Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 13:00
Quand Sarkozy flingue Dord
Oh il ne l'a sûrement pas fait exprès notre bon Petit Nicolas. Il n'empêche, indirectement, il a bel et bien flingué notre Dord à nous lors de son discours de politique économique à Toulon il y a quelques jours.

Vous avez très certainement en tête le passage au cours duquel notre président évoque les patrons des grandes entreprises qui se bousculent au portillon lorsqu'il s'agit d'encaisser des dividendes, et qui s'évaporent mystérieusement lorsqu'il est question d'assumer les responsabilités de leurs échecs. Evaporation s'accompagnant généralement d'un confortable matelas de billets, sans doute destiné à amortir leur chute. D'où peut-être l'expression parachute doré.

Une dénonciation on ne peut plus claire, assortie de cette magnifique incantation : "le capitalisme sauvage, c'est fini !". Elle est bien bonne celle-là ! Comme si tous les "capitalistes sauvages" de la planète allaient brusquement se mettre à trembler dans leurs baskets parce que notre Nabot-Léon 1er a piqué un petit coup de crise populiste !

Hebdo des Savoie - Rentrée politique DordBon, mais où est le rapport avec le flingage en règle de Dord dans tout ça nous direz-vous ?

Voyons, voyons, il faut un peu suivre l'actualité locale. Et par exemple se souvenir des déclarations de Dord à l'occasion de sa rentrée politique aixoise mi-septembre. Allez, on est sympas, on vous remet tout ça en mémoire (lire ci-contre l'extrait de l'article de l'Hebdo des Savoie).

Ca y est vous y êtes ? Bon sang mais c'est bien sûr ! Et oui, comme vous pouvez le lire, pour Dominique Dord, tout ce qui va bien, c'est grâce à lui, et ce qui va mal, ce n'est ni de sa compétence ni de sa responsabilité. Le parallèle est plutôt saisissant non ?

On rassure quand même les aficionados de notre "grand sachem" : il a beau eu se faire flinguer indirectement par "the big boss", il restera en place à ses très (trop) nombreuses fonctions et continuera à percevoir mensuellement ses très (trop) coquettes indemnités. Ca ne vaut peut-être pas un parachute doré de grand patron, mais ça permet quand même de voir venir assez confortablement l'avenir.



A propos du "big boss", vous avez peut-être appris qu'il avait reçu Jean-Pierre Raffarin, qui ne décolère pas après sa défaite lors des primaires de l'UMP pour la présidence du sénat. Pépère était venu lui dire le peu de bien qu'il pensait du faible soutien que le Petit Nicolas lui avait apporté dans cette  bataille (expression polie signifiant en gros "pourquoi m'as-tu laissé choir comme une vieille merde ?").

Alors pour le consoler, et aussi pour s'en débarrasser parce qu'il n'a pas que ça à faire le Petit Père du Peuple de Droite (ben oui, faut qu'il sauve l'économie mondiale avec ses petits bras musclés), notre magnanime souverain de l'Elysée lui a proposé un poste de commissaire européen !

Une sorte de mini-parachute en quelque sorte.

- Tiens Jean-Pierre, comme tu n'as pas été élu président du sénat, je te nomme commissaire européen
- Ah bon Nicolas, mais commissaire à quoi ?
- On s'en fout, de toute façon on n'a pas besoin d'un commissaire de plus, on en a déjà plein dont on ne sait pas quoi faire. Mais ça ne te fait pas plaisir ?
(dialogue imaginaire, est-il besoin de le préciser)

A l'instar de la mode, la politique est un éternel recommencement : faites ce que je dis, pas ce que je fais. Et laissez moi faire ce que je vous ai dit de ne pas faire !

Bon, Pépère du Poitou a visiblement décliné l'invitation à s'en aller glander du côté de Bruxelles (il n'aime peut-être pas la bière ni les frites, allez savoir). Mais à l'évidence, il a mis de côté un beau chien de sa chienne pour qui vous savez.

Mais au fait, que vient faire notre président à nous dans cet arbitrage d'une lutte fratricide purement interne à l'UMP. Le chef de l'état n'est-il pas censé être "au-dessus des partis", et donc ne pas se mêler de ce genre de guéguerre à la con ?

Ce qui nous ramène à notre "Seigneur des Innos" (comprenne qui pourra). Lequel pratique avec la même aisance que son "big boss" la distribution des bons et des mauvais points. Et des récompenses et des punitions qui vont avec. Pour les mauvais points et les punitions, demandez à PIM PAM POUM (alias Pierre-Antoine Missud).

Pour le reste, Renaud (non, pas le chanteur, le comique) doit pouvoir expliquer tout cela en long en large et en travers. Comme par exemple comment obtenir un poste de chargé de mission au Conseil Général de la Savoie le temps de mener une campagne électorale.


Partager cet article
Repost0

commentaires