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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 07:45

Avertissement : cette revue de presse ne se prétend ni exhaustive, ni objective. Elle prétend juste vous aider à poser un autre regard sur l'actualité locale. Si vous voulez vous faire votre propre opinion, achetez les journaux cités, et lisez-les. Sans oublier de consulter également les sites d'information en ligne sur internet. La biodiversité sied aussi à l'information.



LaVieNouvelle2fev2012.jpgLa Vie Nouvelle du 2 février
Vous pensiez que si la chirurgie a fait depuis peu son retour à l’hôpital d’Aix les Bains, après plus de 10 ans d'absence, c’était grâce à l’action du député-maire de la ville, et à ses appuis aux plus hauts niveaux de l’Etat (sic) ? Il faut dire que l’intéressé a fait un peu tout pour vous amener à le penser. Eh bien non ! Si la chirurgie (uniquement ambulatoire) a réinvesti Aix, ce n’est que pour des questions logistiques. Les blocs opératoires de Chambéry sont en effet saturés. D’où la réouverture aixoise pour les désengorger. C’est aussi simple que cela.

La Vie Nouvelle revient aussi sur LA signature de LA convention du siècle. Celle passée entre ERDF et Aix les Bains (lire par ailleurs). Que voulez-vous, un communiqué de presse, c’est un communiqué de presse. Et quand il vient du député du coin, il ne se refuse pas. Et tant pis si la convention en question n’a pas la moindre importance, et si elle n’est que la énième signée entre ERDF et une commune. D’après Dord, il parait que cette convention « améliore les relations avec l’administration ». Pas sûr que le battage médiatique fait autour de ce non évènement, et qui fleure bon la précampagne électorale, améliore l’image que les citoyens ont des politiques.


Hebdo2fev2012.jpgL’Hebdo des Savoie du 2 février
Après y avoir lu l’interview de la commissaire de police d’Aix les Bains, vous ne serez plus sûre que d’une seule chose : il est possible de faire dire ce que l’on veut aux chiffres. Tout, et son contraire. Et même l’inverse du contraire qui, selon le bon vieux principe du téléphone arabe, ne se trouve pas égal au tout du départ. On vous laissera vous faire une opinion en lisant l’interview en question. Pour laquelle on propose néanmoins ce résumé : au moins que les plaintes augmentent plus vite qu’elles ne diminuent, au plus que la délinquance baisse moins lentement qu’elle n’augmente ! Allez, quand même un petit morceau choisi pour la route. A propos des escroqueries et autres abus de confiance, la commissaire parle d’une « augmentation qui se fait sentir ». +64% en un an ! Vous ne trouvez pas qu’on la « sent sérieusement bien » la hausse en question ?

Il y a quelque temps, l’hebdo avait déjà interviewé Thibaut Guigue. Absent de la scène politique locale et du conseil municipal depuis plusieurs mois (mais quelqu’un l’avait-il remarqué ?), ce dernier se disait alors prêt à revenir. Réussissant le tour de force, en presque une page entière d’interview, de ne rien dire d’intéressant. On prend les mêmes et on recommence. Cette fois-ci Guigue se dit prêt à travailler avec la majorité municipale de Dord. Et fustige ceux qui l’auraient mal conseillé depuis 2008. Sans inclure Gratien Ferrari dans le lot. Après avoir fait, en vain, du racolage à sa gauche, voila donc Guigue qui revire à droite et essaye d’entrouvrir une autre porte pour s’y faufiler (il devrait essayer le rumsteck, ce n’est pas mal non plus). Avec de telles qualités d’adaptation (!), on peut déjà lui prédire une belle carrière politique. Une petite citation pour la route : Guigue promet de ne pas être un béni-oui-oui de Dord. Ah bon, il veut dire pas comme les élus Modem de la majorité ?!

