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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 07:45

AnciensThermes.jpgTout vient à point à qui sait attendre. C’est en juillet 2010 que les élus municipaux avaient validé le principe du rachat des bâtiments des anciens thermes par la ville. Il aura fallu attendre 20 mois pour que cette décision produise ses effets, et que la ville soit effectivement propriétaire des lieux. « Un moment historique », ont commenté Dominique Dord et Hervé Gaymard, ne voulant pas perdre une occasion de prendre la parole, eux qui sont en pleine campagne électorale.

 

Un moment qui devrait surtout marquer l’entrée en vigueur de baux commerciaux entre la ville et les occupants de droit privé.

 

On pense bien évidemment à l’école Peyrefitte et à Valvital. La première bénéficiait jusqu’alors d’une convention d’occupation avec la ville, qui elle-même bénéficiait d’une convention avec l’Etat. Cette dernière étant rendue caduque par la vente des lieux à la ville, la convention avec Peyrefitte est elle aussi caduque. Et doit, comme cela était prévu, être transformée en bail commercial. Quant à Valvital, elle dit occuper les lieux moyennant le paiement d’un loyer à l’Etat. De quel montant et à quel titre (convention, bail) ? La société de Bernard Riac ne l’a jamais dévoilé. Ce qui est sûr c’est que quelle que soit la forme de son accord avec l’Etat, celui-ci est désormais également caduc du fait de la cession des anciens thermes à la ville. Là encore, la signature d’un bail commercial apparait comme la suite logique. Pour ne pas dire la seule suite possible.

 

On attend donc avec impatience la prochaine séance du conseil municipal. Qui devrait comporter à son ordre du jour l’instauration des dits baux commerciaux. Des baux qui ne sauraient se situer à un prix inférieur au prix du marché. Dans le cas contraire, la ville devrait justifier de l’écart de prix, et donc de l’avantage consenti aux deux sociétés occupantes. Ce qui impliquerait qu’elle ait au préalable lancé un appel à concurrence pour l’occupation des lieux. Lesquels pourraient bien intéresser plus d’une société de services. Prêtes à mettre un peu plus, voire le double de ce que paient les occupants actuels. Si on prend le cas de Peyrefitte, son loyer est de 10.000 euros par an pour 1.000 m². Soit 833 euros par mois. Un prix très attractif, très nettement en deçà de la valeur commerciale réelle des locaux. On imagine sans mal que nombre de sociétés implantées sur les bords du lac, dans la Cité de l’Entreprise, sauteraient volontiers sur une telle opportunité. Histoire de payer un loyer moindre. Ou, à loyer équivalent, de disposer d’une surface plus grande. Le tout en bénéficiant d’un accès à un internet haut débit bien plus performant.

 

La suite d’ici à la fin du mois de mars. Quand le maire aura enfin trouvé un peu de temps dans son agenda chargé de député en campagne électorale, pour enfin réunir le conseil municipal.

 

 

LE MOT DE LA FIN

Vous pensez que les locaux des anciens thermes ne sont pas susceptibles d'intéresser des entreprises à cause des problèmes posés par la nécessité de créer de nouveaux emplacements de stationnement ? Détrompez-vous. En contrepartie d'un loyer aussi bas que celui consenti à Peyrefitte, on connait au moins un investisseur prêt à venir ... investir les lieux. Quitte à devoir s'acquitter de la taxe municipale pour les places de stationnement manquantes. Et puis, comme nous l'a fait remarquer le dit investisseur, quand l'école Peyrefitte s'est implantée dans les anciens thermes, elle n'a créé aucune nouvelle place de stationnement. Alors il ne voit pas très bien à quel titre la municipalité exigerait aujourd'hui de lui ce qu'elle n'a pas cru bon devoir imposer à l'école d'esthétique.

 

A la Chambotte, le Dord président de la CALB vient de se faire botter les fesses par un investisseur qui estime avoir été lésé. S'il n'y prend garde, il se pourrait bien que l'histoire se répète pour le Dord maire d'Aix les Bains dans les anciens thermes. C'est tout l'inconvénient d'envoyer l'ascenseur un peu trop souvent. On s'attend à un retour du même tonneau, et c'est une manivelle qui revient !

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