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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 07:45

LettreAix23.jpgLa lettre d’Aix les Bains n°23 de janvier 2011, qui vient de paraître, est un modèle du genre. Et même un exemple à suivre. Du moins pour qui entend embrasser la carrière politique, ou celle de chargé de communication.

 

Côté politique, ça démarre fort. Le député-maire figure bien évidemment à la une, et ses premiers mots sont percutants. En clair, non seulement ceux qui ne partagent pas son point de vue sur l’état du système de santé sur le bassin aixois ont tout faux. Mais en plus ils sont idiots et ils sont contre-productifs ! C’est ce qu’on appelle couper court à toute forme de débat. Une belle leçon à retenir : ne surtout pas hésiter à envoyer du lourd dès le début. Quitte à faire ensuite dans le plus subtil. Comme par exemple quand Dord et Beretti (son ex directeur de cabinet, actuel premier adjoint mais aussi directeur de la publication de La Lettre d’Aix les Bains) annoncent l’arrivée d’un scanner à l’hôpital pour fin 2011 ou début 2012. En oubliant de préciser que cette promesse là n’est pas tombée de la dernière pluie, et que ça fait plusieurs fois que Dord nous fait le coup.

 

Encore plus subtile, cette affirmation selon laquelle Dord « a lutté de toutes ses forces jusqu’au tout dernier moment » contre la fermeture de la maternité. Il nous semble qu’en fait cette phrase est presque juste. Elle ne contient qu’une toute petite erreur : le « jusqu’ » est simplement de trop. N’est-ce pas notre député-maire qui depuis des années n’a eu d’yeux que pour le projet de clinique privée à Drumettaz pour « sauver » la maternité ? Et ce sans jamais accorder la moindre chance à un projet public, qui aurait pu se monter en coopération avec l’hôpital de Chambéry. Et puisqu’on parle de Chambéry, voici le retour du lourd. En politique, il ne faut jamais hésiter à en remettre une couche. Figurez-vous donc que Dord n’hésite pas dire « qu’il faut se poser sans doute dès aujourd’hui la question de la coopération entre les centres hospitaliers d’Aix les Bains et de Chambéry ». A la vérité, il ne s’agit pas se poser « dès aujourd’hui » cette question. Pour la bonne et simple raison que d’aucuns, et ils sont nombreux, la posent depuis des années. Aujourd’hui, il faudrait plutôt y répondre. A vrai dire, il faudrait même déjà avoir des réponses. Mais on ne peut pas courir deux lièvres à la fois. Et entre être aux côtés d’un groupe privé pour un hypothétique projet qui n’avait qu’une infime chance de recevoir l’aval indispensable de l’ARS, et engager en amont une réflexion en profondeur sur la coopération entre Aix et Chambéry, Dord a clairement fait son choix tout au long de ces dernières années. Autre leçon à bien retenir donc : ne pas hésiter à se faire passer pour le précurseur des idées des autres, surtout quand pendant des années on a dénigré les idées en question.

 

Et puis bien sûr, ne pas oublier les autres fondamentaux. Comme les titres et sous-titres accrocheurs. Qu’il s’agisse de parler de « dynamique nouvelle », ou encore de « bonnes nouvelles ». Peu importe que cela corresponde ou non à la réalité : l’important c’est de le dire (de l’écrire), et de bien le mettre en évidence. Pour accrocher l’œil et marquer les esprits de ceux (la majorité) qui ne prendront pas la peine de chercher à vérifier si ce qu’on leur raconte relève du domaine de l’information ou de celui de la propagande. Et enfin, ne surtout pas oublier le petit coup de pouce au privé. Ici c’est la clinique Herbert qui a le droit à une pleine page de promotion dans une parution pourtant financée à 100% par l’argent des contribuables aixois. Dame, en politique, et peu importe le bord où on se situe, il faut bien aller chercher l’argent où il est.

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