Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 07:45

Avertissement : cette revue de presse ne se prétend ni exhaustive, ni objective. Elle prétend juste vous aider à poser un autre regard sur l'actualité locale. Si vous voulez vous faire votre propre opinion, achetez les journaux cités, et lisez-les. Sans oublier de consulter également les sites d'information en ligne sur internet. La biodiversité sied aussi à l'information.

 

 

Telerama28jan2012.gifTélérama du 28 janvier
Une fois n’est pas coutume, cette revue de presse à tendance plutôt locale débute par une parution nationale. A savoir Télérama. L’hebdo télé qui ne rend pas les programmes moins inintéressants, mais qui vous donne à lire et à réfléchir. Avec notamment au menu un entretien avec Pascal Canfin, député écologiste européen, auteur du livre « Ce que les banques vous disent et pourquoi il ne faut presque jamais les croire ». Prenez le temps de lire ces quelques lignes dans Télérama. Pour découvrir, entre autres, le gouffre qui existe entre le discours de façade de Sarkozy sur la moralisation de la finance, et l’action de la France au sein de l’UE. Ou pour vous aussi vous poser la question « qui tue » : de quelles compétences et de quelle légitimité les analystes de Standard and Poor’s se prévalent-ils quand ils se permettent de dire aux citoyens français qu’ils ne doivent pas partir à la retraite à 60 ans ?

 

 

Hebdo26jan2012.jpgL’Hebdo des Savoie du 26 janvier
Le journal aixo-rumillien propose à ses lecteurs une longue interview de Pascal Peller, l’adjoint aux quartiers (sic) de la municipalité Dord. Rien de bien transcendant dans les propos de l’intéressé. Peu ou prou, il redit les mêmes choses qu’il avait déjà dites lors de son entrée en fonction il y a presque une année. A noter quand l’effort incommensurable déployé par l’adjoint pour ne pas prononcer le terme de « conseils de quartiers ». Pourtant, la totalité des idées ou projets avancés par Pascal Peller auraient toute leur place au sein de telles structures. Des conseils de quartiers que tous les acteurs de la cité avaient appelés de leurs vœux au cours du précédent mandat. Au point d’avoir été inscrits au titre d’action prioritaire dans l’Agenda de la ville en 2006. Un agenda qui était le fruit d’un travail de longue haleine, ayant impliqué élus, personnels municipaux, acteurs économiques, associations et simples citoyens. Seulement voila, ces conseils, Dord n’en veut pas. Parce qu’il a peur de perdre le contrôle. En 2010, les écolos du coin avaient fait tout un battage autour de la mise en place de ces conseils. Dord les avait rabroué, parfois vertement. Du coup, voila aujourd’hui son adjoint aux quartiers en bien fâcheuse posture. On sent qu’il a envie de faire des choses, et que ces choses se feraient mieux si des conseils de quartiers existaient. Mais comme le boss leur a fermé, et même claqué la porte, la situation est dans une impasse. Allez monsieur Peller, un peu de patience. On est prêt à parier quelques économies sur le fait que Dord retournera sa veste pour les prochaines élections municipales.

Autre interview, celle de Renaud Beretti. Non pas avec sa casquette de premier adjoint, mais avec celle de président de l’UPA. Remarquez, les deux casquettes se confondent aisément, puisqu’on rappelle que l’UPA est une association de soutien à la politique conduite par Renaud Beretti. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Comme à l’accoutumée, le président-adjoint nous refait le coup de l’UPA association soit disant apolitique. Un classique, qui ne trompe plus personne.

Peut-être vous souvenez-vous que fin 2009, Beretti avait lancé l’idée de la vidéosurveillance dans les rues aixoises. Et qu’à cette occasion, il avait appelé de ses vœux un grand débat, serein, décrispé et dépassionné. En tant que 1er adjoint et initiateur du projet, il avait toutes les cartes en main pour que ce débat ait lieu. Qu’il soit public. Et qu’on y entende différents sons de cloches. Et bien pour Beretti, ce débat aurait bel et bien eu lieu. Si si ! Sans rire. Le hic, c’est que le « débat » en question s’est cantonné à une soirée de l’UPA, à laquelle n’étaient invités que des membres de l’association, et où les orateurs présents étaient tous des partisans de la vidéosurveillance. Remarquez, on ne peut pas dire que Beretti n’ait pas exaucé son propre vœu. Dans le fond, il n’avait jamais parlé d’un débat … contradictoire.

