Partager l'article ! Sentier au fil de l’eau : la machine « démocratique » de la CALB se met en branle: Sous l’impulsion de son nouveau président, la CALB (co ...
Sous l’impulsion de son nouveau président, la CALB (communauté d’agglomération du lac du Bourget) a initié un projet de liaison piétonnière entre la baie de Mémard, à Aix les
Bains, et la plage de la pointe de l’Ardre, sur la commune de Saint Innocent. Baptisé de la très poétique appellation de « sentier au fil de l’eau », ce projet a sûrement de quoi
séduire les esprits.
Qui en effet ne goûterait pas une promenade tranquille sur les berges du lac, loin du bruit de voitures, au milieu d’un espace naturel préservé, avec vue imprenable sur le paysage
environnant ? Exception faite des accrocs à la vie citadine et urbaine à 200%, sans doute personne. Mais pour séduisant qu’il soit sur le papier, ce projet n’en n’a pas moins pour autant son
revers de la médaille. Et même ses revers de la médaille.
800.000 EUROS DE BUDGET, ET UN ENVIRONNEMENT MENACÉ
Il y a tout d’abord l’aspect financier. Le coût de réalisation de ce kilomètre de sentier est estimé à 800.000 euros. Une somme importante, qui s’explique sans doute en partie par l’obligation de
réaliser une partie du sentier sur pilotis.
Il y a ensuite l’aspect environnemental. Malgré la proximité immédiate de la voie ferrée, cette zone reste un espace naturel préservé, qui bénéficie à de nombreuses espèces animales (oiseaux,
insectes, poissons) et végétales. L’aménagement d’un sentier large, permettant de faire passer des poussettes ou des fauteuils roulants (il est même question d’en faire une vélo-route !) ne
peut pas ne pas avoir d’impact sur l’environnement, sur l’équilibre naturel du milieu, et sur la biodiversité qui y règne. Ironie de l’histoire, un des arguments employés par les tenants de ce
projet est que le sentier permettrait de rejoindre à pied depuis Saint Innocent, le jardin vagabond, soit disant haut lieu de la biodiversité. Il faudrait donc sacrifier la biodiversité
d’un kilomètre de littoral quasi sauvage pour permettre aux saintinnois de venir se promener dans une prairie aixoise qui ne présente pas plus d’intérêt que la plupart des prairies de Saint
Innocent ?
Et puis, toujours en matière environnementale, comment ne pas faire le parallèle entre ce projet et le « massacre » de l’aménagement du secteur des Séselets, entre le Lido et Terre Nue.
Quelle mouche a bien pu piquer nos politiques pour les conduire ainsi à aménager à grands coups d’asphalte et de bordures de trottoirs un lieu prétendument dédié à la promenade ? Il est certes
peu probable que la zone entre Mémard et la pointe de l’Ardre subisse le même triste sort. Mais l’expérience des Séselets devrait inciter les citoyens à examiner avec circonspection les
déclarations et promesses faites par la CALB concernant le sentier au fil de l’eau.
LA MACHINE « DÉMOCRATIQUE » DE LA CALB SE MET EN BRANLE
La CALB, présidée par Dominique Dord, communique régulièrement sur ce projet. Comprenez par là non pas qu’elle informe les habitants, encore moins qu’elle leur demande leur avis. Non,
communiquer, cela veut dire faire la propagande de ce projet. Avec comme vecteur principal de communication, la presse locale. Laquelle fait aussi parfois écho au point de vue opposé, émanant
notamment du milieu associatif. Plusieurs associations ont fait état de réserves importantes concernant ce projet, quand elles n’y sont pas totalement opposées. Rappelons qu’entre des élus
totalement coupés de leur base, enfermés dans leurs tours d’ivoire, et des associations constituées de membres de cette même base, ouvertes à tous et où le débat peut s’instaurer, ce sont sans
doute ces dernières qui aujourd’hui résument le mieux le sentiment de la population sur ce projet. Disons qu’elles sont pour le moins nettement plus représentatives.
