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Rassurez-vous, nous n’allons pas vous parler de l’indigente émission proposée par TF1. Mais d’une histoire où il est sans arrêt question de secret. Une histoire qui
se passe près de chez vous, à Aix les Bains.
Quiconque, sous l’ère Dord, a un jour participé à une séance d’une commission municipale ou extra-municipale, s’est forcément entendu dire que « les propos tenus dans cette commission sont
confidentiels ». Si cette confidentialité permanente ne masquait pas des choses plus graves, elle confinerait simplement au sommet du ridicule. Car si on conçoit sans mal que certains
éléments des débats de ces commissions doivent être tenus un temps confidentiels, dans bien d’autres cas, on ne voit pas ce qui justifie que seuls quelques initiés soient dans le « secret
des Dieux ».
Que des informations relatives à un marché public pas encore attribué soient tenues secrètes, soit. C’est normal. Et même obligatoire. Qu’une décision devant ensuite être validée par le conseil
municipal ne soit pas dévoilée au préalable par les membres d’une commission, on veut bien. Encore que, quand on voit la façon dont pas mal de monde, à commencer par les politiques, bafoue quasi
quotidiennement le secret des instructions judiciaires sans pour autant être inquiété, on se dit qu’il n’y aurait rien d’extraordinaire à ce que quelques membres de commissions prennent eux aussi
des libertés avec les règles édictées par Dord.
Mais quand ces commissions débattent de sujets « mineurs », au plus près du quotidien des habitants, on se demande bien pourquoi ces débats sont eux aussi confidentiels, et scellés sous
le sceau du secret. En décembre 2008, découvrant une salle du centre des congrès quasiment vide à l’occasion de la réunion sur le stationnement qu’il avait organisé, Dominique Dord avait déploré
la difficulté de faire de la « démocratie participative ». « Un combat de tous les jours » avait-il ajouté, sans que personne ne réussisse à voir comment se traduisait
concrètement dans l'action municipale ce « combat de tous les jours » pour la démocratie participative qu’il prétendait mener. Prenons par exemple la commission municipale
« urbanisme, travaux et développement durable » (sic). Ces membres débattent régulièrement d’aménagements de voirie, destinés à réguler ou modifier la circulation dans une rue ou un
quartier. On le voit bien à l’occasion des réunions de quartiers : les problèmes liés à la circulation sont souvent au premier rang des préoccupations des aixois. C’est dire s’il
apparaitrait comme nécessaire de les impliquer dans l’étude des solutions possibles et des aménagements à réaliser.
En lieu et place de quoi, « le combat de tous les jours » pour la démocratie participative de Dord le conduit à laisser totalement les aixois à l’écart, à décider des choses en
petit comité sans impliquer le moins du monde les habitants, et à entourer qui plus est les décisions du plus grand secret. Ce qui a parfois pour conséquence de déboucher sur des décisions ou des
réalisations sans aucun rapport avec les attentes des habitants. L’efficacité (ou plus exactement l’inefficacité) revisitée à la sauce Dord.
Démocratie participative fantôme. Concentration des pouvoirs. Secret autour des débats. Documents publics inaccessibles. Et si le secret du député-maire, c’était
que sa demeure saintinnoise cache un tour d’ivoire ? Difficile à savoir, car dans ce « haut-lieu » du petit pouvoir local, c’est aussi défense d’y voir.
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