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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 07:45

OuiHopital.jpgXavier Bertrand était en visite la semaine dernière à Aix les Bains, à l’occasion des assises de la saisonnalité. A cette occasion, le ministre a confirmé son soutien au projet de nouvel hôpital public. Et a même annoncé la bonne nouvelle : le projet bénéficiera des crédits du plan ministériel « Hôpital 2012 ». Le député de la circonscription et son suppléant se sont aussitôt félicités des annonces du ministre. Rappelant qu’ils ont toujours soutenu et défendu ce projet.

 

Une bonne nouvelle pour Aix les Bains ? Non. Car le député et son suppléant ne sont pas Dominique Dord et Claude Giroud. Mais Hervé Gaymard et Vincent Rolland. Et le nouvel hôpital public qui devrait bientôt voir le jour concerne Albertville et Moûtiers. Il sera construit sur la commune de La Bathie. Ce qui n’empêchera sans doute pas Dord de s’inviter à son inauguration. Comme il l’a déjà fait récemment pour celle de l’hôpital privé Médipole à Challes les Eaux. A défaut de réussir à préserver les établissements aixois, ou à en créer de nouveau1, le député-maire d’Aix les Bains se console en allant inaugurer ceux des autres, hors de sa circonscription. Quand on pense qu’il prétend avoir des appuis aux plus hauts niveaux de l’Etat !

 

Petite précision : à elles deux réunies, Albertville et Moûtiers comptent à peu près 22.500 habitants. Soit environ ¼ de moins qu’Aix les Bains. Et si l’on considère les populations des aires d’influence respectives, Aix les Bains et ses consœurs de Tarentaise sont grosso modo à égalité.

 

 

1 On pense notamment au projet de « pole santé » privé à Drumettaz, ressemblant comme deux gouttes d’eau à Médipole. A la différence notoire que seul ce dernier a vu le jour.

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 07:46

Bruit.jpgIl y a parfois des trucs qui laissent sans voix. Ou presque. Comme par exemple cette idée de la municipalité d’Aix les Bains d’organiser en mars prochain des concerts acoustiques. Comprenez par là non amplifiés. Des concerts à destination des jeunes, et qui se veulent pédagogiques. Pour les sensibiliser aux risques liés à l’écoute de musique trop forte.

 

L’idée en soi est d’ailleurs plutôt bonne. Mais émanant de la municipalité qui à côté apporte un soutien massif (surtout du point de vue financier), plein, entier et sans réserve au festival Musilac, elle a plutôt de quoi surprendre. A votre droite Dord et Cie qui font de la prévention et de l’éducation sur les risques auditifs liés à la musique. Et toujours à votre droite (s’ils étaient à gauche ça se saurait !), les mêmes Dord et Cie qui financent à grand renfort de fonds publics le déluge de décibels de Musilac. Lequel oblige tous les spectateurs à se munir de protections auditives s’ils ne veulent pas s’exposer aux dits risques auditifs évoqués plus haut. Et contraint aussi les riverains les plus proches du festival à faire pareil, pour les mêmes raisons. Et aussi pour pouvoir dormir un minimum.

 

C’est quand même sérieusement l’hôpital qui se fout de la charité ! Car à Aix les Bains, c’est sûr, le silence n’est pas Dord. Sauf pour ce qui concerne quelques affaires immobilières et/ou financières, pour lesquelles le silence est de rigueur.

 

Rappelons que le maire, détenteur de l’autorité, a le devoir de veiller au respect la loi sur le territoire de la commune. Le respect de la loi, c’est, entre autres, de mettre fin au tapage nocturne de Musilac. Mais aussi de faire en sorte que le niveau sonore de ce festival (et de tout autre évènement, comme par exemple les raouts estivaux du casino Grand Cercle en plein centre ville1) ne dépasse pas les limites autorisées. Deux points dont chacun a pu constater une fois de plus cet été, qu’ils ne devaient pas être inscrits sur l’agenda du premier magistrat aixois.

 

 

1 Là, il a fallu que les riverains se constituent en association, et fassent appel aux services de juristes, pour arriver à faire entendre raison au casino et à la mairie réunis. Lesquels ne font qu'un, la seconde étant actionnaire du premier. Les responsables de ces 2 structures seront-ils invités à ces concerts pédagogiques ? A l'évidence ça ne leur ferait pas de mal ...

