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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 07:45

Chose promise, chose due. On sait bien que nos politiques ne nous ont pas toujours habitués, loin s’en faut, à respecter cet adage. Mais de notre côté, on essaie de s’y tenir. Retour donc sur la bourde que constitue l’aveu par le maire à la presse des raisons motivant le loyer très bas consenti à l’école Peyrefitte.

 

Rappelons brièvement le contexte de l’histoire. Depuis 2006, l’école Peyrefitte occupe 1.000 m² dans l’aile sud des anciens thermes. Une propriété de l’Etat, que la ville a décidé de racheter en 2010, mais pour laquelle la cession n’a pas encore été bouclée. La ville dispose d’une convention d’occupation accordée par l’Etat. Valable pour elle-même, pour d’autres services publics, ou pour des sociétés privées concourant à l’exercice d’une mission d’utilité publique. Un établissement d’enseignement privé peut-il entrer dans cette dernière catégorie ? Il nous semble que non. Mais passons sur ce « détail » qui n’est pas l’objet de cet article. Pour concéder un droit d’occupation à Peyrefitte, la ville a signé en 2006 une convention avec cette société (ITCC). Convention qui prévoyait que les aménagements et agencements étaient à la charge de Peyrefitte. Pour un montant HT d’environ 428.000 euros, à financer par un emprunt sur 7 ans garanti par la ville elle-même. En sus, la convention de 2006 prévoyait que Peyrefitte devrait s’acquitter d’un loyer annuel de 5.000 euros (417 euros par mois !). Loyer révisé en 2010 où il est passé à 10.000 euros par an (834 euros par mois).

 

LoyerPeyrefitteDL17juin2011Nous nous étions toujours demandés ce qui pouvait bien justifier un loyer aussi dérisoire, sans le moindre rapport avec les prix du marché. Rien dans les délibérations du conseil municipal ni dans la convention passée entre la ville et Peyrefitte ne permettait de se faire une idée. La question est donc demeurée sans réponse. Jusqu’au 17 juin dernier, date à laquelle le Dauphiné Libéré reprenait les propos du maire, expliquant que si Peyrefitte vers un loyer symbolique à la ville, c’est parce qu’elle a pris en charge la totalité des travaux pour pouvoir s’installer (extrait ci-contre).

 

Voila donc un point éclairci. Ou presque. Car à aucun moment ce lien de cause à effet n’a clairement été exposé aux élus. Lesquels auraient pourtant dus en être clairement informés. Mieux, les raisons motivant le loyer symbolique auraient dues figurer en clair dans une délibération, ce qui n’a pas été le cas. Passons encore sur ce nouveau « détail ». Même si ça commence à faire beaucoup. Passons, mais non sans soulever une question à laquelle on a bien du mal à trouver une réponse : si le loyer symbolique est consenti en contrepartie du financement des travaux par Peyrefitte, pourquoi ce loyer a-t-il soudainement été doublé en 2010 ? En toute logique il aurait du rester le même, puisque l’emprunt finançant les travaux en question coure jusqu’en 2013.

 

Avant de continuer, ouvrons une courte parenthèse pour évoquer les résultats financiers de la société ITCC Aix les Bains. En 2010, ITCC a réalisé un bénéfice net après impôts de 226.000 euros. En 2009, le bénéfice était de 232.000 euros. 97.000 euros en 2008, 5.000 euros en 2007. Et une perte de -32.000 euros en 2006, Au final, en 5 années d’existence, ITCC Aix les Bains a engrangé 528.000 euros de bénéfices nets. Soit en gros 1,25 fois le montant des travaux qu’elle a du prendre en charge pour s’installer. La conclusion coule de source : ce que finance le loyer symbolique consenti par Dord et ses acolytes, ce ne sont pas les travaux faits par Peyrefitte, mais les bénéfices de ses actionnaires. Est-ce normal qu’une collectivité publique finance les bénéfices d’une société privée. Là aussi la réponse coule de source. Parenthèse refermée.

 

Revenons-en au fil de notre article. Si on parle de bourde à propos de l’aveu du maire concernant les raisons du loyer symbolique de Peyrefitte, c’est pour deux raisons. La première c’est que, nonobstant le paragraphe qui précède, et qui montre bien que Peyrefitte n’avait nullement besoin de ce très gros coup de pouce, le maire vient par ses propos de signer l’arrêt de mort de ces conditions avantageuses. Un arrêt de mort exécutoire au plus tard à l’extinction de l’emprunt contracté pour financer les travaux, c'est-à-dire en 2013. Et pour cause : plus d’emprunt, plus de mensualités à rembourser, donc plus charges inhérentes aux travaux. Et par voie de conséquence, plus aucune raison de continuer à consentir à Peyrefitte un loyer aussi dérisoire. Reste donc à attendre 2013 pour voir ce qu’il adviendra. Même si, on le répète, au vu des résultats financiers de Peyrefitte, on ne voit pas pourquoi il n’a pas été mis un terme à cet avantage dès 2009.

