Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 14:46

Une zone de non droit. L’expression est d’un emploi fréquent dans les médias depuis quelques années. Généralement, elle est usitée pour désigner un pays où sévit une guerre civile. Ou encore des quartiers dits sensibles. A Aix les Bains, chaque année, un quartier devient, plusieurs jours durant, une zone de non droit.

 

Pourtant, il ne s’agit pas d’un quartier sensible. Loin de là. Ce serait même tout le contraire. Puisque, d’après la municipalité, c’est un quartier, pardon, c’est LE quartier qui marquerait le mieux la renaissance et le renouveau présumés d’Aix les Bains. Un quartier où se mêlent logements sociaux et résidences haut de gamme censées attirer la riche clientèle suisse. Un quartier très prisé des touristes, proximité du lac oblige. Un quartier où les nouveaux aménagements touristiques et de loisir se succèdent, pas toujours du meilleur goût soit dit en passant. Oui, on est bien loin de l’image d’un quartier dit sensible sur les bords du lac, du Grand Port au Petit Port en passant par Choudy et autres. Et pourtant, c’est bien ce quartier qui, plusieurs jours durant, aux alentours du 14 juillet (pourtant jour de fête nationale), devient une zone de non droit.

 

Avec des infractions commises en grand nombre. Les auteurs de ces (mé)faits sont connus. De tous, et pas seulement des services de police. Ce sont même des récidivistes, puisque cela fait maintenant 10 ans que le phénomène se reproduit chaque année à pareille époque. Mais rien n’y fait. Ni les plaintes des riverains, ni le ras-le-bol exprimé de plus en plus fort par une bonne partie de la population.

 

Il faut dire que les coupables bénéficient d’une impunité totale. Les forces de police se déclarent impuissantes à mettre un terme à leurs agissements. Aux personnes qui les appellent pour leur demander d’intervenir, elles se contentent de faire part de leur impuissance, et souhaitent « bon courage » aux plaignants. Ajoutant parfois « tenez bon il n’y en a plus que pour 2 jours ». Quant aux autorités politiques locales, elles accordent leur bénédiction aux auteurs récidivistes des (mé)faits. Pire, elles vont même jusqu’à subventionner leurs agissements, en leur versant chaque année plusieurs centaines de milliers d’euros prélevés sur les impôts payés par les habitants. Encore pire, elles apportent leur concours en nature, par exemple en mettant du personnel à disposition.

 

Nous reviendrons lundi plus en détail, et en images, sur ces agissements.

 

 

MUSILAC / ANNECY 2018, MÊME COMBAT !

Peuple.jpgLe parallèle entre Musilac et Annecy 2018 est intéressant à faire. D’un côté comme de l’autre beaucoup d’argent en jeu. D’un côte comme de l’autre les mêmes cachoteries sur les comptes. D’un côté comme de l’autre une minorité, emmenée par quelques élus, qui imposent à la collectivité, sans la moindre concertation, qui une candidature pour l’organisation des JO, qui un festival pop-rock. D’un côté comme de l’autre, un soutien populaire très faible. D’un côté comme de l’autre, une communication à sens unique où il est interdit d’exprimer un avis défavorable. Seule différence, il ne se trouvera hélas aucun CIO pour mettre un terme à « l’aventure » Musilac. Là, c’est aux aixois d’agir par eux-mêmes.

Partager cet article

Repost 0
Published by Aix Hebdo - dans Musilac
commenter cet article

commentaires

Aix Hebdo en mode pause

L'équipe d'Aix Hebdo s'offre une pause sabbatique. En attendant notre retour en ligne, nous vous invitons à suivre l'actualité locale sur ces deux sites (cliquez sur les images pour accéder aux sites).

LogoAJ  LogoAI