 

 

 

 

LE MOT DE LA FIN

Allez savoir pourquoi, mais il semblerait que ce projet de concerts pédagogiques ait été examiné par la commission municipale en charge de … l’urbanisme. Diantre ! Quel rapport entre l’urbanisme et les risques auditifs liés à l’écoute de musique trop forte ? Le traitement de ce projet culturel par une commission en charge de l’urbanisme aurait-il quelque chose à voir avec l’absence d’un adjoint à la culture dans la majorité Dord (malgré la promesse faite en 2008) ? A moins que la commission en charge de l’urbanisme n’ait récemment intégré une nouvelle compétences : celle des urbanités. Et qu’elle soit dès lors chargée d’apprendre les bonnes manières aux organisateurs de Musilac …

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 07:45

Il s’est sûrement trouvé des aixois qui étaient présents à l’école de Choudy à la fois le 26 octobre et le 3 novembre dernier. Le 26 octobre, c’était pour une réunion d’information de la CALB sur son chantier du Tillet. Le 3 novembre, c’était pour la réunion de quartier de la municipalité. Dans les deux cas, l’intervenant principal était le même, Dominique Dord. Une fois avec sa casquette de président de la CALB. Une fois avec sa casquette de député-maire. Dans les deux cas, il a beaucoup été question de problèmes de circulation. Déjà existants dans le quartier, ou à venir suite aux modifications envisagées dans le cadre du chantier du Tillet.

 

S’il y avait bien des aixois présents à ces deux réunions, ils ont alors pu entendre de leurs propres oreilles deux discours bien différents.

 

Dord le 26 octobre : l’idée est de couper la circulation entre l’avenue du Petit Port et le boulevard Barrier, et de faire du boulevard Garibaldi l’axe naturel de desserte du front de lac.

 

Dord le 3 novembre : il faut faire attention à ne pas concentrer toute la circulation sur le boulevard Garibaldi.

 

Deux dates à sept jours d’intervalle seulement. Et deux discours opposés. Belle leçon de « diplomatie politique ». Ou comment servir à son auditoire d’un soir la soupe qu’il veut entendre pour qu’il ne vous souffle pas trop dans les bronches. Quitte à raconter le contraire de ce qu'on avait dit une semaine plus tôt.


BdGaribaldi.jpg

Le boulevard Garibaldi à hauteur de l'école de Choudy

 

Note aux benêts

Si la circulation est bien coupée entre l’avenue du Petit Port et le boulevard Barrier, comme Dord le veut, il n’y aura pas à tortiller : la circulation sur ce secteur va forcément se retrouver concentrée sur le seul boulevard Garibaldi. Et ensuite sur les voies perpendiculaires qui desservent le front de lac lui-même.

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 07:45

LeGrandDom-FigaroEtMonde.jpg

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 07:45

Soleil.gifSi vous êtes des aficionados des séances du conseil municipal (après tout, il y a bien des fans de l’inspecteur Derrick), peut-être vous souvenez-vous qu’il y fut question, il y a quelques années, de la réfection de la toiture de l’école du Sierroz. L’opposition de gauche, dans laquelle siégeait encore Fabrice Maucci, avait alors suggéré que l’on profite de ces travaux pour implanter des panneaux solaires sur le toit de l’école.

 

Avec cet air supérieur et condescendant qu’il sait si bien prendre quand il s’agit de se tirer de l’embarras, le maire avait rétorqué (en gros) qu’il ne servait à rien de disséminer des petites surfaces de panneaux solaires un peu partout, et qu’il valait bien mieux réaliser une grande centrale photovoltaïque. Sur le toit du centre des congrès par exemple. Nul conseiller n’avait eu suffisamment de répartie pour rétorquer au maire que s’il ne sert à rien de disséminer de petites surfaces de panneaux solaires, à quoi cela sert-il de subventionner les particuliers pour que justement ils implantent quelques m² (30 tout au plus) sur leurs toits ?

 

Depuis, l’eau a coulé sur les sédiments pollués du Tillet (c’est moins poétique que l’eau qui coule sous les ponts, mais que voulez-vous, Aix les Bains compte moins de ponts qu’elle ne compte de PCB dans son lac et ses rivières). La toiture du centre des congrès en est à sa deuxième réfection. Ce qui ne l’empêche pas de continuer à fuir. Mais heureusement, comme dit l’autre, uniquement les jours où il pleut ! Et ce qui ne l’empêche pas d’être toujours vierge de toute présence d’un quelconque panneau solaire. Quant à la grande centrale photovoltaïque évoquée ce soir-là, elle pointe encore et toujours aux abonnées absentes. Et s’en est venue gonfler les rangs de ces promesses sans lendemain, de ces déclarations à l’emporte-pièce et de ces fausses bonnes nouvelles qui ne prennent vie que dans la presse.