 

La seconde raison qui nous fait parler de bourde, c’est que ce que nous venons d’exposer juste au-dessus, et qui répond à une logique difficilement discutable, est en totale contradiction avec l’engagement écrit pris par Dord et sa majorité de 2006. Selon l’article 8 de la convention passée entre la ville et Peyrefitte, lorsque la ville deviendra propriétaire des anciens thermes (ce qui devrait être chose faite en 2011), la convention sera transformée en bail commercial, dont les conditions, notamment financières, seront calquées sur celle de la convention (lire ci-dessous l’article 8 en question).

PeyrefitteConvention2006BBailCommercial 

Or la convention en question ne prévoit aucune clause de révision pour le loyer. Pas même une indexation annuelle comme c’est habituellement le cas pour n’importe quel loyer. En clair, Peyrefitte peut donc se prévaloir d’une garantie ad vitam aeternam de son loyer symbolique.

 

Sans aller jusqu’à dire qu’on attend 2013 avec impatience, on est quand même curieux de savoir comment le maire va se sortir de ce sac de nœuds dans lequel il s’est lui-même enfermé. D’un côté il ne peut plus faire autrement que d’aligner le loyer de Peyrefitte sur les prix du marché, et de l’autre il s’est engagé à n’en rien faire. On croit deviner que les petites cellules grises du directeur général des services vont devoir carburer au super pour trouver une issue de secours …

 

 


LE MOT DE LA FIN

Si la ville est sûre du montant emprunté par ITCC, puisqu’elle se porte garante et donc qu’elle a forcément eu accès aux modalités détaillées de l’emprunt, en revanche elle n’exerce aucun contrôle sur l’emploi fait par ITCC de la somme empruntée. Rien en effet dans la convention ne prévoit qu’ITCC doive justifier qu’elle réalise bien les 428.000 euros HT de travaux qui lui valent pourtant, dixit Dord, de payer un loyer symbolique depuis 5 ans. Et comme ITCC est une société privée, la ville ne dispose d’aucun droit de regard sur sa comptabilité. Voila une municipalité qui fait preuve de beaucoup de naïveté en affaires. Elle concède un loyer symbolique en contrepartie de la réalisation de travaux, mais sans se donner les moyens de contrôler que les travaux en question son bien réalisés, pour le montant prévu.

 

Avec de telles conditions, ITCC pourrait tout aussi bien avoir financé également du matériel informatique, du mobilier, une voiture de fonction … etc. Autant de choses dont l’acquisition justifierait encore moins le loyer symbolique consenti par la ville.

 

Le parallèle est intéressant à faire avec la procédure imposée aux aixois pour obtenir le versement de l’aide à l’acquisition d’un vélo à assistance électrique. Pour obtenir 250 euros maximum, chaque acheteur doit fournir une copie de la facture acquittée, un certificat de conformité du vélo, un justificatif de domicile et une attestation de son employeur précisant le montant de l’aide versée à son salarié (ou l’absence de versement d’aide). Tout ça pour 250 euros. Et pour Peyrefitte et son loyer symbolique (soit plusieurs milliers d’euros d’aide municipale tous les mois), rien ! Pas le moindre petit justificatif demandé. De toute évidence, la municipalité fait beaucoup plus confiance aux dirigeants de Peyrefitte qu'à ses propres administrés.

 

Détail « amusant » : entre le projet initial de 2005 et celui validé par les élus en 2006, le montant annoncé pour les travaux a grimpé de +14%. Pourquoi ? Apparemment aucun élu n’a eu l’idée de poser la question.


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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 07:44

Titre un rien capillotracté, mais que vous allez comprendre. Des mots, la mairie nous en sort à la pelle pour vanter la soit disant renaissance d’Aix les Bains, et son attractivité parait-il plus forte que jamais. Le graphique, c’est celui de l’évolution de la population et du nombre de logements à Aix les Bains depuis 1968 (données INSEE). D’un côté le discours, de l’autre la réalité des chiffres.

 

Pour Dominique Dord, pas de doute : depuis qu’il a pris les rênes de la ville en 2001, celle-ci est devenue plus attractive que jamais. La preuve : elle connaitrait une croissance démographique sans précédent. Voyons un peu ce que disent les chiffres officiels de l’INSEE à ce propos. Ils sont bien résumer par le graphique ci-dessous, qui couvre la période allant de 1968 à 2007 (date du dernier recensement).

 

AixPopulationLogements1968-2007.jpg 

En rouge, la courbe de la population. On voit clairement qu’elle suit une pente quasi constante depuis 40 ans. Avec une croissance annuelle moyenne de +0,83% sur la période étudiée. Sur la période 1999-2007, qui inclut les 7 années du premier mandat de Dord, cette moyenne annuelle est de +0,75%. Une valeur inférieure à la moyenne des 40 ans. Si comme le prétend la mairie aixoise, la croissance démographique de la ville est la traduction de son attractivité, les chiffres ci-dessus permettent de conclure sans discussion possible que sous l’ère Dord, la ville n’est pas plus attractive qu’avant. Elle le serait même un peu moins.

