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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 07:45

 

FALLAIT OSER !


http://img.over-blog.com/550x360/2/21/27/07/2010-01/SAURRentabilite.jpgLors de la réunion de quartier à l’école Saint Simond le 14 octobre dernier, une personne de l’assistance demande si, au moment de la fin du contrat d’affermage de la SAUR en 2018, la ville ne pourrait pas étudier le retour en régie municipale pour la gestion de l’eau. Question pertinente s’il en est, puisque de nombreuses communes abandonnent la gestion confiée au privé, et font mieux pour le même prix, quand ce n'est pas moins cher. Réponse un peu emberlificotée de Dord, style « faut voir, pourquoi pas, ça risque de coûter plus cher … ». Et le maire d’ajouter que l’éclairage public de la ville sera bientôt privatisé.

Répondre à une question en forme de souhait sur le retour de la gestion de l’eau en régie municipale par l’annonce de la privatisation de l’éclairage public, il fallait oser ! Si Dord est encore maire en 2018, les aixois savent déjà à quoi s’en tenir : les chances pour que la gestion de leur eau redevienne publique sont à peu près les mêmes que celles d’un athlète cul-de-jatte de passer sous la barre des 10 secondes au 100m !

 

A lire ou relire à propos de l'eau et de la SAUR, cette histoire de fuites : Histoire d’eau : un député-maire, quelques fioles et pas mal de cruches

 

 

 

LA CALB VA (ENFIN) LANCER SON PLAN CLIMAT-ENERGIE


La législation fait obligation aux collectivités territoriales d''instaurer un plan climat-énergie avant la fin 2012. La CALB n'échappe pas à cette obligation. Les élus à sa tête (Dord, Loiseau, Clerc, Casanova ... etc) viennent d'annoncer sans rie que la CALB lancera son plan dès 2011. Dès 2011 ? Ils voulaient sans doute dire seulement en 2011. A titre de comparaison, Chambéry Métropole a défini la première mouture de son plan climat-énergie dès 2009 (là on peut dire dès). Ce qui fait qu'aujourd'hui la collectivité chambérienne n'en n'est plus à bâtir un plan dans l'urgence pour se conformer à une obligation légale, mais à poursuivre sa mise en oeuvre et à atteindre les objectifs fixés, au travers d'actions et de réalisations concrètes. Comme par exemple pour le chauffage urbain (lire par ailleurs Energies renouvelables : en une seule opération, Chambéry fait 16 fois mieux que le « plan ressources et climat » aixois de tout un mandat ).

 

En résumé, d'un côté (Chambéry Métropole) une politique volontariste qui anticipe sur les obligations, prend en compte au plus tôt les problématiques liées aux énergies et au climat, et agit concrètement. De l'autre côté (CALB), des élus attentistes qui ne se lancent dans ce plan que forcés et contraints par la loi. L'avenir d'Aix les Bains et de son territoire ne se déciderait-il qu'à coups de lois ?

 

 

 

SYLVIE COCHET TROUVE LA MAJORITÉ RÉGIONALE TROP COMPLIQUÉE 


Elue conseillère régionale en mars dernier, Sylvie Cochet, adjointe à la mairie d’Aix, se retrouve dans la minorité régionale. Pour elle, « la gauche à la Région est en permanence dans la procédure. Tout est extrêmement compliqué ». Il est vrai que ça doit la changer de ses expériences dans les majorités municipales à Tresserve puis à Aix les Bains. A Aix, tout est effectivement bien plus simple. Les débats du conseil se limitent à quelques questions posées par les minorités et à de grands soliloques du maire qui y monopolise le temps de parole sur les sujets importants. Quant aux élus de la majorité, ils votent quasiment toujours tous comme un seul homme, et surtout comme on leur a dit de voter. Exception faite des deux élus Modem (Marina Ferrari et Jean-Jacques Mollie) qui de temps à autre expriment leur désaccord.

Et puis à Aix les Bains on ne s’embarrasse pas de procédures. Le maire n’hésite ainsi pas à faire voter deux délibérations pour allouer la subvention annuelle de l’OTT … ce qui revient à allouer à l’OTT non pas une mais deux subventions annuelles. Il n’y a bien que des procéduriers pour trouver quelque chose à redire au fait que la majorité municipale vote 6 millions de subventions à l’OTT au lieu de 3 millions. Et il n’y a guère que ces mêmes procéduriers pour s’émouvoir (apparemment il faut dire « chipoter ») parce que la délibération en question comporte 51.000 euros d’écart entre la présentation détaillée (qui n’en n’est pas un) et la présentation globale. 51.000 euros, à peu près le salaire versé à l’ancien directeur de l’OTT, aujourd’hui chargé de mission à mi-temps auprès de ce même OTT. Une mission au demeurant on ne peut plus floue. Sans parler du fait que pour le même salaire, l’OTT pourrait employer un cadre à plein temps.

