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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 03:15
Dans la série RIONS UN PEU EN ATTENDANT LA MORT DES THERMES, nous vous proposons notre question existentielle du jour.

Que se passerait-il si tous les fonctionnaires des actuels Thermes Nationaux publics, sommés de choisir entre leur mise en disponibilité et la signature d'un contrat de travail encore très flou avec une société privée pas encore constituée, choisissaient tous la même solution ?

Dans l'hypothèse où ils choisiraient tous de rester dans la fonction publique, la future société anonyme exploitante des thermes serait bien en mal de rouvrir l'établissement en février comme prévue. Faute de personnel compétent. Pour les soins bien évidemment. Mais aussi pour tout le reste, et notamment pour l'administratif.

Et si tous les fonctionnaires choisissaient de rejoindre la future société anonyme en tant que salariés, et bien on se demande bien qui trancherait pour savoir quels fonctionnaires seront embauchés, et quels autres seront laissés sur le carreau.

Oui, à qui appartiendrait cette redoutable responsabilité ? A l'actuel directeur ou à l'actuel conseil d'administration des TNAB, ou aux futurs responsables de l'établissement privé ?

Quoi qu'il en soit, voila deux hypothèses qui ne manqueraient pas d'embarrasser les responsables des thermes, actuels et futurs.

Deux situations embarrassantes que les responsables en question s'emploient bien évidemment à éviter autant que faire se peut. D'abord en choisissant de mettre la privatisation en oeuvre pendant la période de fermeture de l'établissement : un moyen sûr de limiter les rencontres et les discussions entre les personnels, et de tuer dans l'oeuf toute amorce de mouvement social.

Ensuite en convoquant chacun des fonctionnaires concernés pour un entretien individuel. Pourquoi diable organiser des entretiens individuels pour expliquer 200 fois la même chose ? Sous couvert d'un "accompagnement personnalisé" (vers la sortie), la manoeuvre des actuels responsables des thermes est claire : ne pas réunir tous les personnels ensemble pour éviter tout mouvement de masse, et pouvoir faire pression individuellement sur chacun, pour qu'il "prenne la décision" que Dord et ses sbires veulent lui voir prendre.

Une raison de plus pour ne pas vouloir être à la place des personnes concernées : leur situation n'est déjà guère enviable, et subir les "pressions amicales" de spécialistes du sujet ne fait que l'empirer.

Nous n'avons aucune leçon à donner aux personnels en question. Mais on se permet quand même juste un petit conseil : il est peut-être temps d'arrêter de croire au Père Noël (surtout quand il est grand, mince, imberbe et détenteur d'une carte UMP) et de retrouver le vrai sens des mots union et solidarité.

Plus facile à dire qu'à faire, on en convient, mais c'est sans doute la seule et dernière carte qu'ils ont encore en main.


Petite anecdote à propos de ces entretiens individuels. Sauf erreur de notre part, l'actuel directeur est titulaire de la fonction publique, et a donc du recevoir comme tous les autres fonctionnaires des thermes, ce fameux courrier le sommant de choisir entre son maintien au service de l'Etat, ou le salariat au sein d'une société privée.

Donc, qui va recevoir Philippe Plat, actuel directeur des TNAB, pour son propre entretien individuel ? Il ne va tout de même pas se recevoir lui-même !?



Toujours dans la série RIONS UN PEU EN ATTENDANT LA MORT DES THERMES, nous aborderons bientôt une autre question existentielle : par quel miracle économique la transformation des thermes publics en société privée va-t-elle bien pouvoir rentabiliser du jour au lendemain une activité fortement déficitaire ?
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