 

 

Non loin d’Aix les Bains, dans le parc de Technolac, on trouve le fleuron de la recherche française en matière d’énergie solaire. A savoir l’INES. Encensé par le président en personne, lors d’une visite éclair au cours de laquelle il fit maintes promesses, qui s’envolèrent presque aussi vite que l’avion présidentiel (lequel devait faire fissa parce que Nicolas Sarkozy avait rendez-vous tout de suite après avec les dirigeants d’AREVA afin de préparer la vente de centrales nucléaires à qui voudrait bien nous en acheter). Pour donner un peu plus d’importance à on ne sait quoi, Technolac s’est peu de temps après vu affublé du qualificatif de Solar Innovation Campus (sic, c’est le cas de le dire !). Ah ben oui, en haut lieu, on veut bien vanter l’excellence française (on ne parle par de Sarko 1er), mais à condition de le faire … en anglais. Sans doute que Campus de l’Innovation Solaire ça faisait trop ringard.

 

Enfin bref, Technolac est censé permettre à l’industrie française de se positionner en tête sur le marché mondial. Un peu comme pour le nucléaire. Peut-être vendra-t-on un jour des centrales nucléaires dont les bâtiments réacteurs et les tours de refroidissement seront recouverts de panneaux solaires. Quoi qu’il en soit, on peut supposer que sur ce campus à la pointe de l’innovation en matière solaire, on sait vaguement de quoi on parle dès lors qu’il s’agit d’énergie photovoltaïque. Eh bien il faut croire que non ! La preuve en image ci-dessous. Figurez-vous qu’un constructeur (le crétin !) a eu l’idée d’implanter des panneaux solaires sur le toit … d’un modeste abri à vélos. Soit quelques m² tout au plus. Alors que c’est bien connu, surtout des élus de la majorité municipale aixoise, ça ne sert à rien de disséminer de petites surfaces de panneaux solaires !

 

PanneauxSolairesAbriTechnolac.jpg

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 07:45

PoliceMunicipaleZander.jpegInstallée dans l’ancien Institut Zander, là-même où Dord, en 2001, avait promis juré craché aux aixois qu’il réaliserait une salle des fêtes, la police municipale aixoise a vu ses effectifs exploser depuis le début du mandat en cours. Dans le cadre de ce que la municipalité, jamais en manque d’imagination quand il s’agit de faire prendre à la population des vessies pour des lanternes, a appelé « la refonte du stationnement ». Comprenez par là la suppression de plusieurs parkings publics gratuits, et l’extension de la zone de stationnement payant.

 

 

 

 

L’embauche de plusieurs « municipaux » supplémentaires devait permettre un contrôle accru du stationnement Et notamment de son paiement. Dame, c’est que 1 M€ balancé dans de nouveaux horodateurs, ça ne se « rentabilise » par en restant les deux pieds dans le même sabot. Ah, qu’il est loin le temps où Dord promettait d’installer une police de proximité dans les quartiers, pour rassurer les habitants, et dialoguer avec les jeunes. Mais où sont-ils donc les ilotiers de Lafin, de Franklin, de Marlioz, de la Liberté … etc. Apparemment trop occupés à faire régner l’ordre et la loi … en centre ville. Et surtout à surveiller que la cagnotte des horodateurs se remplit bien.

 

PoliceMunicipale.jpegLe Journal d’Aix les Bains exposait récemment le cas de ces municipaux « surpris » à discuter le bout de gras pendant 20 bonnes minutes (photo ci-contre, source Le Journal d'Aix les Bains, dont nous vous recommandons chaudement la lecture), à deux pas d’un chantier exécuté sans qu'un permis de construire n’ait été attribué. Ni même simplement déposé semble-t-il. Ces municipaux-là ne semblaient pas trop pressés de mettre bon ordre à cette situation pourtant illégale, et qui se déroulait sous leurs yeux. Serait-ce à dire que dans les hautes sphères1 de la municipalité, on aurait oublié d’intimer l’ordre à ces représentants de la loi de la faire respecter ? A se demander à quoi sert donc cette police municipale que les aixois entretiennent à frais de plus en plus grands.

 

http://img.over-blog.com/249x187/2/21/27/07/2010-08/Tassigny2.jpgDe notre côté, nous avons déjà fois attiré plusieurs fois votre attention sur ces infractions répétées, voire régulières, commises en certains endroits de la ville, par des automobilistes indélicats qui confondent bandes et pistes cyclables avec des places de stationnement pour leurs bagnoles. Que ce soit aux abords de la plage du Rowing, derrière la piscine, devant la gare, avenue de Lattre de Tassigny (photo ci-contre) ou encore chemin des Marmillons. Et là encore, jamais un municipal en vue pour dresser procès-verbal. A croire que les municipaux ne mettent jamais les pieds dans ces coins de la ville. Il est vrai dépourvus d’horodateurs à surveiller. Ceci expliquant peut-être cela.

