L’an dernier, à peu près à pareille époque, nous avions attiré l’attention de nos lecteurs sur le triste spectacle qui s’offrait aux yeux des promeneurs et des touristes
sur le tout nouveau tout beau cap des Séselets (photo ci-contre). Si cet article vous a échappé, vous pouvez le lire en cliquant ici.
Rappelons qu’en cet endroit, les berges du lac ont fait l’objet de toutes les attentions des élus locaux. Les aménagements qui y ont été réalisés se veulent même être un modèle de développement durable. Sans que l’on comprenne très bien le sens de cette formule, appliquée à la réalisation d’un chemin goudronné au ras de l’eau. Il n’en demeure pas moins que se promener au plus près du lac, que ce soit à pied, à vélo ou en roller, c’est plutôt agréable. En tout cas mille fois plus que le long de la route départementale toute proche, avec ses 22.000 véhicules par jour (et par nuit !).
A l’instar de tous les lieux qui attirent du monde (et Dieu sait s’il y en a à cet endroit quand la météo est de la partie), les berges du lac sont inévitablement victimes de la connerie humaine. Il eut sans doute été plus correct d’écrire « bêtise humaine » au lieu de « connerie humaine ». Mais le terme « bêtise » ne nous semble pas assez fort pour le cas présent. Lequel peut se résumer ainsi : les poubelles débordent, et le plaisir de la promenade est gâché par la vue de détritus jonchant la piste cyclable et les pelouses, tout ça parce que quelques sombres crétins hominidés préfèrent se débarrasser sur place de déchets qu’ils pourraient sans mal remporter chez eux, ou en tout cas vers des poubelles disposant encore de place pour les recevoir. Mais il en va ainsi d’une partie de l’espèce humaine (laquelle partie doit pouvoir être amputée de son qualificatif sapiens) : ses représentants sont capables de porter des sacs et des emballages pleins, mais ils sont incapables de remporter les mêmes sacs et emballages une fois ceux-ci vidés de leur contenu !
Cette triste vérité ayant été réaffirmée, voyons un peu ce que nos élus ont imaginé pour essayer de trouver une
solution au problème. Difficile d’éradiquer les fauteurs de trouble, semeurs de détritus. D’autant que ce sont aussi des électeurs potentiels, qu’il faut donc aussi choyer un peu malgré tout.
D’autant plus qu’un électeur con, c’est plus facile à séduire qu’un électeur intelligent. Bref, puisqu’il semble difficile de s’attaquer à la source du problème (cela nécessiterait des années
d’éducation à faire ou à refaire), nos élus ont choisi d’augmenter la capacité des poubelles du site. Ce qui en soit n’est pas totalement idiot, loin s’en faut. Mais, à défaut de pouvoir faire
mieux, si l’idée est plutôt bonne et constitue un pis-aller acceptable, on peut franchement s’interroger sur la qualité de sa réalisation. Dans ce secteur touristique, censé inviter à la
promenade, à la détente, à la contemplation, un aménagement digne de ce nom semblait être le minimum syndical. Ici, c’est à peine le strict minimum qui a été fait. Jugez par vous-même sur pièce
(photo ci-contre) : un simple bac à ordures en plastique attaché à la poubelle existante au moyen d’une chaine rouillée.
Quand on pense qu’à quelques kilomètres de là, les mêmes élus (ou presque) ont décidé de dépenser 700.000 euros de deniers publics pour créer (sic) un chemin qui existait déjà, on se demande bien quelle logique préside à tout cela ! Peut-être la logique floue, chère au cœur de nombre de mathématiciens.
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