 

Pour mémoire on rappelle que la croissance démographique de la Savoie, sur la période 1999-2007 est près de 2 fois supérieure à celle d’Aix les Bains. Ce qui n’empêche pas la municipalité d’affirmer, avec autant d’aplomb que de mauvaise foi, qu’Aix serait la ville la plus attractive du département !

 

 

En bleu, la courbe du nombre de logements. Tous types confondus : résidences principales, secondaires et occasionnelles (tourisme). Si la courbe montre une légère reprise sur la période 1999-2007 par rapport à 1990-1999, elle montre aussi que le rythme de construction de nouveaux logements a été équivalent à celui des périodes 1968-1975 et 1982-1990, et bien en-dessous de ce qui a été fait entre 1975 et 1982. Une nouvelle indication claire et incontestable qu’Aix les Bains ne connait ni une croissance ni une attractivité sans précédent. Contrairement à ce que d'aucuns nous serinent à longueur de magazines municipaux et autres parutions à leur gloire.

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 07:45

« Dans le cadre d’une demande d’alignement individuelle, déposée par Monsieur et Madame MAILLET Jean-Marie, domiciliés 38, chemin des Grands Champs, il a été proposé par les services techniques d’acquérir une emprise foncière de 20 m², à détacher de la parcelle cadastrée section BN n°526, en vue de permettre un élargissement à 8 mètres du chemin des Grands Champs ». Ainsi parlait non pas Zarathoustra, mais la délibération n°3 soumise aux élus aixois lundi 20 juin au conseil municipal.

 

Cette même délibération précisait, sans rire, que « Le prix de vente a été négocié à 120 euros le m², soit un montant total de (2.400 euros) DEUX MILLE QUATRE CENT EUROS, net vendeur ». Eh oui, le prix de vente a été négocié. Mais par qui au juste ? Rappelons un peu le contexte. Pour des raisons qui les regardent, MM.MAILLET souhaitent se séparer d’une partie d’une parcelle leur appartenant, sur laquelle ils ont construit leur maison. Ce sont eux qui font la demande à la ville. Laquelle, jusqu’alors, ne s’était jamais soucié le moins de monde de ce bout de terrain. Personne, pas plus à la municipalité qu’aux services techniques, n’avait jusque-là eu l’idée de se dire « Tiens, et si on rachetait ce bout de terrain ! ». Autant dire qu’à l’évidence, la ville n’avait nul besoin de ces 20 m², et que l’alignement ne correspondait à aucune utilité publique.

 

Et c’est donc dans ce contexte que la ville a négocié (sic) le rachat de ce bout de terrain qui ne lui sert à rien, au prix de 120 euros le m². On imagine combien les négociations ont du être âpres, longues et difficiles, pour en arriver à ce prix là. Une sacrée aubaine pour la ville que d’arriver à un tel prix pour acheter un terrain dont elle n’a aucun besoin ! Sans compter que dans le même temps, les fins négociateurs de la ville ont réussi à obtenir, grâce à leurs immenses talents, que les frais de notaire et de géomètre soient à la charge … de la ville ! Fantastique, extraordinaire, on ne peut que s’incliner devant une telle réussite. Mais non sans s’interroger : sont-ce les mêmes négociateurs qui pour la ville, ont proposé de céder 1.500 m² de terrain sur l’emprise du golf (avec en prime dessus une bâtisse de 150 m² à rénover) pour 150.000 euros, soit 100 euros le m² ? Proposition acceptée sans ciller par les élus de la majorité le 28 mars dernier, tout comme celle soumise à leur vote le 20 juin. Et encore faut-il pour proposer une comparaison digne de ce nom, tenir compte de la valeur de la bâtisse existante. Même à rénover, ses 150 m² peuvent difficilement valoir moins de 500 euros chacun. Ce qui nous fait en réalité le m² de terrain au maximum à 50 euros.

 

 

Mais au fait, à quoi ressemble-t-il ce bout de terrain racheté fort cher par la ville chemin des Grands Champs ? En voici un premier aperçu. En gros, la partie rachetée correspond à la haie. On distingue à gauche les compteurs ainsi qu’un muret qui délimite désormais la propriété de MM.MAILLET. On distingue aussi l’amorce d’un trottoir, qui peut laisser supposer que l’intérêt de l’alignement serait la prolongation du dit trottoir. Sauf que l’on voit que quelques mètres plus loin (à hauteur de la voiture bleue), il n’y a pas non plus de trottoir. 120 euros du m² pour prolonger de quelques mètres un trottoir qui ne débouche sur rien : le prix en vaut-il la chandelle ? Il semble plutôt difficile de répondre oui à cette question.

 Alignement-1.jpg

 

Quant à l’intérêt pour la ville « de permettre un élargissement à 8 mètres du chemin des Grands Champs », il apparaît plus que douteux. Surtout si on change d’angle de vue (photo ci-dessous). On voit que juste après les 20 m² en question, les riverains garent leurs voitures. Le but de cette opération foncière serait-il dès lors de permettre à des riverains et des visiteurs de stationner devant la propriété de MM.MAILLET ? Cela y ressemble fort. Mais pour ce faire, pas besoin pour la ville de dépenser plusieurs milliers d’euros (2.400 pour le terrain, et autant si ce n’est plus en frais de notaire et de géomètre) : il suffit de couper la haie !