 

Et voilà que, bien involontairement, le DL vient apporter sa pierre à l’édifice. Dans son édition du 29 novembre, le canard local qui ferme son bec nous apprend en effet que désormais, le personnel d’Ondéa peut mettre des PV ! Explication : 5 membres du personnel sont désormais assermentés et peuvent donc verbaliser les contrevenants qui confondent arrêts de bus et places de stationnement. Le DL précise même arrêts de bus et … couloirs réservés. Sauf qu’on ne voit pas très bien en quel endroit de la ville les bus disposent de couloirs réservés. A en croire le DL, les « hostilités » ont déjà commencé. Mais la direction d’Ondéa se veut plus pédagogue que répressive. Et jusqu’à la fin de l’année, ce seront donc des PV factices qui sont apposés sur les pare-brises des contrevenants. Une façon de les sensibiliser, et de leur faire prendre conscience des gênes que leur comportement occasionne.

 

Alors, sachant que deux des trois principaux points noirs2 se situent au cœur de la ville, c'est-à-dire sur le domaine de chasse privilégié de nos municipaux, la question se repose : à quoi servent-ils donc ? A l’évidence, malgré le triplement de leurs effectifs, ils n’ont pas su éduquer les automobilistes indélicats et peu respectueux des emplacements réservés aux bus.

 

Les contrôleurs Ondéa réussiront-ils là où les municipaux ont échoué ? C’est tout le mal qu’on leur souhaite. Quant aux aixois, ils seraient fort avisés de s’interroger sur le rôle que leurs élus dirigeants font jouer à leur police municipale. Car il convient de ne pas se tromper de « cible ». Si les municipaux faillissent aujourd’hui dans l’exécution d’un certain nombre de missions qui devraient être les leurs, la faute ne leur en revient nullement. Elle incombe à ceux qui, dans les hautes sphères, décident de qui fait quoi, quand, comment et ... à qui. Le qui étant important. Les faits récents semblant démontrer que tout le monde n'est pas logé à la même enseigne face à la loi, à son respect, et aux sanctions encourues.

 

Des hautes sphères dans lesquelles on ne manquera pas de s’extasier devant la hausse spectaculaire du nombre moyen d’heures de stationnement payées par place et par jour. Et dans lesquelles on se gardera bien de se souvenir de ces belles promesses d’une police de proximité, présente dans toute la ville, au service de la population, et non pas des tiroirs-caisses de la municipalité.

 

 


1 Hautes sphères, hautes sphères, est-ce que j’ai une gueule de hautes sphères comme disait l’autre …

2 La présence d'autant de points noirs, c’est bien la preuve que la ville rajeunit : a-t-on jamais vu une vieille dame faire une crise d’acné juvénile ?

 

 

LE MOT DE LA FIN

« Il n'y a pas de zone de non-droit ». Sous-entendu à Aix les Bains. C'est ce que déclarait la nouvelle commissaire au DL, au mois de septembre de cette année. Si tel est bien le cas, on se demande bien pour quelle raison la société Ondéa en est réduite à faire appel à ses propres contrôleurs pour essayer de faire respecter les interdictions de stationner sur les arrêts de bus.

 

Mais dans une ville où un chantier illégal ne bénéficiant d’aucun permis de construire peut être réalisé en plein centre ville sans qu’aucune autorité ne s’en émeuve, il ne faut plus s’étonner de grand-chose.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 07:45

Voila près d’un an que le contrat de partenariat public privé pour l’éclairage est en entré en vigueur. Sans attendre le premier vrai anniversaire, la municipalité a décidé de s’auto-féliciter sur la question. Et de dire tout le bien qu’elle pense de ce contrat. Schéma classique, méthode classique, avec conférence de presse et autosatisfaction de rigueur.

 

AvenueDeLattreNuit.jpg

La municipalité aixoise aime ce qui brille. Ici l’avenue de Lattre de Tassigny, refaite en 2004 sous l’égide d’un député-maire qui se dit soucieux de l’environnement depuis longtemps. Pas moins de 75 points d’éclairage en seulement 450m. Visiblement il était plus important d’en mettre plein la vue que de se soucier de l’environnement !

