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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 00:59
Les affaires publiques peuvent-elle se traiter en privé ?



Chers Concitoyens, Chères Concitoyennes,

Dans son édition du 9 janvier dernier, l'Essor Savoyard publiait une courte déclaration de Thibault Guigue, conseiller municipal d'opposition, en réponse à des attaques à son encontre de la part du maire, qui lui reprochait notamment de "ne jamais siéger dans les réunions des commissions municipales dont il fait partie".

La polémique engagée à cette occasion entre ces deux personnes n'a aucun intérêt. Je me contenterais juste de relever, une fois de plus, que notre maire à tous a une façon bien à lui de s'intéresser "au fond", "à l'essence" de la vie politique locale. Mais passons sur ce thème qui mérite certainement moins d'attention de notre part que l'apparition d'un bouton de fièvre sur la joue droite de Georges (1) à la veille du tournage de sa prochaine pub.

En revanche, la petite note insérée par la rédaction de l'hebdomadaire juste en dessous de la déclaration de T.Guigue mérite sûrement ces quelques lignes qui suivent.


En substance, la rédaction de l'Essor Savoyard renvoie le jeune élu à ses études, rappelant que c'est dans les commissions municipales que tout se décide,  que le conseil municipal n'est qu'une chambre d'enregistrement (2), et qu'il est donc pertinent pour ne pas dire indispensable de participer aux commissions.

Quelle surprise de voir ainsi la presse papier locale prendre position et fustiger un élu municipal pour son manque d'assiduité aux commissions municipales !

Elle qui s'abstient toujours d'émettre la moindre remarque aux propos des élus de la majorité, et surtout de ceux du maire. Elle qui n'a jamais fait la moindre remarque sur les absences répétées des élus de la majorité à ces mêmes commissions municipales. Mais cela s'appelle la liberté de la presse !

Une liberté que je me garderai bien de vouloir mettre en cage. Malgré de nombreux désaccords avec l'usage qui en est parfois fait. Mais je suis trop heureuse de pouvoir en profiter !

Mais diable ! Comment une presse, qui se veut libre, peut-elle écrire d'une façon aussi neutre que le conseil municipal n'est qu'une chambre d'enregistrement ?

Comment cette même presse, et les journalistes qui rédigent les articles, peuvent ne pas s'émouvoir ne serait-ce qu'un tout petit peu que les affaires PUBLIQUES se décident dans le huis clos de réunions PRIVEES, loin des yeux et des oreilles des citoyens ?

A trop fermer les yeux, on prend le risque de ne plus pouvoir les ouvrir du tout. Et on se retrouve un jour avec une publicité qui ne veut pas dire son nom, publiée en bonne place et en couleur dans son propre journal, en lieu et place des articles rédigés par les journalistes.

La mésaventure est arrivée il y a peu à vos confrères du DL (3), mesdames et messieurs de l'Essor. Peut-être devriez-vous en prendre un peu de la graine ...



(1) CLOONEY bien sûr ! Il faut suivre mes soeurs ... et vous aussi Messieurs, mais en général, allez savoir pourquoi, ce noble sujet "étatsunien" intéresse moins la gent masculine que sa consoeur féminine. Les hommes n'ont décidément aucun sens de l'esthétique.
(2) l'Essor s'abstient bien évidemment d'user de cette formule, bien peu glorieuse, et tout aussi peu flatteuse pour la conception dordienne de la démocratie. Mais c'est bel et bien le sens de leur note.
(3) Allusion non voilée à la publicité (au demeurant à caractère fortement mensonger) que les TNAB se sont payés dans le DL du 18/01 pour vanter les mérites de leur plan de relance (lire par ailleurs l'article de notre hebdo 20/01 - Le Dauphiné Libéré ... émoi émoi émoi ! )
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