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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 07:45

Adrilac8sept2010.jpgLe 8 septembre dernier, Adrilac a publié un document intitulé « LE SENTIER AU FIL DE L’EAU UNE CHANCE POUR LA NATURE ET LES PROMENEURS ». L’association y présente ses arguments en faveur de ce projet. Et règle aussi quelques comptes au passage avec les détracteurs du même projet. Accusés de tous les maux, et notamment d’un déferlement médiatique de contre-vérités.

La vérité, Adrilac prétend donc la détenir. Ou plus exactement la co-détenir, avec deux autres mouvements : Equi’libre Naturespaces et Tresserve Alternative. Des associations totalement invisibles sur internet, et dont nous n’avons pas trouvé la moindre trace de déclaration en Préfecture. On se demande quand même ce qu’une association de Tresserve vient faire dans un projet de chemin piétonnier entre Aix les Bains et Brison Saint Innocent. Sachant qu’en plus cette association milite en faveur de la réalisation du contournement routier du Viviers, on se dit que ses motivations ne sont pas forcément la défense de l’environnement. Ce projet de contournement consiste en effet à détourner le maximum de trafic routier des bords du lac, au pied de la colline de Tresserve, vers la « route du haut », qui passe par le Viviers. Autrement dit, refiler à d’autres les nuisances sonores dont les tresserviens ne veulent plus. Quitte à, pour cela, créer une nouvelle route au beau milieu d’un vallon jusqu’à maintenant préservé.

Mais revenons-en à Adrilac et à son document. On laissera chacun en prendre connaissance et se faire sa propre opinion sur qui détient ou ne détient pas la vérité. Pour cela, il convient bien évidemment de prendre aussi connaissance des arguments des opposants au projet.

Ceci étant dit, le document d’Adrilac appelle quelques commentaires. Comme par exemple le premier paragraphe d’un chapitre intitulé « 5. INFO OU INTOX ». Adrilac y expose que les cyclistes en pourront pas emprunter le chemin tel qu’il est prévu dans le projet que l’association soutien. Le document précise même que « le passage sur pilotis est inadapté à la circulation des vélos et le débouché nord au milieu de la terrasse du restaurant de la plage est impossible ».

Sachant que le dit chemin sera accessible aux personnes en fauteuil roulant (il est même prévu des endroits plus larges pour faciliter leur croisement), on s’interroge. Comment un chemin accessible à des engins à 4 roues peut-il en même temps être impraticable pour les 2 roues ? Si déboucher au nord sur la terrasse du restaurant de la pointe de l’Ardre pose problème à un vélo, on vous laisse imaginer ce que ça donne pour un fauteuil, bien plus large. Quant au cheminement sur pilotis, son inadaptation à la circulation des vélos relève du fantasme. La voie verte entre les Mottets et Chambéry comporte plusieurs passerelles en bois empruntées quotidiennement par des centaines de cyclistes. Et si par hasard le cheminement sur pilotis serait d’une conception différente de celle de ces passerelles, le rendant inadapté à la circulation des vélos, là encore on se demande comment il pourrait dans le même temps ne pas poser le moindre problème pour les fauteuils roulants. Dernier point, puisque le chemin doit être accessible aux fauteuils roulants, il ne sera pas possible d’en condamner les accès pour les 2 roues. Qu’ils soient propulsés à la force des mollets, ou par un moteur à explosion ! Et penser qu’un simple panneau d’interdiction suffira à empêcher la circulation des scooters sur ce chemin à l’écart relève de la plus grande naïveté.

De la naïveté, les dirigeants d’Adrilac semblent en avoir à revendre. C’est ainsi qu’on peut lire dans leur document qu’il est faux que les cyclistes pourront emprunter le chemin parce que « Le projet ne le prévoit pas et Dominique Dord Président de la CALB a été très clair sur ce point lors de l’AG d’ADRILAC ». On leur rappellera donc quelques éléments factuels (pour reprendre leur propre expression). En décembre 2001, Dord a été très clair devant son conseil municipal : l’opération immobilière qu’il demandait aux élus d’approuver, concernant un échange entre la ville et la famille Garancini, n’avait aucune raison de ne pas déboucher sur les projets annoncés. A savoir la réalisation d’une salle des fêtes pour les aixois, et celle d’un vaste complexte industrialo-touristique comprenant centre de recherches cosmétiques, centre de balnéothérapie, commerces, résidence hôtelière (le tout avec au bas mot 150 emplois à la clé). Neuf années plus, aucun des ces projets n’a vu le jour. Pourtant, Dord avait été très clair.

Tout aussi clair que quand il promettait de faire venir 40.000 curistes à Aix les Bains. Ou de rétablir l’équilibre financier des thermes. Ou encore de faire cesser la circulation des trains de marchandises dans Aix, ou celle des camions avenue du Grand Port. Ou de couvrir le théâtre de Verdure. Ou de sauver la maternité grâce à son projet de pôle privé de santé à Drumettaz. Ou d’aménager une médiathèque et un dojo départemental dans les anciens thermes … etc. Oui, à chaque fois, Dord était d’une clarté absolue. Mais rien de tout ça n’a été fait.

Alors, nous n’avons aucune leçon à donner aux dirigeants d’Adrilac. Mais à la lueur des quelques exemples cités ci-dessus, il nous semble quand même qu’ils devraient faire preuve d’un peu plus de prudence à l’encontre de la clarté des propos de Dord. Et ne pas les prendre pour argent comptant.


LE MOT DE LA FIN
Autre illustration de la versatilité des propos de Dord, ses récentes déclarations à propos de son vrai-faux magazine d’information « Un territoire un homme ». Aux journalistes du Canard Enchaîne, il a déclaré « ne s’être occupé de rien ». Avant d’écrire sur son blog, quasiment en même temps, « qu’il avait décidé de la ligne éditoriale et rédigé le contenu rédactionnel ». (lire par ailleurs « Un territoire, un homme » : à quel moment Dord dit-il la vérité ?).

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