 

Mais parmi les élus qui le 20 juin ont voté favorablement, combien sont allés voir sur place ce qui pouvait justifier que la ville dépense autant pour quelque chose dont elle n’avait pas besoin ? On espère pour eux qu'ils sont plus précautionneux quand il s'agit de dépenser leurs deniers personnels.

Alignement-2.jpg

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 07:44

VAE.jpgInutile de toucher au cordon de votre box d’accès à internet : il n’y a pas d’écho sur la ligne ! Non, si le titre de cet article comporte trois fois de suite le mot « réfléchit », c’est pour bien matérialiser que la mairie prend le temps de la … réflexion. S’agissant de l’achat de vélos électriques. Explications.

 

Le n°25 de la Lettre d’Aix les Bains vient de paraître. Un n° entièrement consacré à un dossier spécial vélo. Et à toutes les actions que la mairie est censée projeter ou avoir réalisées pour faciliter et encourage l’usage du deux-roues à propulsion humaine (!). En page 2 de cet opuscule, on trouve un article sur la vélostation aixoise, Vélodéa. Une vélostation qui, comme chacun peut le lire (voir extrait ci-dessous), dispose de 86 « machines », dont 6 à assistance électrique. Retenez bien ce chiffre avant de poursuivre la lecture de cet article, dont le texte continue en dessous de l’image.

 LettreAix25Velodea.jpg

Il y a donc 6 vélos à assistance électrique à la vélostation d’Aix les Bains (on le rappelle à l’intention de nos aimables lecteurs atteint de la maladie d’Alzeimer, et aussi à l’intention de nos lecteurs élus, tant on sait que cette dernière catégorie de personnes a souvent la mémoire très très courte). Bon, fondamentalement, on peut déjà dire que ça ne fait pas beaucoup. Voire que ça fait peu. Ou encore pas assez. En tout cas, ça ne fait pas le compte. Mais le compte de quoi ? Le compte des 200 vélos électriques pour l’acquisition desquels la mairie est parait-il en réflexion depuis … plus d’un an. Eh oui, ça fait un peu plus d’un an que la mairie annonçait la nouvelle à la presse. Et au ton employé à l’époque, l’acquisition de ces 200 vélos électriques (destinés à la location aux aixois et aux visiteurs) était quasiment chose faite. C’était une question de semaines, de mois tout au plus. Bon, il est vrai qu’une année finalement ce n’est que des mois. Douze pour être précis. L’honneur est sauf. Et puis, il n’est jamais trop tard pour bien faire. En espérant simplement que cette promesse là ne soit pas encore une promesse en l’air. Au risque de voir le ciel aixois s’obscurcir, à force qu’y flottent toutes ces belles promesses en l’air …

 

 

Pour vous aider à recouvrer la mémoira à propos de ces 200 vélos électriques, cliquez ici.

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 07:45

Nous l’avions déjà laissé entendre depuis plusieurs mois. En fait dès l’annonce du rachat des thermes par Valvital. Le député-maire d’Aix les Bains, vice-président du conseil d’administration de l’ancien EPIC des thermes nationaux, l’a confirmé à la presse locale la semaine dernière : la société Valvital occupe les anciens thermes sans verser de loyer.

 

En juillet 2010, le conseil municipal d’Aix les Bains décidait de racheter les bâtiments des anciens thermes à l’Etat, pour 1,2 million d’euros. Des bâtiments que la ville occupe en partie depuis plusieurs années. Elle y loge notamment son office du tourisme, ainsi que divers autres services municipaux. Elle y loge également une société privée : l’école Peyrefitte. En contradiction avec les termes de la convention d’occupation conclue entre l’Etat et la ville, qui précise que la ville peut concéder un droit d’occupation à d’autres collectivités publiques, ainsi qu’à des sociétés privées, mais pour ces dernières à la condition expresse qu’elle concoure à l’exercice d’une mission d’utilité publique. Ce qui n’est pas le cas d’un établissement d’enseignement privé qui n’est pas sous contrat avec l’Etat.

 

ValvitalDL11juin2011.jpgDans les bâtiments des anciens thermes, on trouve également la direction, l’accueil et les services administratifs de l’établissement thermal. Etablissement privatisé au début de cette année, au (grand) bénéfice de la société Valvital. Mais si cette dernière a trouvé beaucoup de choses dans sa corbeille de mariée, les locaux qu’elle occupe dans les anciens thermes ne s’y trouvaient pas. En toute logique, elle devrait donc s’acquitter d’un loyer pour les occuper comme elle le fait depuis que la vente des thermes est effective. Or, d’après Dominique Dord lui-même (lire le DL du 11 juin, extrait ci-contre), la société Valvital ne paierait pas loyer à l’Etat. Pourquoi ? La réponse est sans doute aussi simple que lamentable : parce que tout le monde s’en moque éperdument !

