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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 03:59
Dans son article du 1er août consacré aux difficultés que rencontrerait l'opposition à se trouver, l'Essor Savoyard semble mettre en exergue l'absence de Thibaut Guigue lors du dernier conseil municipal du 24 juillet.

On ne sait si le journal a voulu par là fustiger l'absence du seul représentant de la liste conduite par Gratien Ferrari lors des dernières municipales, ou s'il a voulu au contraire l'exclure des reproches faits à l'opposition.

Toujours est-il que cela nous a amenés à nous intéresser à l'absentéisme au sein du nouveau conseil municipal. Et plus particulièrement à l'absentéisme dans le camp de la majorité. Car nous nous sommes souvenus des propos de Dominique Dord lors du 1er conseil municipal du 15 mars, qui exhortait ses troupes à se mettre au travail sans attendre, et leur rappelait que la participation aux réunions n'était pas facultative, mais bel et bien obligatoire.

Un rapide coup d'oeil sur les délibérations des cinq séances qui ont eu lieu depuis les élections montrent que si le message semble avoir été entendu, ses effets commencent à se dissiper.

Dans les rangs de la majorité, tout le monde pointait présent le 15 mars. Normal, c'était pour l'installation du conseil. Le 27 mars, on notait déjà deux absents, qui avaient tout de même pris soin de donner un pouvoir. Le 9 juin, un seul absent, toujours ayant donné pouvoir.

Le 23 juin, ça commence à se gâter : cinq absents, dont trois sont simplement excusés. Pour un conseil entièrement consacré au dossier le plus important que la ville ait eu à gérer dans son histoire (le dossier ANRU Sierroz/Franklin), ça la fout un peu mal. Surtout que dans les rangs des absents, on compte Georges Daviet, adjoint aux finances. Il est vrai que dans ce dossier, les finances de la ville ne sont engagées qu'à hauteur de quelques millions. Des broutilles en quelque sorte ! De toute évidence pas de quoi nécessiter la présence de l'adjoint en charge des finances.

Et le 24 juillet, ce sont cette fois six élus de la majorité qui pointent aux abonnés absents, plus deux élues qui quitteront la séance en plein conseil.

Comme vous pouvez le constater avec nous, une bonne petite piqûre de rappel ne serait sans doute pas de trop : car apparemment le caractère obligatoire de la participation aux réunions municipales semble commencer à échapper à certains dans les rangs de la majorité.

Mais le plus étonnant dans tout cela, c'est qu'il est un des membres de la majorité qui pour sa part fait preuve d'une belle constance, en n'ayant assisté à aucun conseil, à l'exception de celui d'installation du 15 mars. Un élu qui a pris soin à chacune de ses absences, de donner pouvoir soit à Monsieur Dord, soit à Monsieur Beretti.

Ce conseiller, c'est Pierre-Antoine Missud. Simple conseiller municipal, mais également président de la commission des finances, de l'administration générale et des affaires économiques, délégué suppléant de la ville auprès de la SAS, délégué suppléant de la ville auprès de la CALB et délégué titulaire de la ville auprès de Métropole Savoie.

Ce monsieur là estime-t-il donc que ses fonctions au sein de l'équipe municipale, et les responsabilités qu'elles lui confèrent, ne nécessitent pas sa présence aux séances du conseil municipal ? On pourrait dès lors se demander à quoi servent les dites séances, si la présence du président de la commission des finances, de l'administration générale et des affaires économiques n'y est pas nécessaire. Ou encore se demander à quoi sert la commission des finances, de l'administration générale et des affaires économiques !

A moins qu'au contraire la présence de Pierre-Antoine Missud ne soit pas jugée souhaitable par ses colistiers, et notamment par le "meilleur d'entre eux", on veut bien évidemment parler du maire. Auquel cas il faudrait se demander quel bon principe démocratique peut conduire un maire à exclure du conseil municipal un conseiller régulièrement élu par les électeurs. Mais aussi quel bon principe de gestion peut le conduire à maintenir dans ses fonctions un conseiller dont il ne souhaite pas la présence au conseil.

Ite, Missud Est ... ?
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