouloir fouetter un chat ? De la crème à la rigueur, on comprend, mais un chat ! Enfin bref.

Mais, vous le savez, à Aix les Bains sans doute plus qu'ailleurs, il ne faut pas se fier aux apparences. Petite explication de texte. Il existe donc, depuis maintenant près de 40 ans, une délégation de service public (DSP) pour l'exploitation du restaurant de la Plage. Dont acte. DSP sur laquelle le conseil municipal est appelé à se prononcer lors de chaque renouvellement (tous les 5 ans). Dont acte également.

Mais alors, pour quelle raison le conseil municipal n'a-t-il jamais été appelé à se prononcer sur la DSP du festival rock MUSILAC ? Parce qu'il n'y a pas de DSP pour MUSILAC ? Peut-être, mais dans ce cas à quel titre la société privée qui gère ce festival se retrouve-t-elle destinataire de fonds publics lui permettant d'assurer son équilibre financier ?

Et puis, s'il est possible que MUSILAC est tourné sans DSP depuis des années, le comité de direction de l'Office du Tourisme a bel et bien planché sur le sujet en 2008. Il doit donc bien y avoir aujourd'hui une DSP pour ce festival. Mais alors où est l'appel d'offres ? Et pourquoi le conseil municipal n'a-t-il pas été appelé à se prononcer sur le principe de cette DSP, et a fortiori encore moins sur le choix du délégataire ? Certes, c'est a priori l'OT qui attribue la DSP, et non la municipalité. Mais comme cet organisme reçoit de la ville plus de 3,5 millions d'euros de subventions (bilan 2008), on se dit que ce serait la moindre des choses que les élus municipaux soient informés et avisés du détail de l'utilisation de cette somme plus que rondelette.

Surtout quand, comme on le suppose, 15% de cette somme sont reversés à une société privée (En 2007, l'OT d'Aix les Bains a perçu 3.260.300 euros de subventions de la ville. La SARL MUSILAC, quant à elle, a perçu pour l'édition 2007 de MUSILAC, des subventions d'exploitation à hauteur de 482.486 euros).


T, U, V et W comme ... mais TU Va nous emmerder encore longtemps avec ça Walter !?
Les points 20 à 24 avaient trait à divers aspects des finances de la ville. Des trucs hyper complexes auxquels personne d'autre que Dord et ses proches n'est capable de comprendre quoi que ce soit. C'est du moins, en résumé, ce que semble penser le maire.

On ne va donc pas vous assommer sous le poids de chiffres à n'en plus finir, auxquels de toute façon vous ne comprendriez rien (et nous non plus d'ailleurs, à en croire le maire).

On se contentera de rendre hommage à Renaud Beretti, chargé de la présentation des deux premiers points, les plus importants, et qui, en bon petit soldat, s'est conformé aux instructions de son chef de maire : faire court ! Une mission dont il s'est acquitté avec brio et clarté, sans ironie aucune.

ps : ne cherchez pas qui est Walter, c'est une private joke interne à la rédaction d'Aix Hebdo. Mais pour les amateurs de mystères, on vous donne un indice. Il faut chercher à associer les mots PPP et Walter ... (envoyez vos réponses accompagnées de votre n° de carte bancaire, et vous gagnerez à coup sûr toute notre estime, mais ce sera tout !).


X comme ... quel eXcellent travail !
Il était encore question de finances au point n° 24. Et cette fois sur des trucs encore plus compliqués, donc encore plus incompréhensibles par d'autres que Dord et son entourage. A se demander pourquoi il prend la peine de chercher à expliquer, vu que personne ne peut comprendre.

Cette fois-ci il était question de la gestion de la dette publique de la ville (la notre donc ... mais pas celle du maire lui-même, notez cet important distingo). L'objet du point n°24 était donc de mettre en place des outils permettant d'améliorer la gestion de la dette, et notamment d'être plus réactif pour pouvoir saisir des opportunités. Un point très technique donc, sans doute affaire de spécialistes, on veut bien en convenir. Ce qui explique donc que ce soit LA spécialiste de la question à la ville qui se soit attelé à la présentation.

Une spécialiste qui nous a gratifiés d'une belle phrase de spécialiste. Evoquant le taux moyen des emprunts à taux fixe (4,61%), la spécialiste en question a estimé que « ce taux, bien qu'élevé, reste compétitif ». Jolie formule non ? Un brin ironique peut-être ...

Et puisqu'on parle d'ironie, relevons aussi cette autre déclaration, qui constate en substance que « la gestion de la dette de la ville est bien faite ». Un constat dont on pourrait se réjouir, s'il n'émanait de l'organisme même chargé de conseiller la ville dans la gestion de sa dette. Il est vrai qu'on n'est jamais aussi bien servi que par soit même !