 

 

 

Essor2fev2012.jpgL’Essor Savoyard du 2 février
Le logement, les thermes, la Chambotte, l’UPA et la MJC. Voila les sujets que nous avons choisi de retenir de cette édition de l’hebdomadaire aixois.

Commençons par la MJC qui, sous l’impulsion de son équipe dirigeante, entend bien repartir à la conquête des jeunes. Et sortir de son enclavement en centre ville. Le projet prévoit ainsi d’organiser des activités, mais aussi des spectacles, non plus uniquement dans les locaux de la rue Vaugelas, mais directement au cœur des différents quartiers de la ville. Si tu ne viens pas à la MJC, la MJC viendra à toi. Telle pourrait être la nouvelle devise de l’établissement.

Du côté de l’UPA, on avait réuni son petit monde pour la traditionnelle galette des rois. Enfin pas si traditionnelle que ça, puisque la réunion en question a eu lieu le 27 janvier, soit 21 jours après l’Epiphanie. Mais bon, quand on aime (la frangipane) on en compte pas (les jours qui vous sépare de l’Epiphanie). A cette occasion, le député du coin a réaffirmé qu’il attendait la fin de la mandature (soit fin février début mars) avant de se prononcer quant à sa candidature aux législatives de juin prochain. Amusant, le lendemain, samedi 28 janvier, le conseil national de l’UMP arrêtait les investitures de 501 circonscriptions sur 577. Dont celle d’Aix les Bains. Où l’UMP a investi … un certain Dominique Dord. On ne sait pas ce que l’intéressé vaut en tant que coupeur de galettes et tireur de rois. Mais pour ce qui est de prendre les gens pour des fèves, il s’y entend de première !

Concernant la Chambotte, on apprend de la voix de Christian Berger (CALB), que si les travaux du nouveau restaurant du belvédère ont tardés à démarrer, c’est parce qu’il « fallait s’assurer que l’investissement [public, NDLR] dans un projet de rénovation ne soit pas à perte ». Rappelons que l’ouverture du nouveau restaurant avait été annoncée, à grand renfort de bruit médiatique, pour l’été 2011. Avec donc des travaux qui auraient dus débuter à l’automne 2010. Cette année de retard se justifierait donc par la nécessité d’engager une réflexion approfondie pour ne pas réaliser un investissement public à perte. Conclusion : les élus de la CALB et de la CCCA ont donc racheté le site il y a plusieurs années, pour 1,2 M€, sans s’être au préalable assurés qu’ils pourraient le réhabiliter sans réaliser un investissement à perte. Chapeau bas à nos élus pour ce coup de poker ! Il est vrai qu’il est toujours plus facile de parier quand ce n’est pas avec son propre argent mais avec celui des autres. Reste maintenant à vérifier dans les faits que l’investissement en question ne sera effectivement pas à perte. 2,3 M€ au total (achat + travaux), ça ne se rentabilise pas du jour au lendemain. Pour que les collectivités rentrent dans leurs frais sur la durée du premier contrat de gérance, soit 5 à 7 ans, l’exploitant devra leur verser annuellement une redevance de 330 à 460 K€. A ce tarif, les candidats risquent de ne pas se bousculer au portillon.

 

Sur le front du logement, la bataille aixoise est toujours bien loin d’être gagnée. Nous concernant, on n’en n’avait jamais douté. Une ville ne peut pas se relever en 3 ans de 7 années d’inaction quasi totale (2001-2008, le premier mandat de Dord) en faveur du logement social. Désormais, l’optimisme forcené n’est plus de mise dans les rangs de la municipalité. L’assurance (autrefois affichée) que la ville atteigne et même dépasse les 20% de logements sociaux d’ici à 2014 est devenue une simple possibilité. Mais sans la moindre garantie. Très exactement le discours que l’on tient ici depuis des années. L’Essor, par la voix de Marc Matray, responsable du secteur habitat de la ville, apprend à ses lecteurs qu’il y a encore aujourd’hui 880 demandes de logements sociaux en attente rien que sur Aix les Bains. Majoritairement pour des petits logements (T1 à T3), avec des loyers entre 7 et 8 € le m². L’occasion pour nous de rappeler que sur la ZAC des bords du lac, Dord et ses acolytes se réjouissent de la construction par centaines de logements pour lesquels les acquéreurs bénéficient des avantages de la loi Scellier (défiscalisation). Des logements qu’ils doivent louer aux alentours de 15 € le m² pour espérer rentrer dans leurs frais. Le décalage entre les réalisations dont la municipalité se félicite et les besoins de la population est plus que jamais criant.