C’est sans doute pour cela que la CALB a choisi de sortir de sa manche un nouvel outil de communication. Mis en œuvre par le maire de Brison Saint Innocent, François Hervé, cet outil prend la
forme d’une « enquête publique ». Oh, pas une enquête publique officielle, non. Un simple tract édité par la mairie et distribué dans les boîtes aux lettres des saintinnois (document
ci-dessous – cliquez pour l’agrandir).
Le document « enquête publique » diffusé par la mairie de Brison Saint Innocent. Partiel et partial. Une
manipulation sur fond vert, sans doute pour faire plus « écolo ». (cliquez sur l'image pour agrandir)
Téléchargez la version PDF du document (reproduit par nos soins) en cliquant ici
Un document qui est censé appeler les saintinnois à donner leur avis. Mais dont la forme et le contenu sont à la fois partiels et partiaux. Partiels car par exemple, on ne trouve
aucune trace du budget sur le document en question. Pourtant, 800.000 euros pour réaliser un sentier, fut-il au fil de l’eau, c’est un élément dont chaque citoyen devrait avoir connaissance avant
de se prononcer.
Pour ce qui est de la partialité du document, elle ne fait aucun doute. Le projet est présenté comme étant celui de la création d’un chemin familial de promenade et de découverte, protégeant
l’environnement, et qui permettrait qui plus est de laisser les voitures au garage pour rejoindre les ports aixois depuis Saint Innocent. Cette affirmation ne s’accompagne d’aucun argument solide
permettant de l’étayer. Comment un sentier appelé à être assez voire très fréquenté, et traversant des zones sauvages de nidification et de frai, va-t-il bien pouvoir préserver
l’environnement ? Aucune réponse à cette question sur le document.
Quant au fait de permettre de laisser les voitures au garage pour rejoindre les ports d’Aix les Bains, cette assertion serait une douce plaisanterie si elle ne cachait une réelle manipulation de
la population. Rappelons que le sentier projeté doit relier la pointe de l’Ardre à Mémard. Or, pour autant que l’on sache, la pointe de l’Ardre, ce n’est pas le centre du village de Saint
Innocent. Loin s’en faut. Pour s’y rendre à pied (puisqu’il est question de laisser la voiture au garage) depuis le centre, il faut déjà marcher un bon bout de chemin. Et au retour, avaler le
solide raidillon qui remonte en direction de l’église. Pour ceux qui n’habitent pas le centre, la promenade risque d’être encore plus longue. Avec pour certains l’obligation de marcher le long de
la très fréquentée D991. Le côté promenade familiale avec les poussettes prend sérieusement l’eau !
En pratique, loin de voir les saintinnois laisser leurs voitures au garage, on risque plutôt de les voir les prendre pour venir se garer à la pointe de l’Ardre. Sur un parking qui, en saison, est
d’une part payant, et d’autre part souvent déjà saturé, avec des voitures stationnées le long de la D911 et qui du coup se font verbaliser. Non content de porter préjudice à
l’environnement naturel des bords du lac, ce projet risque donc en sus de venir renforcer un problème de stationnement déjà existant à la pointe de l’Ardre.
A tout hasard, si vous doutez encore de la partialité de « l’enquête publique » conduite par la mairie de Brison Saint Innocent (inspirée par la CALB, n’en doutons pas), peut-être la
formule employée sur le document ci-dessus vous convaincra-t-elle. Il n’est pas demander aux habitants de participer à l’enquête pour donner leur avis, mais bel et bien pour soutenir le projet. Voila qui a le double mérite d’être à la fois clair et sans la moindre ambiguïté.
