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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 04:01

Si l'on en croit l'Essor Savoyard du 5 septembre, et surtout les propos de Michel Frugier qui y sont rapportés, la saison touristique 2008 aixoise a été bonne, au moins aussi bonne que la saison 2007.

Des propos qu'il convient de modérer à plus d'un titre. D'abord parce que comme l'indique Michel Frugier lui-même, les chiffres ne seront pas connus avant fin septembre. On est dès lors en droit de se demander sur quels fondements solides repose son affirmation !

Ensuite parce que les termes au moins aussi bien ne sont peut-être pas très adaptés. Pas plus mal (ou pas moins pire si on veut être très pessimiste) semblerait des expressions plus adéquates, si l'on se réfère au bilan de la saison touristique 2007 tiré non pas par la mairie, mais par un professionnel du tourisme qui compte sur Aix. On veut parler de Christian Prud'homme, lequel tenait des propos pour le moins mitigé sur la réussite de la dite saison.

Et puis, il y a cet étonnant télescopage dans la presse locale aixoise qui, à une semaine d'intervalle, avance deux chiffres pour le moins éloignés l'un de l'autre concernant Navig'Aix.

Le 28 août, l'Hebdo des Savoie nous rappelle (?) que l'édition 2007 aurait attiré plus de 50.000 visiteurs (voir à ce sujet notre article Web3 Navig'Aix, à qui revient la palme du mérite ? ).


Et une semaine plus tard, c'est l'Essor Savoyard qui dans son édition du 5 septembre (dont sont également extraits les propos de Michel Frugier cités au début de cet article), nous apprend que l'édition 2008 aurait elle attiré ... 20.000 visiteurs.


50.000 visiteurs en 2007, contre seulement 20.000 en 2008. Soit une fréquentation divisée par 2 ½, et 30.000 disparus. C'est cela que Michel Frugier appelle faire au moins aussi bien ?

Il serait presque rassurant de se dire que tout ceci ne relève que de la simple coquille journalistique. Pour notre part, on y voit plutôt une nouvelle confirmation de l'absence totale de fiabilité des chiffres communiqués par la mairie, notamment en matière de fréquentation touristique (mais c'est aussi le cas pour la fréquentation thermale ou pour le logement social par exemple).

Et ça, c'est tout sauf rassurant. Parce que cela démontre que nos édiles n'hésitent pas à avancer n'importe quel chiffre, dès lors qu'il sert leur intérêt. Quitte à prendre le risque de se couper parfois. Ce qui n'est pas vraiment grave pour eux au demeurant, puisque la presse locale traditionnelle ne prend jamais la peine de les mettre face à leurs contradictions. Et ça non plus, ce n'est pas rassurant du tout.

Un autre petit exemple pour conclure, toujours extrait du même article de l'Essor Savoyard du 5 septembre.

Michel Frugier y affirme que sur les 60.000 festivaliers de Musilac, au moins 40.000 ne seraient jamais venus à Aix les Bains si Musilac n'existait pas.

Une affirmation qui ne repose sur aucune base solide, aucune étude, aucun sondage, aucun questionnaire. Juste un chiffre avancé comme ça sans le moindre fondement, pour défendre et justifier les bienfaits supposés de Musilac pour la ville.

Des bienfaits que bien évidemment, personne, et surtout pas la mairie, n'est à même de mesurer. D'autres, pour leur part, ne trouvant d'ailleurs pas que Musilac soit forcément un bienfait (voir notre article Web3 Back to Musilac ).
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