 

Cela fait déjà un bon bout de temps que l’Etat ne se préoccupe plus vraiment de la gestion des thermes nationaux d’Aix les Bains, aujourd’hui ex-nationaux. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder le peu de temps que le président du conseil d’administration de l’ex EPIC a passé en ville. Depuis longtemps, pour l’Etat, les thermes n’étaient qu’un boulet qu’il fallait arriver à refourguer au premier venu. Quitte à les brader. Dans cette histoire la ville d’Aix, en rachetant les bâtiments des anciens thermes pour 1,2 M€, tire profit de ce désengagement de l’Etat. Sans être l’affaire du siècle, ça reste quand même une bonne affaire. En rachetant les thermes Chevalley, sa clientèle et tout le patrimoine qui va avec pour 3 M€, Valvital a elle aussi fait une bonne affaire. Voire une très bonne affaire. Quoi qu’il en soit, pour l’Etat et ses services, c’est mission accomplie. Ou quasiment. Les thermes et leurs bâtiments sont vendus. Il ne reste que quelques détails administratifs à finaliser pour la cession à la ville1, et le reste, visiblement, l’Etat s’en lave les mains. Que Valvital continue d’occuper des locaux dans les anciens thermes ne semble pas être le problème de l’Etat. Qui considère sans doute que la gestion des bâtiments des anciens thermes incombe d’ores et déjà à la ville d’Aix, puisque son conseil municipal a validé la décision d’achat, et que la délibération prise est exécutoire. Du côté de la ville d’Aix les Bains, en l’absence d’un acte notarié de cession, on considère sans doute que c’est à l’Etat de gérer les locaux occupés par Valvital dans les anciens thermes. La lourdeur administrative, et sans doute un peu de « mauvaise volonté », font le reste.

 

La grande gagnante dans l’histoire, c’est bien évidemment Valvital, qui occupe gratuitement plusieurs milliers de m². Et les grands perdants (une nouvelle fois) ce sont les contribuables qui passent à côté de l’encaissement d’un loyer mensuel de plusieurs milliers d’euros. Sans doute entre 10.000 et 20.000 euros par mois, vu la surface occupée et l’état des lieux, refaits à neuf il y a 5 ans.

 

Mais soyez rassurés braves gens, le maire a promis que quand la ville sera effectivement propriétaire des anciens thermes2 elle engagera des négociations avec Valvital pour le paiement d’un loyer. Des négociations ? On ne voit pas très bien ce qu’il pourrait y avoir à négocier. Si Valvital continue d’occuper les locaux, elle doit payer un loyer et point barre. Et aussi payer les charges. Ce n’est pas négociable. Ce qui peut l’être, c’est le montant du loyer. Mais là, pas besoin de négocier longtemps. Car il se trouve que la ville dispose d’une référence qu’elle ne peut pas ignorer : l’école Peyrefitte et ses 1.000 m² dans l’aile sud. Loin de nous l’idée de dire que Valvital devrait payer un loyer aussi dérisoire que Peyrefitte (833 euros/mois). Mais puisqu’il parait que ce loyer a été très généreusement consenti pour compenser le montant des aménagements réalisés par Peyrefitte3, il suffit d‘ajouter au loyer payé par Peyrefitte le coût mensuel de financement de ces aménagements pour obtenir un loyer de référence. Et ensuite d’appliquer une simple règle de trois en fonction de la surface occupée par Valvital. Reste à savoir quels trésors d’imagination la mairie va encore déployer pour arriver à minimiser le montant de ce loyer.

 

 

 

1 Ce devrait être fait à l’automne d’après le maire. Mais bon, d'après la même personne, il n'y a pas si longtemps de cela, ce devait être fait avant l'été ...

2 Mais ne l’est-elle pas déjà au regard du droit administratif, en raison de sa délibération exécutoire de 2010 ?

3 Très généreusement car il n’est pas d’usage pour un bailleur de déduire du loyer perçu le montant des aménagements réalisés par le preneur

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 09:09

Il convient tout d’abord de présenter nos excuses aux collectivités chargées du ramassage des ordures sur les berges du lac. On veut parler des berges entre le Viviers et Aix, dont l’aménagement est en voie d’achèvement. Dans un précédent article (lire par ailleurs), nous avions laissé entendre que l’organisation de la collecte des déchets ainsi que l’implantation des poubelles pouvaient être à l’origine des débordements constatés régulièrement dans ce secteur. A voir le spectacle qui s’offrait ce matin aux yeux des promeneurs, il n’en n’est rien. Le conseil général, la CALB, ou n’importe quelle commune aura beau installer des containers géants, ils ne seront jamais assez grands pour contenir toute la connerie d’une partie des usagers de la promenade et des plages du lac.

 

Voici en effet le bien triste spectacle auxquels les promeneurs avaient le droit tôt ce matin (voir photos ci-dessous). Des poubelles qui débordent, des ordures jetées dessus, à côté, répandues sur les pelouses ou sur la piste cyclable. De quoi gâcher un panorama pourtant superbe. On se demande bien quels sombres crétins des Alpes peuvent avoir un comportement aussi débile ! Est-ce que les auteurs de ces méfaits font pareil chez eux ? Quand leur poubelle est pleine, ils continuent néanmoins d’y jeter leurs déchets ?