POUR UNE VRAIE CONCERTATION
Face à cette manipulation, face à ce déni de démocratie, il faut espérer que les associations sauront se mobiliser. Il faut aussi espérer que les citoyens, et notamment les opposants au projet,
sauront faire entendre leur voix. Nous les invitons d’ailleurs à compléter le document et à aller le porter en mairie de Saint Innocent avant la fin du mois. Vous pouvez aussi le renvoyer par
courrier classique, ou par mail à
st-innocent@wanadoo.fr. Nul besoin pour cela d’habiter la commune : le projet est un projet communautaire, financé par la CALB. Tous les habitants de
l’agglomération ont donc le droit d’exprimer leur point de vue sur la question. Téléchargez la version PDF du document (reproduit par nos
soins)
en cliquant ici
Des habitants qui ne peuvent qu’appeler de leurs vœux l’organisation d’une véritable concertation (on rappelle à toutes fins utiles que se concerter, c’est préparer un projet ensemble). Avec la tenue de réunions publiques contradictoires où chacun, élus et techniciens de la CALB, associations, simples citoyens, tenants et opposants au projet, pourraient s’exprimer et débattre. Mais, hélas, ce processus de concertation ne fait pas partie de l’arsenal démocratique de la CALB.
BONUS : pour vous faire une petite idée de la façon dont la CALB respecte l’environnement sur les bords du lac, on vous invite à aller faire un tour du côté de la plage de Mémard, en cours
d’aménagement. A grand renfort de béton et de graviers.
BONUS TRACK : à bien y réfléchir, cette pseudo enquête publique lancée par la mairie de Brison Saint Innocent ressemble à s'y méprendre à un test. A la fois pour prendre la température de la population et pour mesurer la capacité de mobilisation des opposants au projet. C'est sans doute pour cela que ce n'est pas la CALB qui apparait en première ligne. Elle préfère sans doute se garder une porte de sortie honorable, au cas où ...
Autre ironie à signaler. Le 1er mai, le comité des fêts de Saint Inn à accueilli le comité de la biodiversité. C'est comme le Grenelle. De belles paroles en l'air et en contradiction avec les actes !
Le comité des fêts ? Vous voulez dire des fêtes on suppose. Joli lapsus révélateur des soirées saintinnoises d'où les fêtards ressortent généralement assez "faits"
où se procure-t-on ce document si on veut l'envoyer par e-mail?
Peut-être simplement à la mairie de Brison.
Sinon nous avons pris la peine de le reproduire au format PDF (lien ci-dessous)
BRISON ENQUETE PUBLIQUE FIL EAU MAI 2010
Pour le citoyen lambda qui n'a pas trop suivi le sujet, tel que le document on est tenté de répondre oui alors qu'il passe sous silence de nombreux points que vous évoquez dans votre article. Et puis c'est assez catégorique et sans nuance, soit on est pour ou contre...
Normal car pour eux le projet de la CALB est non négociable...
Ce n'est pas une enquête publique mais une sorte de pétition POUR ce sentier tel que c'est formulé... c'est pour ensuite dire aux opposants, vous voyez nous on s'est compté... Il faudrait donc envoyer massivement des avis CONTRE ce projet de sentier avec pour MOTIF : insuffisance de débat et pour une vraie concertation ! mais hélas vu la méthode pratiquée sur Aix hélas copiée par la CALB (chercher quel est le point commun...), même si par chance, réunion il y a, la CALB vous parlera du projet en long en large en travers pour laisser peu de place au débat et puis pour finalement dire que de toutes façons le projet est lancé et ce sera comme ça...
Le problème c'est que vu la largeur du chemin qui sera faite vu qu'il devra être accessible aux handicapés et aux vélos (et donc aux scooters ou autres...), c'est la porte ouverte qui entrainera surtout à beaucoup plus de monde sur les endroits sensibles vers les roselières...
