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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 07:45

Sylvie Cochet aime visiblement le cumul des mandats et des fonctions. Adjointe au maire d’Aix les Bains, elle est aussi secrétaire départementale de l’UMP, siège à la CALB, et a été élue conseillère régionale UMP en 2010. Et on en oublie sans doute. De quoi occuper plus que largement le temps de cette ex-élue municipale de Tresserve, où elle serait sans doute restée si Jean-Claude Loiseau (également UMP) ne lui barrait pas la route pour la mairie. De quoi l’occuper donc, mais visiblement pas assez à son goût. Puisqu’elle sera la candidate de l’UPS (émanation départementale de l’UMP) sur Aix Sud pour les prochaines élections cantonales de mars.

 

« Ma candidature est légitime » (ah bon ?)

Mi-décembre, Sylvie Cochet affirmait dans le Dauphiné Libéré (on cite) : « Ma candidature est légitime ». Légitime ? On laisse à l’intéressée la pleine et entière responsabilité de l'appréciation de la légitimité de sa candidature. Mais non sans poser deux questions. La première, c'est quoi un candidat légitime ? Et la seconde, qui fait le pendant de la première, c'est quoi un candidat illégitime ? Nous n’avons pas de réponse à proposer pour la seconde question. Pour la première en revanche, on propose celle-ci : un candidat ou une candidate qui s'autoproclame légitime, c'est quelqu'un qui n'a pas grand-chose à proposer ni à dire, et qui ne trouve rien de mieux à faire pour faire parler d'elle que de se déclarer comme légitime !

 

Ceci dit, Brahim, la candidate UMP sur le canton d’Aix Sud déclare quand même qu’elle a l’intention de s’occuper du Viviers du Lac, commune sinistrée selon ses propres termes. Au début de l’automne dernier, quand Thibaut Guigue avait fait part de son intention de se présenter aux élections cantonales sur Aix Centre, et de sa volonté de défendre les intérêts des aixois, il s’était fait méchamment taclé par Dominique Dord. Lequel avait affirmé sans rire que Guigue n’avait rien compris au fonctionnement de nos institutions. Parce que quand on est élu au département, c’est pour s’occuper des affaires de tout le département. Et non pas pour défendre les intérêts d’une commune en particulier. On attend donc avec impatience, mais sans la moindre illusion, que Dord fasse la même déclaration à propos de Sylvie Cochet qui, selon les critères énoncés par le député-maire-président-trésorier, n’a elle non plus rien compris au fonctionnement des institutions de la République.

 

 

Où il est question de démission

A priori, quand une candidate du calibre de Sylvie Cochet se présente à une élection, ce n’est pas pour y faire de la figuration. Mais bel et bien pour l’emporter. On ne fera aucune supputation sur ses chances d’être élue. Mais par contre comment ne pas attirer d’emblée l’attention des électeurs sur une évidence : si Sylvie Cochet est élue conseillère départementale en mars prochain, elle sera légitimement candidate à … la démission.

 

La loi interdit en effet le cumul de plus de deux mandats locaux. Or madame Cochet est déjà conseillère municipale, et même adjointe, à Aix les Bains, depuis 2008. Elle est aussi conseillère régionale depuis 2010. En cas de victoire sur Aix Sud, elle devra donc démissionner de l’un de ses deux mandats déjà acquis. Ou refuser de prendre ses fonctions à l’assemblée départementale. Quelle que puisse être l’alternative qu’elle choisirait, cela se traduirait par une même réalité : celle de l’abandon et de la trahison envers ses électeurs. Mais là encore, elle pourra compter sur Dord pour ne surtout pas dénoncer cet abandon et cette trahison. D’autant moins que ça reviendrait à se planter un couteau dans le dos, puisque lui aussi a laissé tombé ses électeurs chambériens en 1998, en abandonnant ses fonctions de conseiller municipal d’opposition pour s’en aller vers des fonctions à la fois plus gratifiantes et plus rémunératrices.

 

 

Une candidature légitime sans l'investiture de l'UMP ?

Dans une interview récemment donnée à la presse locale, Dominique Dord a indiqué qu’il soutient Robert Clerc et Jean-Claude Loiseau, conseillers généraux sortants d’Aix Nord et Aix Centre. Et que sur Aix Sud, il soutiendra la personne qui bénéficiera de l’investiture de l’UMP. Comment faut-il interpréter cette dernière phrase où, vous l’aurez remarqué, Dominique Dord s’abstient clairement de citer le nom de Sylvie Cochet. Serait-ce à dire que la « parachutée de Tresserve » n’aurait pas encore reçue l’investiture de son parti pour briguer le poste de conseillère générale d’Aix Sud ? En tout cas, ça sent les tensions internes à plein nez. Et ça vient renforcer l’impression déjà forte que Sylvie Cochet n’est pas appréciée de tous au sein de la majorité UMP aixoise. Voila qui nous promet de belles luttes intestines dont on pourrait croire qu’elles étaient le domaine réservé du PS. Mais non, c’est juste qu’à l’UMP, il y a plus de discipline, que tout se passe dans le huis clos des cabinets feutrés, et que l’unité de façade n’y est pas un vain mot !

 

 

CochetDL16dec2010.jpg

L'article du DL du 16 décembre.

Fort opportunément, le journaliste du quotidien a oublié de questionner Sylvie Cochet

sur ses intentions en cas de victoire : lequel de ses 3 mandats abandonnera-t-elle ?

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