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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 07:45

Avez-vous remarqué que depuis qu’il a encore rallongé son titre de député-maire-président en lui accolant sa nouvelle fonction de trésorier, notre Dédé à nous a pris du galon ? Peut-être pas celui qu’il espérait, en forme de maroquin, mais du galon quand même.

Le voici désormais connu comme le loup blanc au sein des rédactions nationales. Et qu’il est invité dans la matinale de France Inter pour controverser avec Audrey Pulvar. Et qu’il promène sa binette sur les plateaux de télé. Bon remarquez, ça ça n’est pas nouveau. On l’avait déjà vu il y a quelques mois en arrière sur La Chaine Parlementaire (LCP). Où il tentait de voler la vedette à quelques grosses légumes tout en évitant de boire le bouillon. Mais que diable était-il allé faire dans la galère de cette émission … culinaire ? Faire parler de cuisine aux politiques, il n’y pas bien que LCP pour avoir cette idée saugrenue. LCP pour La Chaine … People ? Mais fini pour Dord ces émissions à la graisse de hérisson. Désormais il joue dans la cour des presque grand. C’est ainsi que le 2 octobre dernier, il s’est retrouvé invité de l’émission La voix est libre (très joli titre dont chacun appréciera le jeu de mot). Les esprits chagrins feront remarquer que c’est une émission de France 3 Région Rhône-Alpes. Et oui, pour l’antenne nationale, il faudra attendre encore un peu. Peut-être que s’il recommandait son beau-frère pour la légion d’honneur, ça pourrait accélérer les choses. Mais après le coup en vache que ce dernier lui a fait cet été sur un court de tennis de Normandie, on se dit qu’une telle recommandation n’est pas prête de se faire.

Quoi qu’il en soit, voila donc Dord unique invité de l’émission régionale de France 3 Rhône-Alpes. En face de lui, un journaliste qui ne ferait pas de mal à une mouche. Pas de question piège, d’autant moins que l’émission a été préparée en commun. Aucune insistance pour pousser l’invité dans les retranchements. Aucune allusion aux sujets qui pourraient fâcher. Visiblement, Dord passe un bon moment. Et nous aussi. On est heureux d’apprendre que la situation au sein de l’UMP de Savoie est idyllique, et que ça ne se tire pas dans les pattes comme en Haute-Savoie ou en Isère. On est heureux d’apprendre que Dord est ami avec tout le monde à l’UMP, qu’il les trouve tous très bien. Une vraie crème. Si ça se trouve, c’est une réincarnation du Dalaï Lama !

L’ambiance sur le plateau est tellement détendue que Dord se laisse aller à lancer quelques formules dont il a le secret. Les liens douteux entre le monde politique et le monde de la finance ? Un fantasme de citoyen mal informé ! Car tout est contrôlé, vérifié et encore recontrôlé. Tout se fait dans la plus totale transparence. Les politiciens vivent dans une maison de verre va-t-il même jusqu’à dire. Et là tout d’un coup la lumière se fait. Et on réalise qu’on a failli se faire avoir. On croyait regarder une émission politique, mais en fait c’est une émission chargée de dénicher de nouveaux talents comiques. Un peu dans le genre Jamel Comedy Club pour le stand’up. Sauf que là, c’est du sit’up, amortie du beau-frère oblige.

Les rapports douteux entre monde politique et argent un fantasme ? Elle est bien bonne celle-là non !? Et le chèque de quelques millions que le nouveau trésorier de l’UMP s’apprête à signer pour dédommager la ville de Paris des emplois fictifs du RPR, c’est quoi ? Un rêve de collégienne ? Plutôt le cauchemar des citoyens qui, non contents d’avoir été dupés, non contents que tous les hauts responsables du RPR (devenu depuis l’UMP) leur aient menti pendant des années, se retrouvent maintenant à devoir payer de leur poche l’argent détourné. Et oui, parce que figurez-vous que les ressources de l’UMP proviennent en majeure partie (65% pour les derniers comptes publiés, à savoir ceux de 2008) du financement public des partis. Autrement dit c’est avec nos sous que l’UMP s’apprête à rembourser l’argent que ses élus ont détourné.

Tout serait transparent ? Là ça devient carrément irrésistible, fou rire assuré ! Pour cela, il suffit (par exemple) d’avoir en même temps en tête les déclarations de Thibaut Guigue qui, depuis des mois, cherche en vain à obtenir des informations claires et exhaustives sur les comptes de l’OTT. Il est pourtant élu municipal et … administrateur de l’OTT. Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres dans une ville où le simple fait de demander à consulter un document public fait aussitôt peser sur vous tous les soupçons de la Terre !

Un nouveau comique est né. Et il va faire des jaloux dans le métier. Rares sont ceux qui, débutants, peuvent prétendre à des revenus confortables leur permettant de s’acheter une demeure de charme nichée au milieu d’un parc de 15.000 m².

