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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 03:55
Lors du conseil municipal du 17 novembre, les élus ont approuvé le versement anticipé au football club aixois d'un montant égal à 50% de sa subvention 2009.

Un versement anticipé qui semble répondre à une situation exceptionnelle, et vise à éviter l'effondrement total des finances du club, qui sont visiblement au plus bas.

Quoi qu'il en soit, on voudrait profiter de cette décision pour rappeler ce qui nous semble être un sain principe de gestion : les subventions attribuées par les collectivités, qu'il s'agisse de la ville, du département ou encore de la région, se dépensent une fois qu'elles ont été perçues, et non par avance !

Cela semble être une totale évidence, mais pourtant nombre d'associations continuent de pratiquer une toute autre gestion, mettant ainsi potentiellement en péril leurs finances. Car si généralement les subventions se suivent et se ressemblent d'une année sur l'autre, rien ne garantit par avance qu'il en sera ainsi l'année à venir.

Une absence de garantie qui prend tout son sens en cette période de crise et de restrictions budgétaires.



Voici donc, illustré au travers de quelques exemples pratiques, ce qui nous semble relever de la saine gestion des subventions perçues par une association. Sans la moindre intention de pointer du doigt qui que ce soit (et pas plus le Football Club Aixois qu'une autre association).

Sauf erreur de notre part, la ville d'Aix les Bains verse ses subventions aux associations dans le courant du 1er trimestre de l'année.

Prenons tout d'abord le cas d'une association dont l'exercice comptable serait calé sur l'année civile (janvier à décembre). La subvention qui sera perçue de la ville en février ou mars 2009 doit être affectée au budget de l'année 2009. Logique nous direz-vous ! Oui logique ... pourtant on connait au moins une association aixoise qui inscrit sa subvention municipale de N+1 (ici 2009) dans ses recettes de ... 2008 !

Autre cas, une association avec un exercice comptable décalé, de septembre à août par exemple. Là, dans la plupart des cas, on retrouver la subvention perçue début 2009 au chapitre des recettes 2008/2009. Or à la date du versement réel de la subvention sur les comptes de l'association, celle-ci a derrière elle une bonne partie de son exercice comptable, et une bonne partie de ses activités.

La logique voudrait donc que la subvention perçue soit affectée à l'exercice suivant (2009/2010). Si ce n'est en totalité, au moins pour sa plus grande partie.

De même que vous ne dépensez pas d'avril à novembre la prime de Noël que vous n'êtes pas sûr de percevoir sur votre paie de fin d'année !


On pourrait multiplier les exemples à l'infini sans faire avancer les choses d'un pouce. Chaque association est un cas particulier, en fonction de ses activités, de leur périodicité ... etc.

Mais elles ont toutes un point commun : elles ne devraient pas dépenser par avance des sommes qu'elles ne sont pas sûres de percevoir.

Chacun d'entre nous est souvent prompt à critiquer (parfois voire souvent à juste titre) le gaspillage de l'argent public, et aussi la mauvaise gestion des deniers des collectivités. Il serait dès lors honnête de se souvenir que les subventions perçues par les associations sont aussi des deniers publics, qu'il convient de gérer avec force raison et moult sens de la mesure.

A bon entendeur salut !



Ps : Mieux gérer ses subventions est à la portée de n'importe quelle association. Comptablement parlant c'est très simple à mettre en oeuvre. Cela demande un effort financier sur une voire deux saisons (en raison du décalage de constatation de la recette), effort dont l'importance est directement proportionnelle à la part que représentent les subventions dans le budget global.

Pour tout dire, nous verrions d'un bon oeil que les collectivités imposent aux associations ce mode de gestion. En commençant par les informer, les sensibiliser et les former. Cela éviterait pas mal de cas désespérés, dans lesquels elles doivent à nouveau mettre la main à la poche (celle des contribuables en l'occurrence) pour pallier aux carences de gestionnaires pas forcément très responsables ni bien formés.

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