Mais pour Sylvie Cochet, tout ça c’est sans doute simple et pas procédurier du tout. Elle pourrait aussi ajouter que c’est abracadabrantesque !

 

 

COMBIEN VALENT LES THERMES CHEVALLEY 


 

DL-EstimationDordThermes.jpg

Les thermes Chevalley, uniques survivants des ex thermes nationaux privatisés, sont à vendre. L'état a fait paraitre l'annonce au journal officiel début octobre. Sans indiquer de prix. Alors qu'on ne lui demandait rien, Dominique Dord a cru bon de ramener sa fraise sur le sujet lors du conseil du 18 octobre. Conseil où pourtant aucun point de l'ordre du jour ne concernait les thermes. Résultat de l'estimation faite par Dord : les thermes Chevalley vaudraient entre 1 et 4 millions d'euros (voir ci-contre extrait de l'article du Dauphiné Libéré). Seulement 4 millions d'euros (valeur maximale) pour un des établissements thermaux parmi les plus modernes d'Europe (dixit Dord en 2007) ? La plaisanterie est de mauvais goût. A moins que cette année le 1er avril ne tombe en octobre ? La valeur réelle des thermes Chevalley, de ses 3 unités de soins parmi les plus modernes d'Europe (toujours dixit Dord en 2007), de ses parkings souterrains et de surface, de ses 40.000 m² de terrains dont une bonne partie encore libres de construction mais constructibles, de ses sources thermales ... etc, est sans doute plus proche des 40 voir 60 millions que des 4 !

 

Mais à quel jeu joue donc Dord en annonçant un chiffre aussi ridicule ? Chiffre dont on se demande bien au demeurant sur quels fondements il est basé. Prenons un simple exemple. Une place de parking a proximité du centre ville se négocie aux alentours de 10.000 euros. Le parking situé juste au-dessus des anciens thermes, donc à quelques hectomètres du centre ville, compte environ 150 places. Sa seule valeur peut donc être estimée à 1,5 millions d'euros !

 

Quant à la fourchette qui va de 1 à 4 millions ... vous vous imaginez entrer chez votre boulanger préféré, demander combien coûte une baguette, et vous entendre répondre "entre 1 et 4 euros" !?

 

 

 

FAUSSE JOIE


FausseJoie.jpgFausse joie pour les lecteurs de l’Hebdo des Savoie du 7 octobre. En page 22 ils ont pu découvrir ce gros titre : Dédé prend sa retraite. Celles et ceux qui ont aussitôt sabré le champagne pour fêter comme il se doit le départ en retraite du député-maire-président-trésorier Dominique Dord, alias Dédé, en ont été pour leurs frais. Le Dédé qui prend sa retraite, ce n’est pas lui, mais le fondateur du Caveau du Vigneron à Saint Félix.

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commentaires

S
<br /> <br /> On pourrait vu la loi de 1995, si la volonté était là, demander le retour de gestion en régie à partir du 3 février 2015...<br /> <br /> <br /> La situation d'Aix est peut-être un peu différente, mais il faudrait creuser la question :<br /> <br /> <br /> http://www.acme-eau.org/L-agglomeration-de-Montbeliard-presidee-par-pierre-Moscovici-evince-Veolia-de-la-gestion-de-son-eau-grace-a-la_a2644.html<br /> <br /> <br /> Questions parmis d'autres à creuser :<br /> <br /> <br /> - le prix de l'eau à Aix ? à comparer avec d'autres communes... Quelle baisse possible d'envisager pour les usagers en cas de retour en régie : 10% ?<br /> <br /> <br /> - Y-a-t-il eu le versement d’un «droit d’entrée» en 1988 par la SAUR à la ville d'Aix ou à la CCLB (ex-CALB) ? Pratique courante à l’époque mais rendue illégale par la loi Sapin du 29 janvier<br /> 1993 relative à la prévention de la corruption et à la transparence de la vie économique.<br /> <br /> <br /> <br />
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