 

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commentaires

S
<br /> <br /> C'est vrai qu'il n'existe absolument aucune histoire de conflit d'intérêts entre politiques et gens fortunés... ou alors de corruption...<br /> <br /> <br /> Entendu ce jour sur france info, un doute sur l'histoire de rachat de quick par la CDC...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Rachat de Quick par la Caisse des dépôts : la justice s’interroge<br /> <br /> <br /> France Info - 04:56<br /> <br /> <br /> <br /> La Caisse des dépôts et consignations, bras financier de l’état français, avait-elle un intérêt à acquérir la chaîne de restauration Quick ? Ce<br /> rachat, réalisé il y a près de quatre ans par la filiale investissement de l’institution financière publique, suscite toujours de nombreuses interrogations. Un homme d’affaire français,<br /> Jean-Marie Kuhn, a porté plainte. Il va jusqu’à évoquer un pacte de corruption.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Rachat de Quick par la Caisse des dépôts : la justice s’interroge L’enquête d’Elodie Guéguen  (4'59")<br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> A première vue, ce scénario pourrait paraître un peu loufoque s’il n’intéressait pas la justice belge. En janvier dernier, France Baeckeland, une magistrate réputée pour son action<br /> anticorruption a ouvert une instruction pour faux, usage de faux, faux bilans dans l’établissement des comptes de Quick et<br /> infractions au code des sociétés.<br /> <br /> <br /> Reprenons le scénario depuis le début : fin 2006, la chaîne de restaurants, détenue majoritairement par le groupe du milliardaire belge Albert Frère, est à vendre. Lorsque le nom de l’acquéreur sort du chapeau, la surprise est totale : il s’agit de la<br /> filiale investissement de la Caisse des dépôts et consignations. Mais voilà, la Caisse, plus connue pour son rôle dans le financement du logement social, est<br /> régie par une mission d’intérêt général. Tout comme l’est l’ensemble de ses filiales. Elles ont des comptes à rendre, chaque année, au Parlement. Or le<br /> sénateur socialiste du Doubs Martial Bourquin doute qu’il y avait là un intérêt pour la nation : “Acheter du fast-food alors que des<br /> centaines voire des milliers de petites entreprises ont du mal à accéder au crédit, je me dis : qu’est-ce que c’est que cette politique de gribouille ?”.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Le sénateur socialiste du Doubs, Martial Bourquin, s’étonne qu’une filiale de la Caisse des dépôts décide d’acheter du "fast-food".   (2'06")<br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> UN “PACTE DE CORRUPTION” ?<br /> <br /> <br /> Mais ce qui trouble à l’époque, plus que le nom du nouveau propriétaire de Quick, c’est le montant du rachat : près de 800 millions d’euros. Une somme<br /> délirante pour Jean-Marie Kuhn. Cet industriel lorrain est à l’origine de la plainte en Belgique. Dès le départ, selon lui, tout était faussé. “Le<br /> P.-D.G. de l’époque avait donné une interview au journal Les Echos deux ans avant la cession pour dire que Quick était valorisé à 300 millions d’euros, et que, à<br /> ce prix là, il était vendeur”, raconte-t-il. “Personne ne peut croire que la Caisse des dépôts a dépensé 800 millions d’euros en se sentant trompé. On peut considérer que<br /> le vendeur et l’acquéreur étant d’accord sur un prix qui visiblement est réellement surfait, il y a donc une notion de pacte de corruption”.<br /> <br /> <br /> Ces accusations sont graves. Jean-Marie Kuhn affirme que la France, via la Caisse des dépôts, aurait volontairement fait un cadeau à Albert Frère, première fortune belge et ami de Nicolas Sarkozy. Albert Frère faisait partie des invités au fameux dîner au Fouquet’s, le soir de la présidentielle de<br /> 2007. Le milliardaire a également reçu la légion d’honneur des mains du chef de l’Etat. Les bilans de Quick auraient pu, selon<br /> Jean-Marie Kuhn, être sciemment modifiés.<br /> <br /> <br /> L’homme d’affaires va plus loin : il prétend que la filiale de la Caisse des dépôts aurait à travers cette acquisition donné à Albert Frère les liquidités nécessaires pour se renforcer dans le capital de Suez. Quelques mois plus tard, Suez et GDF parvenaient à fusionner.<br /> <br /> <br /> QUICK, UNE AFFAIRE RENTABLE<br /> <br /> <br /> La juge d’instruction belge devrait y voir un peu plus clair dans quelques jours. Elle a ordonné une expertise comptable et financière de Quick. Cela dit, rien ne<br /> permet à ce stade d’étayer cette thèse. D’ailleurs, du côté de Qualium investissement (nouveau nom de CDCCI, “caisse des dépôts et consignations capital<br /> investissement”), on récuse ces accusations.<br /> <br /> <br /> D’une part, explique l’actuel patron de Qualium, ce n’est pas de l’argent public qui a permis d’acquérir Quick, mais ce sont des fonds privés, gérés pour le compte<br /> de tiers. D’autre part, le prix payé obéissait aux règles du droit boursier. D’ailleurs, Qualium aurait rapidement récupéré une partie de sa mise via une opération<br /> immobilière. Ce qui fait que le véritable prix d’acquisition de Quick ne serait pas 800 mais 550 millions d’euros. Le rival de McDo en Europe aurait même été un investissement très rentable pour la filiale de la caisse des dépôts. En 2009, le chiffre d’affaires a atteint 930 millions d’euros. Et, cette<br /> année, le développement du halal et du bio a dopé les ventes de burgers. Aujourd’hui, la chaîne de fast-food vaudrait environ 900 millions d’euros.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Jean-Philippe Gasparotto, de la CGT de la Caisse des dépôts et consignations&nb<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> #optionsWeb { background-position: 0pt 0pt; }* > #optionsWeb { background-position: 350px 0pt; }* + html #optionsWeb { background-position: 0pt 0pt; }<br /> <br /> <br />
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