Le problème c'est que comme d'habitude pas possible de discuter avec la CALB qui arrive avec son projet d'aménagement à 800 000 euros tout ficelé...
vu sur le blog http://www.lepetitsaintinois.com/, n'est-ce pas contradictoire avec le projet d'aménagement et de sentier au bord de l'eau ? Que Brison St Innocent s'engage vraiment pour cette année de la diversité biologique ! en répondant à sa propre enquête publique contre ce projet !... Note : la biodiversité c'est en permanence qu'elle a besoin d'être protégée et pas qu'en 2010...
Brison St Innocent s'engage !
En lançant l’idée il y a 3 ans d’aménager un sentier existant partant de la baie de Mémard et de le prolonger jusqu’à la plage de la Pointe de l’Ardre, l’association ADRILAC de Brison St Innocent ne s’attendait pas à déclencher autant de réactions. Personne ne s’intéressait à cette époque à ces quelques centaines de mètres de rives et ceux qui aujourd’hui se croient autorisés à en parler n’ont sans doute jamais dû fréquenter ce lieu.
Le collectif d’associations composé d’ADRILAC, Equi'libre Naturespaces et Tresserve Alternative, s’indigne de la récupération politique de ce projet et tient à apporter quelques commentaires aux affirmations de cet article.
Vous parlez d’un «espace naturel préservé» et il est vrai que la diversité biologique est particulièrement riche en ce lieu où se côtoient canettes de bière, seringues, pansements, préservatifs et bien d’autres choses encore. Vous seriez sans doute très surpris de constater que les espèces qui ont colonisé cet endroit et qui y nichent ne sont pas à plumes mais à poils et à poil et, la nature faisant bien les choses, qu’un trafic de CD pornographiques y soit pratiqué. Vous seriez également très surpris de voir avec quelle délicatesse RFF traite la flore dans ses opérations d’entretien de la voie ferrée, reportez-vous pour cela à l’article « massacre à la tronçonneuse » du blog d’ADRILAC (www.adrilac.com). Sachez enfin que sur la zone de la commune de Saint Innocent, la surface en roselière est quasiment inexistante et n’a fait l’objet d’aucune plantation récente, que le regroupement d’oiseaux, surtout en hiver, se fait beaucoup plus au large de la côte et principalement dans la Baie de Grésine et quant au frai, celui-ci a généralement lieu dans les gravières et les herbiers absents de cette zone. De plus, l’endroit est envahi par une plante exotique la « renouée du Japon » qui peu à peu étouffe la flore aborigène, laissant ainsi peu de place à la biodiversité.
Fort de ces constatations, notre collectif s’est prononcé pour l’aménagement d’un sentier piétonnier écologique pour le développement d’un tourisme doux et la découverte du littoral dans le cadre d’un environnement partagé en parfaite harmonie entre la flore, la faune et l’homme.
En réponse à cette suggestion, la CALB nous a présenté un projet en cohérence avec les objectifs environnementaux que nous préconisions et corroboré par la qualification et la validation de Natura 2000. Seule la première partie de l’aménagement du chemin situé sur Aix-les-Bains et prévoyant l’accès aux personnes à mobilité réduite a fait l’objet de quelques réserves de notre part mais l’idée est-elle aussi critiquable que cela ?
Concernant la démarche du maire de Brison Saint Innocent, nos associations n’ont pas été consultées et si sur le fond la consultation de la population nous paraît intéressante, sur la forme la démarche est critiquable. Néanmoins, « le coup étant parti », nous encourageons la population à se prononcer en faveur du projet.
Considérant qu’il existe déjà de grands espaces sauvages autour du lac, nous militons pour un aménagement réfléchi et intelligent de cette rive en respectant la biodiversité sans en exclure l’homme. C’est pourquoi nous espérons que le bon sens prévaudra et que ce beau projet verra bientôt le jour.
