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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 07:45

Quand la grenouille du casino veut se faire plus grosse que le bœuf


Splendide ! Epoustouflant ! Magnifique ! Bravo, non, bravissimo ! A en croire le rapport de synthèse du prochain conseil municipal mis en ligne par la mairie il y a quelques jours, nos élus peuvent compter une belle réussite à leur actif. Ils sont en effet parvenus à négocier un contrat avec Paul Burnet pour le renouvellement de délégation de service public (DSP) pour l’exploitation des jeux d’argent dans le casino du centre ville. Et tenez vous bien, ce contrat prévoit que le casino va investir près de 15 millions d’euros durant les 15 prochaines années de sa DSP. Très exactement 14,7 millions d’euros. Sans qu’il soit précisé s’il agit d’investissements HT ou TTC. Un détail » qui se chiffre tout de même à près de 2,5 millions de TVA si les 14,7 millions sont TTC. 2,5 millions de TVA que la SA du Cercle pourra bien évidemment récupérer auprès de l’état et qui sont donc autant d’argent en moins à sortir de ses caisses bien remplies.

 

On peut également s'attarder sur la nature des investissements que la SA Casino Grand Cercle « s’engage » à réaliser (voir plus loin pour une explication des guillemets). En pratique, seuls 3,7 millions concernent indirectement la ville, puisqu’il s’agit d’investissements à réaliser dans le théâtre. On rappellera pour mémoire qu’au titre de son précédent contrat de DSP entré en vigueur en 2001, la SA du Cercle s’était « engagée » à réaliser 2 millions d’euros de travaux dans le théâtre. Elle ne l’a pas fait, étant même très très très loin du compte. Quelles pénalités la ville lui a-t-elle infligées pour non respect de cette obligation contractuelle ? On vous le donne en mille : AUCUNES ! C’est dire si le nouvel « engagement », qui double la mise par rapport à 2001, passe pour un mauvais ersatz de promesse électorale. Vous savez ces promesses qui viennent surenchérir sur celles de la précédente élection qu’on n’a pas tenues. D’autant plus qu’une nouvelle fois, aucunes pénalités ne sont prévues en cas de non respect de cet « engagement ».

 

Quant aux 11 millions restants, ils concernent le fonctionnement interne du casino. Une partie devrait aller à l’entretien et aux aménagements intérieurs du casino. Dont les bâtiments appartiennent à la SA Casino Grand Cercle, faut-il le rappeler. Le reste, la majeure partie, devant être consacré au renouvellement et à l’achat de nouvelles machines à sous. Alors, présenter aux élus et au public un rapport annonçant 14,7 millions d’investissements, c’est vraiment se moquer du monde. Car ¼ seulement de ces investissements sont consacrés, indirectement, à la ville. Mais c’est ainsi que la grenouille du casino se fait plus grosse que le bœuf. Avec la bénédiction à venir sans réserve de tous les élus de la majorité, n’en doutons pas.

 

 

Frugier sauve la « ferme du golf » des griffes de la CALB !


Lors du débat au conseil municipal le 28 mars dernier, concernant la vente de la ferme « Ferme Balmont Cadoux », l’opposition de gauche a demandé pourquoi la vente s’opérait de gré à gré entre la ville et un seul acheteur, sans mise en concurrence. Pour éviter que la CALB n’exerce son droit de préemption comme 2 ans plus tôt et ne fasse rien du bâtiment, répond en substance Michel Frugier ! On croit rêver.

 

Petit rappel. La majorité municipale aixoise dispose de 22 des 23 sièges aixois à la CALB, sur les 46 que compte le conseil communautaire. Il ne lui manque donc qu’une seule voix pour être assurée de faire passer toutes les décisions qu’elle veut, et pour écarter celles dont elle ne veut pas. La voix du président étant en effet prépondérante en cas d’égalité, et le président de la CALB étant Dord en personne. Qui plus est, on voit mal des élus comme Loiseau (Tresserve) ou Clerc (Grésy) voter contre l’avis de Dord. On a vu comment l’élection du président s’est passée en 2008, avec les réunions à huis clos, les votes à blanc, les pressions amicales, et les distributions de postes. En clair Dord dispose d’une majorité garantie à la CALB. Le risque de voir cette dernière préempter un bien sans son aval est donc nul. Il faudrait donc que Frugier trouve une explication un peu plus crédible au fait que la ville se soit abstenue de lancer un appel à concurrence pour la vente de la ferme du golf.

 

 

C’est parti pour les travaux de la future nouvelle « péniche »


C’est ce qui s’appelle démarrer juste à temps. Le permis de construire accordé à la Sollar pour la construction d’un immeuble sur le site de l’ancienne « péniche » expirait en effet ce printemps. Après avoir longtemps retarder le démarrage des travaux, le promoteur n’avait plus le choix : il fallait attaquer le chantier, sous peine de perdre le bénéfice  de son permis de construire.

 

Les travaux ont donc démarré. Mollement. Remarquez, pas sûr que les futurs occupants des logements soient vraiment pressés d’emménager dans l’immeuble en question. On ne peut pas dire que le cadre soit d’exception. Certes le lac est tout près. Mais il faut supporter les odeurs du Mc Do, ainsi que le bruit des 20.000 voitures et camions qui passent sur le RD1201 tous les jours. Sans parler des fêtards du casino dont les sorties à minuit passé sont souvent tout sauf discrètes. Et avec en prime une antenne relais de téléphonie mobile en prise directe à moins de 100 mètres.

 

Allez savoir pourquoi, mais la mixité sociale n’est pas au programme ici : que des logements sociaux. Pas d’appartements de standing ni de programme en loi Scellier.

 

Photo du chantier prise le 8 juin

ChantierPeniche.jpg

 

 

Participation massive ?


« Les citoyens participent massivement aux scrutins quand il s’agit de l’élection présidentielle et surtout, de l’élection municipale ». Cette belle déclaration, on la doit à Myriam Auvage, adjointe au maire d’Aix les Bains, lors du conseil du 28 mars dernier. Petit rappel de l’abstention aux élections municipales de 2008 à Aix les Bains : 41,25%. Soit plus de 2 électeurs sur 5. On conçoit bien qu’il est plus glorifiant, quand on a gagné une élection, de considérer que la participation des électeurs à été massive. Mais dans le cas présent, il faut quand même une sacrée dose de mauvaise foi pour transformer plus de 40% d’abstentionnistes en quantité négligeable. La même dose de mauvaise fois qu’il faut pour clamer qu’avec seulement 35% des voix des électeurs inscrits, la liste vainqueur aurait été plébiscitée (sic).

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