 

S’agissant des poubelles des bords du lac, lorsqu’elles sont pleines, ce n’est quand même pas bien compliqué de rapporter chez soi ses emballages vides : surtout quand on a réussit à les apporter pleins ! Il faut croire que ce raisonnement simple dépasse largement les capacités cognitives d’une partie de la population. C’est à désespérer du genre humain.

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Consolons-nous en constatant que la connerie humaine fait parfois des heureux. Enfin au moins un ! C'est que c'est bon les restes de poulet et de côtes de porc ...

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 07:45

Le sommet du Revard est-il encore un site naturel ? C’est la première question qui nous vient à l’esprit, en découvrant ce que les travaux de renaturation (sic) de la CALB sont en train de faire de ce sommet (voir un exemple ci-dessous).

RevardSauceCALB.jpg

Certes, il était déjà accessible en voiture. Certes il y avait déjà le restaurant et la gare de l’ancien téléphérique. Certes il y avait déjà les antennes de télévision et de téléphonie mobile. Rien de bien naturel dans tout ceci. Mais le reste ressemblait encore un tant soit peu au Revard tel que la nature l’avait façonné. Difficile d’en dire autant désormais. Quelle est donc cette étrange nature qui fait pousser des parkings, trace au cordeau des allées gravillonnées ou bitumées, les borde de granit (dans un massif calcaire !) venu de la lointaine Asie par on ne sait quel miracle géologique (car on doute que les bordures Made in China soit arrivées à pied de la Chine) ? Quelle est donc cette étrange nature qui façonne des talus bien égaux, qui fait pousser des pontons de bois autoclave avec des pieux de béton et d'acier en guise de racines ? En fait de renaturation (c’est le terme employé par la CALB), ne faut-il pas parler d’artificialisation ?

 

Les touristes qui visitent Aix cherchent encore le côté « parc » du « Grand Parc Urbain des Bords du Lac » (la fameuse ZAC et ses forêts de béton). En montant au Revard, ils pourront désormais trouver le côté « urbain » : un grand square aménagé au sommet d'un site (autrefois) naturel. La boucle (de l’angle Est) est bouclée.

 

Pour justifier ces travaux, le président de la CALB a expliqué que « le site souffrait d’une image vieillotte ». Mais vieillotte aux yeux de qui ? Pas des touristes et des visiteurs du Revard a priori. Car ce site reste le 2ème site naturel le plus visité de Savoie. Dans un département qui n’est pas avare de sites naturels remarquables, la « performance » mérite d’être soulignée. Et montre bien que le Revard ne souffrait pas d’un quelconque déficit d’image. Et puis quoi, c’est une course à la première place qui se joue ici ? Ou bien une course à la mégalomanie de certains élus qui veulent à tout prix « inscrire leur nom dans l’histoire » ? Peut-être trouvera-t-on bientôt au sommet du Revard une stèle commémorant l’inauguration du site en présence du député Machin-Chose ou du président Truc-Bidule. Comme sur les bords du lac avec la pierre Gaymard (lire par ailleurs).

 

 

LE MOT DE LA FIN

Ne nous faites pas dire ce que nous n'avons pas dit. Tout dans ces travaux n'est pas à jeter. Ainsi, au rang des bonnes idées, on peut retenir l'installation de sanitaires publics, l'accessibilité handisport pour l'aire de décollage des parapentes, ou encore le fait de débarrasser le sommet de la présence des voitures. Mais la réalisation de ces bonnes idées là ne nécessitait nullement tout le reste, que d'aucuns qualifient d'ores et déjà de « massacre ». Et en allant faire un tour sur place, difficile de leur donner tort. 

 

ET UN DERNIER POUR LA ROUTE ...

Devinez ce que la CALB a semé entre ses haies et ses arbres bien alignés ! On vous le donne en mille : du gazon. Qui, comme chacun le sait, est une plante herbacée tout à fait typique des sommets des Bauges. Ils ont chassé le naturel, espérons qu'il revienne au galop.

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 07:45

Les travaux d’aménagement des berges du lac, conduits par le Conseil Général, touchent à leur fin. La première partie, entre les Mottets et le Lido, avait été achevée en juin 2009. La seconde partie, entre le Lido et Aix les Bains le sera bientôt.

 

La promenade au ras de l’eau est d’ores et déjà accessible. Ne restent que quelques finitions : le terre-plein central de la RD1201, les plantations, et la fin de la piste cyclable, le long du parking de la piscine. Au final, ce sera une belle réalisation. Qui offrira aux promeneurs, qu’ils soient piétons, cyclistes ou rollers, la possibilité de relier Aix les Bains au Bourget du Lac en toute tranquillité. Exception faite peut-être des jours et heures d’affluence, où la promenade se transforme en Champs-Elysées, avec une densité au m² qui rend la pratique du vélo et du roller plutôt compliquée. Ce qui laisse d’autant plus de temps pour profiter du paysage et du panorama. Lesquels valent bien ceux d’Annecy, n’en déplaise aux inconditionnels du lac haut-savoyard. La promenade est d’autant plus agréable que, par bien des aspects, la réalisation des aménagements a été soignée. Platelages en bois, pontons, barrière métallique ouvragée ornée d’un liseré en bois, escaliers d’accès aux allures marines, murets de pierre sèche … voir un exemple sur la photo ci-dessous.