 

 

A en croire Sylvie Cochet, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes de l’éclairage. Dont on ne sait plus si on peut encore le qualifier de public. Tout va pour le mieux, à tel point qu’on s’étonne que l’adjointe au maire d’Aix les Bains n’ait pas encore fait pression sur le maire de Tresserve, où elle réside toujours et où elle fut aussi adjointe pendant des années, pour que cette commune se lance elle aussi dans un tel partenariat. Puisqu’il n’y a parait-il que des avantages … Un point de vue pas totalement partagé au demeurant. Le 16 décembre 2010, les élus d’Aix Avenir n’ont pas pris part au vote sur ce contrat PPP. Quant à Thibaut Guigue, il a voté contre. Et il faut y ajouter un recours devant le tribunal administratif. Décidément, PPP a bien du mal à rimer avec pouvoir privatiser peinard. Car le maire a beau dire tout ce qu’il veut, signer un contrat de 15 ans avec un grand groupe comme VINCI, cela revient bel et bien à une privatisation. Et comme toujours, lorsqu’il y a privatisation, il y a forcément recherche de bénéfices pour le prestataire privé qui décroche l’affaire. VINCI n’étant pas plus philanthrope que ces concurrents, les contribuables aixois vont donc mettre la main à la poche pour financer les bénéfices de VINCI. En contrepartie, le groupe fera comme il voudra pour l’éclairage aixois. Ce sont ses équipes qui décideront que là il faut mettre tel matériel, ou qu’ici il faut utiliser telle technologie. Que cela réponde ou non au mieux aux besoins de la ville ne sera pas la priorité. La priorité, ce sera de coller avec la politique maison, et de placer les matériels pour lesquels VINCI aura pu négocier les meilleures marges (pour son propre compte).

 

D’autant qu’avec la mise en place du contrat PPP, la ville va perdre toute compétence interne liée à l’éclairage. On voit mal Sylvie Cochet aller discuter le bout de gras technique avec les ingénieurs de VINCI. D’autant moins qu’il parait que l’éclairage est un domaine hautement technique !

 

Présent lors de la conférence de presse, Daniel Caille, responsable des services techniques, a expliqué aux journalistes « qu’une ville doit être généraliste ». Ajoutant « qu’on aurait pu créer un service électricité au sein des services techniques et investir », mais qu’en pratique « la ville externalisait déjà beaucoup de travaux et les employés faisaient de la maintenance ». Une ville doit être généraliste. Mais ça veut dire quoi au juste ça ? Si on comprend bien Daniel Caille, qu’elle ne doit pas s’occuper elle-même de son éclairage. Ni de son eau, également gérée par un privé à Aix les Bains (la SAUR). Tant qu’à faire, autant continuer. Confions également la gestion de l’informatique à un prestataire privé : l’informatique c’est technique, et puis ça évolue très vite. Même chose pour la communication, elle aussi affaire de spécialistes. Et puis n’oublions pas non plus les affaires juridiques, trop pointues et spécialisées pour être confiées à de quelconques fonctionnaires. Et tiens, la voirie, c’est y pas technique ça la voirie ? Mais si tudieu ! Une réglementation complexe et qui en plus change tout le temps. Allez hop, privatisons aussi la gestion des aménagements de voirie. Et puis aussi les services de l’urbanisme, affaire de spécialistes s’il en est … etc.

 

Mais oui il a raison Daniel Caille, la ville doit être généraliste. Alors confions tout ce qui est un peu technique au privé et virons à tour de bras. Le responsable informatique ? Exit ! La chargée de communication ? Out ! Le responsable de la voirie ? Dehors ! Etc. Et avec eux tous les employés de la ville qui travaillent dans leurs services. Parce que ce ne sont pas des services généralistes. En tout cas pas plus que ne peuvent l’être les services de l’eau et de l’éclairage. Mais au fait on y pense, le responsable de la voirie ce ne serait pas précisément Daniel Caille ? Mince alors, vous croyez que lui aussi va sauter ?

 

 

LE MOT DE LA FIN

Cela faisait des décennies que l’éclairage public de la ville était géré par la commune. Avec un recours important à la sous-traitance auprès d’entreprises privées. Mais avec une compétence technique interne, qui permet de dialoguer d’égal à égal avec les entreprises, sur le plan technique. Ce que des élus ne peuvent pas faire. Des décennies que ce système fonctionnait, et qu’il fonctionnait bien. Si vous avez constaté une dégradation ces dernières années (mais est-ce le cas ?), elle ne trouve pas sa source dans ce mode de gestion publique. Mais plutôt dans le fait que depuis 5 ans Dord n’avait qu’une idée en tête : faire un contrat PPP ! Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage …

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 07:45

Astoria.jpgLa nouvelle est tombée il y a quelques jours, comme un couperet. L’Astoria, fleuron de l’hôtellerie aixoise et du patrimoine architectural de la ville, va bientôt être transformé en appartements. Situé en plein centre ville face à la mairie et aux anciens thermes, l’Astoria va ainsi venir gonfler les rangs déjà bien garnis des nombreux hôtels qui, depuis 10 ans, ont fermé leurs portes.