Notons aussi que l’adjointe au logement, Corinne Casanova, reconnait que si Aix compte aujourd’hui de nombreux logements vides, dont un nombre important en piteux état, la ville le doit à l’effondrement de son thermalisme.


Terminons (therminons ?) par les thermes. Qui ont enregistrés en 2011 une fréquentation de l’ordre de 27.500 curistes (fin 2011, Dord avait pourtant avancé le chiffre de 28.000, évoquant même la possibilité que ce chiffre soit dépassé !). Chose curieuse, ce n’est pas la société Valvital (propriétaire et exploitante des thermes depuis février 2011) qui livre ces informations. Mais Michel Frugier, un des adjoints au maire. Etrange non ? Quand ils étaient encore publics, et que dans les faits c’était le maire de la ville qui présidait leur conseil d’administration, les thermes n’étaient parait-il « pas une affaire municipale ». Prétexte pris par Dord pour refuser à l’opposition l’organisation d’un conseil municipal dédié à leur avenir. Et aujourd’hui que les thermes sont privés, c’est la municipalité qui en est la porte-parole. Cherchez l’erreur !

Les propos de Frugier recueillis par l’Essor méritent d’être complétés. Si les thermes Chevalley ont effectivement enregistré en 2011 une hausse de fréquentation supérieure à la moyenne nationale, cela tient grandement au fait que dans les années précédentes, le thermalisme aixois a enregistré des baisses successives et constantes nettement supérieures à la moyenne nationale. Quand on est descendu plus vite et plus bas que tout le monde, la remontée, même modeste, semble toujours plus spectaculaire qu’elle ne l’est en réalité. On note d’ailleurs que depuis 2001, on n’a pas le souvenir d’avoir lu une seule fois une déclaration de Frugier (ni de Dord) relevant le fait que le thermalisme aixois baissait plus vite que la moyenne nationale. Il y a des choses qu’il vaut mieux passer sous silence.

On notera enfin que, pour la première, un journaliste (en l’occurrence une journaliste) ose revenir sur le chiffre des 40.000 curistes qui auraient dus fréquenter la station dès 2005. Bon, sans toutefois oser rappeler dans son article qu’il s’agissait d’une promesse ferme de Dord et de son équipe en 2001. Mais c’est déjà un début. La réponse de Frugier serait à se plier en deux de rire si les conséquences de l’inconséquence de Dord et de ses acolytes n’étaient pas aussi dramatiques pour l’économie aixoise (en gros 150 M€ perdus en une décennie). Eh oui, figurez-vous que si ces fameux 40.000 curistes n’ont jamais mis (et ne mettront plus jamais) les pieds à Aix les Bains, c’est la faute à la « diversification touristique ». Une diversification voulue et mise en place par … Dord et ses acolytes. Voila qui s’appelle se tirer une balle dans le pied. Ceci étant, on ne voit pas très bien en quoi le fait de chercher (sans forcément y parvenir d’ailleurs) à faire venir plus de touristes aurait pu être incompatible avec le fait d’augmenter également la fréquentation thermale. Il va falloir que Michel Frugier trouve des arguments un peu plus poussés pour arriver à convaincre les aixois que la promesse des 40.000 curistes que lui et Dord avaient fait en 2001 n’était pas que du vent destiné à gonfler les voiles de leur navire électoral.

 

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