BordsDulac-1.jpg 

Incontestablement, le charme opère. Jusqu’à l’arrivée sur Aix les Bains. Et là, mauvaise surprise. Fini les barrières ouvragées. Oubliées les glissières de sécurité en bois de la RD1201. Place au grillage de jardin à 1€50 le mètre. Et place au muret de béton brut, façon voie rapide urbaine (photo ci-dessous).

BordsDulac-2.jpgAix les Bains serait-elle la mal-aimée du Conseil Général ? Pourquoi ce brusque changement dans les aménagements ? Plus assez de sous pour terminer dans le même ton ? On se perd en conjectures sur les raisons qui font que, en arrivant sur Aix, le charme retombe soudain. Et qu’on n’a plus qu’une seule envie : faire demi-tour. Vraiment dommage …

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 11:54

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L’héritage de la candidature : mais quel héritage !!??

 

Après plus de 2 ans d’une candidature mésaventureuse, et à quelques jours de la décision du CIO que quelques-uns espèrent positive mais à laquelle nous n’estimons pas devoir nous soumettre, il est temps de faire le point sur la fin de parcours d’Annecy 2018, mais aussi d’évoquer l’héritage d’une candidature dont il ne restera probablement rien…Si ce n’est le CAO.

 

Qui aurait dit, en janvier 2009, que la poignée de citoyens réunis dans une brasserie à Annecy, allaient réussir à contrecarrer les projets de l’ensemble des institutions qui se sont précipitées dans cette candidature, alors que pratiquement aucuns de leurs électeurs n’avaient voté pour cela ?

 

Qui aurait parié, en janvier 2009, sur la possibilité de faire basculer les chiffres du sondage qui à l’époque annonçaient 81% de soutiens parmi la population, pour finir à moins de 50 % aujourd’hui, malgré une propagande tout azimut à grands coups de millions d’€uros ?

 

Avec nos faibles moyens nous avons réussi à décortiquer et à suivre au quotidien l’actualité olympique, à informer et à sensibiliser nos concitoyens sur les risques liés à l’organisation de JO, mais surtout à faire vivre la Démocratie là où la candidature aurait préféré se contenter d’une grande envie.

 

Le travail du CAO est reconnu de tous et commence déjà à en inspirer d’autres, à leurs tours confrontés à la mégalomanie de leurs élus, une pathologie qui ne connaît pas de limite spatio-temporelle. Passé le 06 Juillet, nous aurons encore du pain sur la planche, principalement pour analyser les comptes détaillés du GIP que nous ne manquerons pas d’obtenir d’une manière ou d’une autre…Nous n’allons certainement pas nous contenter des grandes lignes budgétaires, telles celles que nous avons tout juste obtenues de l’année 2010, déjà pourtant riches d’enseignements.

 

Puisque nous avons déjà fait le boulot d’informations à la place de la candidature, nous n’allons pas en plus faire le service après-vente des hypothétiques points positifs qui resteront de cette candidature. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas fameux, quelques déclarations d’intentions tout au plus…fort compromises par les récentes déclarations de M. Accoyer qui a sabordé le Tram-Train et le train des Jeux (*) si cher à M. JL. Rigaut.

 

L’actualité est à l’image des ces 2 années passées, une sorte de concentré de péripéties. Accrochez vous, ça va aller vite et dans tous les sens.

 

- Des caisses vides qui obligent le club 2018 à aller mendier de quoi financer le voyage de la délégation annecienne pour Durban, presque en vain, et si il manque un peu d’argent, qui va payer d’après vous ?

- Le retour, prédit par le CAO, de M. E. Grospiron pour la dernière ligne droite, ambassadeur ça paye bien et la stratégie de M. JC. Killy est la bonne, il les aura eu ses 30 M€, il pourra se dédouaner et dire qu’il aura tout fait pour faire gagner Annecy.

- Des minis films tournés dans la précipitation par le club 2018, certains encore en cours de tournage, au ton qui frôle le sketch pas drôle du tout. Signe d’une envie qui s’émousse ?

- Des sondages aux chiffres révélateurs, plus on se rapproche de la Ville candidate plus les personnes sondées se disent défavorables, et les chiffres varient selon les commanditaires des instituts de sondage… Comme toujours avec les sondages !

- M. Ch. Beigbeder commentant ces mêmes sondages en frisant l’insulte aux anneciens qui selon lui n’ont rien compris au concept d’Annecy 2018 trop novateur pour des esprits étriqués, et ne manquant jamais une occasion pour son auto-promotion partout où il est invité. Après tout son destin est tellement grand qu’il ne va pas s’arrêter à Annecy, d’ailleurs il préfère Paris pour sa carrière politique, et sa mission est d’assumer la défaite, pas de gagner !