 

La municipalité s’émeut de cette transformation à venir. Sans pour autant prendre la peine de rappeler qu’elle n’est qu’une énième du genre depuis 2001. Sans parler des hôtels qui ont purement et simplement mis la clé sous la porte. Face à cette vague, les quelques rares nouveaux établissements ayant ouvert peinent à donner bonne figure au renouveau de l’hôtellerie aixoise (sic) auquel Dord et Cie voudraient nous faire croire. En 2006, l’Astoria avait déjà changé de main. La MGEN (mutuelle générale de l’éducation nationale) avait cédé l’hôtel pour 4 M€ à la société AG Consultants, appartenant à la famille Garancini. La même famille qui quelques années plus tôt avait réussi le tour de force d’acheter à la ville l’ancien institut Zander, avant de le revendre … à la ville, dans le même état, mais 5 fois plus cher, en 2001. Tout en profitant de l’aubaine pour acquérir 3 hectares de terrains en bordure du bois Vidal pour le prix dérisoire de 15 euros/m². Prix assorti de servitudes gratuites sur 2 autres hectares de terrains municipaux.

 

A l’époque (en 2001), les Garancini et la municipalité Dord faisait miroiter des projets mirobolants. L’ancien Zander allait être transformé dès 2002 en salle des fêtes. Cette salle des fêtes qu’Aix les Bains était sans doute la seule commune du département à ne pas posséder et qui faisait tant défaut aux familles, surtout les  plus modestes. C’est le discours tenu par Dord à son conseil municipal en décembre 2001. Les trémolos dans la voix en moins, parce que ce n’est pas facile de faire des trémolos dans un texte. Quant aux terrains du bois Vidal, les Garancini, et Dord avec eux, promettaient d’y réaliser un complexe industrialo-touristico-thermalo-commerçant ! Un truc tellement énorme qu’on est obligé pour en parler d’user d’un barbarisme ronflant. Jugez plutôt : un centre de recherche en cosmétique, une résidence hôtelière, un complexe de thermalisme et de bien-être, des commerces, des services. Voila tout ce que les Garancini et Dord réunis promettaient mordicus aux aixois.

 

10 ans plus tard, rien de tout cela n’a vu le jour. Aix les Bains n’a toujours pas de salle des fêtes. Et les terrains du bois Vidal attendent tranquillement une modification du PLU pour être ouverts à l’urbanisation non liée au thermalisme. Ce qui permettrait aux heureux propriétaires de toucher le jackpot en les revendant au moins 15 fois leur prix d’achat.

 

En 2006, avec l’Astoria, les mêmes musiciens nous ont peu ou prou rejoué la même partition. Cette fois-ci, c’était le pape de la thalasso océanique (!), Serge Blanco, avec qui les Garancini allaient réaliser monts et merveilles à l’Astoria. Pour l’occasion, il était même question de redonner vie aux anciens thermes Pellegrini. Avec, là encore, la création d’un centre de balnéothérapie. A Aix plus qu’ailleurs, l’histoire est un éternel recommencement. Rien de tout cela ne s’est fait non plus. Serge Blanco n’est pas venu apporter son savoir-faire. Peut-être alerté par l’expérience peu concluante des Garancini sur les terrains du bois Vidal. Il faut rappeler qu’au moment des « négociations » de  2006, la famille Garancini n’avait pas encore déposé la moindre demande de permis de construire pour les terrains achetés en 2001. Et vendus dans l’urgence par la ville, parce que, parait-il, les investisseurs piaffaient d’impatience.

 

En 2006, Dord promettait d’exercer le droit de préemption de la commune sur la vente de l’Astoria. De façon à garantir l’avenir de cet hôtel. L’opération devait être portée par la SAEMCARRA, dont la ville est actionnaire majoritaire. Et ne devait rien coûter aux contribuables, les mensualités des emprunts nécessaires à l’acquisition devant être financées par les loyers payés par l’exploitant qui devait reprendre le fond de commerce pour au moins 15 ans. « La ville rachète l’Astoria » n’avait pas hésité à titrer un journal local, sur la foi des affirmations du député-maire. Et là encore, rien de tout cela ne s’est fait. Aujourd’hui les Garancini s’apprêtent à finaliser ce qui était très certainement leur objectif initial en rachetant l’Astoria en 2006. A savoir le transformer en appartements et ainsi réaliser quelques plus-values sur leurs reventes. Et la municipalité de verser quelques larmes et de regretter la disparition de cet hôtel, fleuron du patrimoine aixois. Regrettant de ne pas pouvoir faire grand-chose contre. Mais sans regretter de ne pas avoir mené le rachat de 2006 à son terme. Et sans expliquer les raisons de cet abandon. Il faudra quand même surveiller de près les noms des acquéreurs des futurs appartements de la future résidence Astoria. On ne serait pas surpris outre mesure d’y retrouver des noms connus. Une bonne affaire immobilière, ça ne se refuse pas.