Le collectif ADRILAC Equi'libre Naturespaces et Tresserve Alternative
Un grand merci pour votre commentaire et les éléments qu'il apporte. Permettez nous d'y répondre sur quelques points. Tout d'abord, si les réactions ont tardé à venir concernant ce projet, que vous dites avoir initié il y 3 ans, c'est sans nul doute parce qu'en dehors de quelques "privilégiés", personne n'en n'avait entendu parler. Or votre collectif ne peut en aucune façon se prévaloir de représenter la population dans son ensemble. On en veut pour preuve l'opposition d'autres associations à ce porjet. Il est donc bon que le sujet soit porté sur la place publique. Il est à notre sens regrettable que ce ne soit fait que de façon forcée.
Ensuite, l'existence de grands espaces sauvages autour du lac est discutable. Non qu'il n'en n'existe pas, mais du fait que petit à petit ils se font grignoter. L'espace en question, entre Mémard et l'Ardre, n'est certes pas une panacée en matière d'espace naturel, mais, de notre point de vue (et de celui de certains associations si on a bien compris), il conviendrait justement de l'améliorer en tant qu'espace naturel protégé, et non en tant qu'espace conquis par l'homme.
Vous parlez par ailleurs de "récupération politique". Quelle récupération politique ? Par qui au juste ?
Enfin, pour terminer, puisque l'association Tresserve Alternative fait partie de votre collectif, ses dirigeants pourraient-ils nous confirmer qu'ils militent pour un détournement du trafic routier des bords du lac vers la zone du Viviers, sur la "route du haut". Un report qui induirait très certainement l'ouverture d'une nouvelle route, dans le seul espace naturel restant à cet endroit (le vallon entre le Viviers et la colline de Tresserve, qui débouche sur le golf). Nous avons un peu de mal à comprendre qu'une association qui milite pour un sentier lacustre qu'elle veut écologique puisse dans le même temps militer pour la création d'une nouvelle route traversant un espace naturel. Faut-il y voir un exemple concret du principe NIMBY (Not In My Back Yard, qu'on peut traduire par Pas dans mon jardin ou encore pas Dans mon pré carré) ? Autrement dit, les bagnoles, on n'en veut plus à Tresserve (sur les bords du lac), mais pas de problème pour qu'elles aillent polluer plus loin et emmerder d'autres habitants.
PS : au fait, quid de l'aspect financier ? 800.000 euros, ce n'est pas rien. Surtout quand on sait que cet investissement risque, une fois de plus, de se faire au détriment du réaménagement des berges du Sierroz entre le Pont Rouge et les tours de Lafin. Un réaménagement que les élus (Dord/Casanova) avaient promis pour l'automne 2006, parce que le secteur "en avait bien besoin". Toujours rien de fait 4 ans plus tard et, pour autant que l'on sache, toujours rien en vue.
C'est vrai que RFF a tout massacré et si tensions il y a entre plusieurs associations, c'est parce que à mon avis il n'y a pas eu de débat (ou pas assez...) et que la CALB ne laisse pas le choix c'est soit on est pour ou contre alors qu'à mon avis dans les associations et chez les citoyens, les avis sont bien plus nuancés que ça...
Si j'ai bien compris, le débat porte essentiellement sur la partie qui devrait être goudronné pour permettre l'accès aux personnes handicapés... (pb : la porte ouverte à ce moment là à tous les types de véhicules : vélos, scooters...) et sur une éventuelle fermeture pendant des périodes sensibles...
Question : un compromis ne pourrait-il pas être proposé par la CALB ? après concertation de la population...
Exemple de proposition : réalisation du chemin sur pilotis mais pas de la partie goudronné et respect de la faune avec fermeture à certaines périodes de l'année...
De toutes façons, il sera difficile d'arriver à une solution satisfaisante (mais un compromis on devrait pouvoir y arriver, non ?) pour tout le monde, en particulier, je suis désolé mais je ne vois pas comment faire pour que le chemin soit accessible aux personnes à mobilité réduite sans permettre l'accès à d'autres véhicules à moteur... mais je reste ouvert, si qqu'un a une idée ?
D'ailleurs pour ce genre de projet, une vraie enquête publique ne s'impose-t-elle pas ?