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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 07:45

La réunion de quartier à l’école de Franklin le 8 novembre dernier a été l’occasion d’un brève mais intense passe d’armes entre les élus d’Aix Avenir et le maire, sur le thème du logement social. Thème évoqué par Fatiha Brunetti et Denis Delage-Damont lors de lors intervention. Mais c’est au moment ou Dominique Dord a répondu à Christian Serra que le ton est monté.

 

Pour Dominique Dord, dire, comme le fait Aix Avenir, que l’on peut faire du logement social sur l’ilot Victoria, est un non sens. Car d’après lui la ville n’est pas propriétaire des terrains. La ville en possède 80% rétorque Christian Serra. On passe sur la petite passe d’armes qui s’en est suivie entre les deux élus, pour s’intéresser au fond. Sur le fond, ils ont apparemment raison tous les deux. Serra avance que la ville possède 80% du foncier, et Dord ne l’a pas contredit sur ce point. Ce doit donc être vrai. Et comme Aix Avenir a travaillé en 2008 sur un projet global pour le réaménagement du secteur, on imagine qu’ils avaient bien creusé la question. Quant à Dord, il a aussi raison en avançant que la ville n’est pas propriétaire du foncier. Certes, il faudrait préciser de tout le foncier, mais c’est presque un détail. Mais pas tout à fait un détail non plus.

 

On s’explique. Le long du boulevard Wilson et de la voie ferrée, à la place de l’ancien parking public gratuit dont l’accès a été condamné par la mairie il y a plusieurs mois, la municipalité projette la construction d’une opération immobilière comprenant des logements sociaux, ainsi que des commerces et des bureaux. Pour ce faire, après pas mal de tergiversations, la ville a finalement cédé les terrains correspondants à la société SOLLAR (conseil municipal du 28 juin 2010 – voir extrait de la délibération ci-dessous).

 

 VenteWilson28juin2010.jpg

 

Or il se trouve qu’il n’y a pas si longtemps que cela, la ville n’était pas propriétaire des terrains qu’elle a vendue en juin dernier. On veut dire par propriétaire en totalité. Comme dans le cas de l’ilot Victoria. Ainsi, pour permettre la réalisation de l’opération projetée, la ville a acquis, par décision de son conseil municipal en date du 8 mars 2007, 578 m² de terrains appartenant à Réseau Ferré de France (RFF). 578 m², soit à peu près 15% de la surface totale du terrain concerné par le projet.

 

En clair, pour l’opération du boulevard Wilson, la ville n’était propriétaire que de 85% du foncier. Et dans ce cas précis, elle a su faire l’acquisition des terrains dont elle n’était pas propriétaire, de façon à rendre l’opération possible. Alors pourquoi diable ce qui a été possible boulevard Wilson ne le serait-il pas aussi avenue Victoria ?

 

On peut ajouter à cela que pour l’opération du boulevard Wilson, la ville a aussi pris à sa charge les frais de dépollution des terrains, soit 182.500 euros. Elle a aussi payé la démolition du poste d’aiguillage pour près de 110.000 euros. Et dans le cadre du premier montage avec la société ICADE, les élus de la majorité étaient prêts à accorder à cette dernière une remise de 463.500 euros sur le prix de cession du droit à construire de la ville. Alors que Dominique Dord et ses colistiers ne veulent pas entendre parler d’un projet sur l’ilot Victoria, c’est leur droit. Mais qu’ils ne viennent pas nous dire que ce serait impossible à réaliser au seul motif que la ville n’est pas propriétaire de la totalité des terrains.

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Published by Aix Hebdo - dans Logement
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