 

 

ASTORIA ET CASINO ...

Au-delà des pérégrinations politico-financiaro-immobilières de l’Astoria, il y a un autre aspect qui mérite d’être évoqué. Si la MGEN s’est séparé de son bien en 2006, ce n’est pas de gaité de cœur. Ni par nécessité économique. Mais par obligation légale résultant d’une nouvelle réglementation. Laquelle rendait incompatible le statut de mutuelle avec l’exploitation d’un fond de commerce. Soucieux de respecter la nouvelle législation en vigueur, les dirigeants de la MGEN se sont donc résolus à vendre l’Astoria. A quelques dizaines de mètres de là, d’autres dirigeants semblent bien moins empressés à respecter la législation en vigueur. Pas plus que les injonctions des magistrats de la cour des comptes. Lesquels rappellent régulièrement à la ville d’Aix les Bains, depuis 2002, qu’elle n’a rien à faire dans l’actionnariat de la SA du Grand Cercle, qui gère le casino du même nom. Qu’elle n’a rien à y faire, et qu’elle doit mettre un terme à cette situation « irrégulière au regard du droit positif », pour reprendre la formule quelque peu absconse de la cour des comptes.

 

Pour être plus clair, voici ce que dit le code général des collectivités territoriales (article L2253-1) : Sont exclues, sauf autorisation prévue par décret en Conseil d'Etat, toutes participations d'une commune dans le capital d'une société commerciale et de tout autre organisme à but lucratif n'ayant pas pour objet d'exploiter les services communaux ou des activités d'intérêt général dans les conditions prévues à l'article L. 2253-2.

 

Un casino est à l’évidence un organisme à but lucratif n'ayant pas pour objet d'exploiter les services communaux. Et ses activités ne relèvent pas, toujours à l’évidence, de l’intérêt général. En l’absence d’un décret en Conseil d’Etat (que Dord annonce depuis 2002 !), la participation de la ville et de ses satellites au capital de la SA du Grand Cercle est donc purement et simplement illégal. Accessoirement (!), cette situation amène la ville à s’auto-attribuer une délégation de service public pour l’exploitation des jeux d’argent. Une double illégalité dont Dominique Dord s’accommode visiblement très bien. Arguant de l’intérêt économique que la ville tire de cette situation. Tiens donc ! Il serait alors légitime d’être dans l’illégalité si cela est justifié par un intérêt économique ? Voila qui pourrait faire une jurisprudence intéressante. Les dirigeants de la MGEN commencent peut-être à regretter de s’être, eux, conformer aux exigences de la loi …

 

NOTA

Le capital de la SA du Grand Cercle se compose de 444 actions. Réparties entre actionnaires privés (194) et actionnaires publics (250). Parmi les actionnaires publics, la ville d’Aix les Bains est le principal. Elle détient à elle seule 129 actions. Auxquelles s’ajoutent les 20 détenues par son CCAS, et les 8 de son Office du Tourisme. En nombre d’actions, elle est majoritaire. Mais pas en droit de vote, puisque ses 157 actions ne lui donne droit qu’à 48 voix, sur 275 au total.

 

CasinoAIx.jpg

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 07:43

LogoUniversiteSavoie.jpgLa nouvelle est tombée la semaine dernière. Mais elle n’aura surpris personne. La mise sous tutelle financière de l’université de Savoie lui pendait au nez depuis le printemps dernier. En fait, suite à deux exercices 2009 et 2010 déficitaires, la procédure a été automatique enclenchée par l’Etat. L’équipe dirigeante a simplement obtenu un sursis. Arguant qu’en fait, l’exercice 2010 serait excédentaire de 1,4 M€, et non déficitaire de 0,5 M€. A se demander où sont passés les 1,9 M€ correspondant à la différence. N’ayant pas de réponse précise à apporter à cette épineuse question, on laissera les représentants de l’Etat et ceux de l’université en débattre entre gens de bonne compagnie.