 

 

 

Essor26jan2012.jpgL’Essor Savoyard du 26 janvier

Justine Louis, un temps éloignée du journal pour cause de congé maternité, marque une nouvelle fois son retour. Après un article fort intéressant la semaine dernière sur les parents qui choisissent d’éduquer eux-mêmes leurs enfants plutôt que de les envoyer à l’école, la jeune journaliste récidive avec un article de la même veine sur la prostitution. Une prostitution de plus en plus présente, et surtout visible, aux alentours de Villarcher et du campus de Technolac. On regrettera juste qu’elle n’ait pas plus creusé le sujet de la vidéosurveillance des lieux. Une idée avancée par Luc Berthoud, maire de La Motte Servolex, et dont on ne saisit pas très bien l’objectif. Nul besoin en effet de caméras pour établir le « flagrant délit ».

L’Essor revient, dans sa rubrique « Aix’Pressions », sur le dernier raout en date de Dord. Organisé comme il se doit au casino, les sympathisants du député-maire sont parait-il restés sur leur faim. Les petits fours faisaient défaut ? Non, mais l’invité vedette de la soirée, qui en était aussi l’organisateur, n’a rien dit à propos de sa candidature aux prochaines législatives. Mais quand donc la presse locale arrêtera-t-elle de se faire la complice de ce mauvais jeu de communication politique ? Tout le monde sait qu’il n’y a aucun suspens, et que Dord sera candidat à sa propre succession en juin prochain. Et la rédaction de l’Essor devrait le savoir mieux que personne. Puisqu’au mois d’avril dernier, répondant à un de ses journalistes, Dominique Dord avait dit clairement et sans ambiguïté qu’il serait candidat.

A part ça, Sylvie Cochet nous fait des révélations fracassantes sur la poursuite de l’aménagement du Grand Port. Du gros, du lourd, du solide. Du scoop de première ! Mais on vous en a déjà longuement parlé (lire par ailleurs).

Pour en terminer avec l’actualité aixo-aixoise vue par l’Essor, signalons ce « coup de gueule » du Père Pichon à propos du parking de l’église Notre-Dame en centre ville. Un parking qui n’est pas public, mais que dans les faits les aixois considèrent comme tel. Il faut dire que la présence d’horodateurs de la ville prête à confusion non ? Si ce parking n’est pas public, pourquoi est-il équipé d’horodateurs municipaux ? Et pourquoi est-il répertorié comme parking public sur les plans de stationnement de la ville ?

Quant à l’agglo (la CALB), elle est parait-il en « vigilance orange sur sa comptabilité ». Pour cause de crise financière mondiale. Vous savez, cette crise dont le député-maire-président du coin nous annonçait la fin en 2010. Le voila qui avoue aujourd’hui piteusement « n’avoir aucun point de repère dans le temps ». Dommage que la presse locale ne se décide pas à creuser un peu plus le sujet. La crise financière existe, certes. Elle devrait entrainer une baisse de 300 à 400 K€ de la dotation de l’état à la CAB, certes. Mais y a-t-il franchement de quoi mettre les comptes de l’agglo dans l’orange, voire dans le rouge ? Le budget annuel des recettes de fonctionnement de l’agglo, c’est à peu près 50 M€. 300 ou 400 K€ de moins, cela ne fait donc même pas 1% de baisse sur ce budget. On a vraiment l’impression que Dord et ses acolytes dramatisent cette micro-baisse à l’extrême, histoire de mieux se mettre en valeur. Façon « regardez comme on est des bons gestionnaires malgré les conséquences dramatiques de la crise ».

Mais si les comptes de la CALB sont dans l’orange, il faut peut-être en chercher l’origine ailleurs que dans la crise. Comme par exemple dans ces travaux forts chers qu’elle fait réaliser. Comme les 2 M€ prévus pour le centre nautique et qui sont devenus 5 M€. Ou comme le 1,2 M€ du restaurant de la Chambotte, que la CALB ne devait qu’avancer à la CCCA, et qui s’est transformé en 2,5 M€ dont les ¾ à la charge des contribuables de la CALB. Ou comme les 4 M€ du futur nouveau bassin à barques du Tillet. Un nouveau bassin qui présentera la caractéristique notoire de ne pas créer le moindre anneau supplémentaire. Ce qui n’empêche pas le président de la CALB de souligner « qu’il manque toujours beaucoup d’anneaux aux ports ». Il y en a qui ne craignent vraiment pas la contradiction. Les ports du lac manquent de places, la comptabilité de la CALB est en vigilance orange, mais son président est très content de dépenser plusieurs millions d’euros pour créer un nouveau bassin portuaire qui n’ajoute pas le moindre anneau supplémentaire.

Partager cet article
Repost0

commentaires