Y comme ... Y a-t-il un rapport de délégation de service public pour MUSILAC ?
Question on ne peut plus pertinente, puisque l'objet du point n°25 était la présentation et l'approbation des rapports d'autres délégataires de services publics (le golf, le centre équestre, le restaurant de la plage et la SAUR). On se dit donc que si ces délégataires doivent présenter un rapport, il n'y a aucune raison qu'il n'en aille pas de même pour MUSILAC, puisqu'il est désormais avéré qu'il y a une DSP pour MUSILAC (lire plus haut).

Les hautes autorités municipales nous rétorqueront peut-être que la DSP de MUSILAC dépend de l'OT, et non de la mairie, et que donc c'est au conseil d'administration de l'OT, et non au conseil municipal d'examiner et d'approuver ce rapport.

Dont acte. Mais dans ce cas, pourquoi est-ce l'OT qui gère la DSP de MUSILAC ? Après tout, le golf, le centre équestre et le restaurant de la plage sont des structures tout autant, si ce n'est plus touristiques que MUSILAC. Et c'est pourtant la ville qui gère leurs DSP. La seule hypothèse qu'on soit à même d'avancer, c'est qu'il est bien moins voyant de présenter le rapport de DSP de MUSILAC au conseil d'administration de l'OT qu'en séance publique du conseil municipal. Surtout quand pendant des années il n'y pas eu de rapport, faute tout simplement d'avoir eu une DSP !


Un peu d'histoire d'eau pour terminer sur ce point de l'ordre du jour. Où il fut donc question du rapport annuel de la SAUR, longuement évoqué par Hervé Boileau. Un rapport qui nous dit par exemple que « les efforts d'amélioration du réseau se poursuivent ». Ou qui égrène encore toute une litanie de choses qu'il faudrait faire ... mais qui ne sont pas faites !

Quant « aux efforts d'amélioration du réseau qui se poursuivent », ils seraient peut-être temps qu'ils cessent ! Car ils se traduisent par « une non amélioration des performances » (sic), matérialisée par un taux d'efficacité qui régresse de 59 à 55%. Autrement dit, plus la SAUR améliore le réseau, et moins il est efficace et performant !

Enfin, encore faudrait-il qu'effectivement la SAUR améliore vraiment le réseau ! Car, d'après les responsables de la ville, la SAUR a nettement baissé le nombre des réparations réalisées en 2008 (-50% !). Pour autant, en contrepartie de cette baisse du service, les aixois n'ont pas le souvenir d'avoir vu la SAUR baisser ses tarifs. Illustration parfaite, et nouvelle confirmation du fait que quand une société privée s'occupe d'un service public, sa priorité va à ses propres intérêts privés, et non aux intérêts de la collectivité. Un constat que les élus seraient bien avisés de méditer avant d'engager définitivement la ville dans un PPP pour son éclairage public.

 

Rappelons tout de même qu'au cours de ces deux dernières campagnes municipales, Dominique Dord n'a pas hésité à affirmer que l'efficacité du réseau avait été améliorée, et que les fuites avaient été réduites. Une communication un peu brouillonne, puisqu'au fil du temps, les propos de Dord sont passés d'une réduction de un tiers (06/2007), à une réduction de 12% en trois ans (01/2008) pour finalement (?) aboutir à une réduction de 11,5% (1) en deux ans (10/2008) (lire par ailleurs 12/10 - Aix les Bains - Le Magazine n°119 est paru).


Dernier point concernant le rapport de la SAUR : les élus de la majorité l'ont approuvé à l'unanimité. Ils trouvent donc tous parfaitement normal que la collectivité paie plus cher pour un service moindre et moins bien rendu ! Et cerise sur le gâteau, ils ont aussi approuvé un rapport financier duquel est absent un élément clé, comme Hervé Boileau leur a fait remarquer : il manque en effet le compte d'exploitation de la SAUR ! Les élus de la majorité trouvent donc parfaitement normal de donner quitus de sa gestion au délégataire d'un service public, sans même prendre connaissance de ses comptes !

Ils font en cela preuve d'une belle constance, puisque dans la même logique, ils approuvent les comptes du centre des congrès ou du camping, comptes dont ils n'ont jamais vu la couleur.

Et vous verrez que si d'aventure un jour on découvre quelque malveillance ou détournement de fond au sein des dits organismes (et on ne prétend pas ici qu'il y en ait !), ils diront en chœur « Mais on ne savait pas ! ». Ah, c'est sûr que quand on ne cherche pas à savoir, on ne peut pas savoir ...




Suite et fin bientôt de notre abécédaire, avec l'ultime point : les questions diverses ... Zé variées !

Vendredi 10 juillet 2009
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Gros plan sur ...

L'abécédaire du conseil municipal du 6 juillet. Une saga en plusieurs épisodes pour tout savoir, même ce que vous n'avez jamais osé demandé, sur les 26 points examinés lors du dernier conseil aixois.

1ère partie
2ème partie
3ème partie
4ème partie

5ème partie (en ligne plus tard)

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