 

Et comme il n’est pas de bonne compagnie qui ne se quitte, quittons celle-ci illico presto pour en venir à ce qui nous a fait mettre cet article en ligne. Voyons voyons, de quoi peut-il bien s’agir ? Rappelons le contexte : un établissement public déficitaire qui se débat visiblement dans des difficultés financières, bien qu’étant le fleuron de la Savoie dans son domaine, à savoir l’enseignement supérieur. Ca ne vous rappelle rien ? Mais si. Bon sang mais c’est bien sûr. Cet autre fleuron savoyard, établissement le plus moderne d’Europe, navire amiral du … thermalisme aixois. Eh oui, les thermes Chevalley. Ou plus précisément feux les thermes nationaux d’Aix les Bains. Eux aussi étaient sur le déclin. Eux aussi de débattaient dans des difficultés financières. La différence c’est que l’Etat n’avait pas besoin de les mettre sous sa tutelle, puisqu’il en était déjà propriétaire.

 

Heureusement, Super Dom est arrivé à leur rescousse. Et que je te promets 40.000 curistes par an. Et que je te jure que le bien-être va permettre de redresser la barre en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Et que pour sûr la transformation en EPIC va tout arranger … etc. Vous connaissez la suite. Faillite. Privatisation. Licenciements. Bradage.

 

On ne sait pas encore ce que l’avenir réserve à l’université de Savoie. Il reste à espérer pour elle qu’un champion de la trempe de Super Dom ne volera pas à son secours. Sinon, son avenir est tout tracé : d’ici 10 ans (au mieux) l’université de Savoie aura perdu un tiers de ses étudiants, aura licencié par loin de 400 personnes, et sera devenue une université privée dont le patrimoine aura été revendu pour le 15ème de sa valeur.

 

Comme dit l’adage, gardez-moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge !

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 07:45

Grâce au contrat de partenariat public privé conclu avec VINCI/CITEOS en début d’année, le flux lumineux va baisser de 30% sur l’avenue de Lattre de Tassigny en pleine nuit. Avec autant d’économie d’énergie à la clé. C’est ce qu’explique, sans rire, Sylvie Cochet, adjointe au maire.

 

Oubliant au passage d’expliquer en quoi il était impossible de faire la même chose sans pour autant privatiser la gestion de l’éclairage public. L’absence de cette explication étant simplement due au fait qu’en réalité il était tout à fait possible de faire la même chose sans privatisation.

 

Oubliant aussi de rappeler que le simple changement d’ampoules d’anciennes technologies par des ampoules plus modernes permet un gain de consommation de 30 à 50%. Et là encore sans avoir besoin de privatiser l’éclairage pendant 15 ans.

 

Oubliant aussi que l’avenue de Lattre de Tassigny est sans doute le plus mauvais exemple qu’elle pouvait choisir. Car le moins que l’on puisse dire, c’est que lors de sa réfection lors du précédent mandat, ce ne sont à l’évidence ni les économies d’énergie ni les préoccupations environnementales qui ont prévalues. Jugez plutôt : sur 450m de long, Dord y a fait installer pas moins de 75 points d’éclairage. Sans compter ceux des deux ronds-points à chaque extrémité. Un record inégalé !

 

Pour un gars qui se prétend aujourd’hui écologiste de la première heure, soucieux de l’environnement bien avant que ce ne soit à la mode, ça la fout mal ! Mais ça permet aux aixois de rire un bon coup !

 

(suite de l'article après la photo)

 AvenueDeLattreVueNuit.jpg

L’avenue de Lattre de Tassigny : 75 points d’éclairage sur 450m

Un record inégalé signé d’un député champion de l’environnement

 

 

Tiens, pour faire des économies d’énergie sur l’éclairage de cette avenue, on connait un autre moyen. On fait venir quelques jeunes en mal d’occupation, on les arme de lance-pierres et hop, on les charge de dégommer une ampoule sur deux. Question éclairage, ça ne changerait pas grand-chose. Mais on aurait instantanément et en permanence 50% d’économies d’énergie. En prime la ville pourrait se vanter de proposer des activités de loisir inédites à ses jeunes. Et ça ne couterait pas grand-chose aux aixois.

 

Autre idée : on pourrait enlever un lampadaire sur deux et les revendre d’occasion à un quelconque émir du Qatar. Qui en aurait bien l’usage pour éclairer un coin perdu du désert. Là ce serait encore mieux : non seulement on aurait 50% d’économies d’énergie, mais en plus la ville se ferait de la grat’ sur la revente des matériels !

 

On pourrait aussi remplacer certaines ampoules en suspendant des élus en remplacement. Parce qu’il y en a plus d’un persuadé d’être … une lumière !

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