- Mme. Ch. Jouanno qui n’a plus le temps de tenir ses engagements et qui s’excuse de ne pouvoir participer à la fête de l’olympisme à Chamonix. Ne doit-elle pas déjà remplacer N. Sarkozy de plus en plus incertain pour Durban ?

 

Restons en là, et évitons de procéder à la même comptabilité que M. JL. Rigaut qui prenait un malin plaisir à moquer le nombre de participants aux innombrables actions menées à un rythme soutenu par le CAO. Nous ne retiendrons ici que le bide de la réunion annécienne de présentation du dossier et celui de la flash-mob, organisée il y a quelques semaines, qui à elles seules montre l’absence d’engouement de la population.

 

Mais, nous attendons toujours le débat contradictoire pourtant promis par JL. Rigaut. Pour sa part le CAO reste disponible pour le mener.

 

Sauf énorme surprise (soyons prudents), nous devrions logiquement bientôt être débarrassés de toute velléité olympique en Haute-Savoie, il reste encore un peu de travail pour le CAO que nous effectuerons, comme toujours, avec sourire et détermination…à moins que !

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(*) cf. l’Express édition spéciale Annecy Juin 2011

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 07:45

Aix les Bains, la ville où rien n'est comme ailleurs


Oyez, oyez, aixois, touristes, voyageurs. Vous tous qui, en descendant du train, ou en vous apprêtant à y monter, pensez être à la gare d’Aix les Bains. Vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate. Et même jusqu’à l’infini et au-delà ! Non, non et trois fois non ! Vous n’êtes pas dans une gare. Ni dans un centre intermodal. Vous êtes dans le haut lieu du train à Aix les Bains, mais aussi dans le pôle phare du vélo dans notre commune. Les vélocistes implantés sur Aix depuis bien plus longtemps que Vélodéa (des années et même des décennies pour certains) apprécieront sans doute comme il se doit de se retrouver reléguer au rang de simple faire-valoir de ce « pôle phare du vélo ».

 

Lettre25Velodea.jpgPour le reste (le « haut lieu du train »), ça se passerait de commentaires. Si la parution municipale dont est extraite l’expression (la Lettre d’Aix n°25, voir extrait ci-contre) n’était pas financée sur les deniers publics. La gare un haut lieu du train ! A votre avis elles se sont mises à combien nos chères têtes pensantes pour pondre une expression aussi débile ? Quand il s’agit de nous faire prendre des vélos pour des lanternes, on peut dire que le service communication en connaît un rayon. Et qu’il ne se dégonfle pas. Mais qu'est-ce qu'il nous pompe ! Ca finit par être vraiment crevant ...

 

 

Piscine : il n’y a pas qu’Aix les Bains


PiscineAix.jpgSi le projet de rénovation de la piscine d’Aix les Bains, intercommunale depuis 2010, est désormais dans les starting-blocks, il est loin d’être le seul en Pays de Savoie. D’ici à 2014, ce ne sont pas moins de 6 projets de constructions nouvelles ou de rénovations de piscines existantes qui devraient être menés à bien. Le budget global flirte avec les 54 millions d’euros. Soit une moyenne de 9 millions par projet. Avec ses 5,5 millions, le projet porté par la CALB (enfin surtout pas son président et ses acolytes) fait donc plutôt figure de parent pauvre. Il est vrai qu’auprès des autres communes, la pilule a sans doute un peu de mal à passer. Avant qu’elle ne réussisse à refiler la patate chaude à l’agglomération, la ville d’Aix avait estimé le budget de rénovation à moins de 3 millions. On comprend que les élus des communes périphériques ne soit pas enthousiasmés.

 

 

 

Sécurité routière


Nous voudrions rassurer les personnes qui manifestent contre, entre autres, la suppression des panneaux annonçant la présence de radars fixes, ou encore contre l’interdiction des avertisseurs de radar et autres systèmes type Coyote. Les rassurer car non, les panneaux permettant de ne pas être flashé pour excès de vitesse ne vont pas être supprimés des bords de nos routes et autoroutes. Et nul besoin d’un détecteur ou d’un avertisseur.

 

Petit rappel : ces panneaux sont ronds, bordés d’un liseré rouge. On peut lire en leur centre, inscrite en chiffres noirs sur fond blanc, la vitesse maximale autorisée. Pour éviter un excès de vitesse, et donc tout risque de se faire verbaliser à ce titre, il suffit de comparer ce chiffre avec celui indiqué par le compteur de vitesse de votre véhicule. C’est simple non ?! Apparemment, encore trop compliqué pour certains.

 

PanneauxLimitationsVitesse.jpg CompteurVitesse1.jpg CompteurVitesse2.jpg

Pour celles et ceux qui considèrent que les automobilistes et autres motards flashés en infraction sont des « vaches à lait », on rappelle que pour prétendre à cette appellation, il faut, tout comme la vache, ne pas avoir d’autre choix que celui de se faire traire. Dans le cas présent, automobilistes et motards ont le choix : il leur suffit de respecter le code de la route.

 

 

Nouvelle baisse des tarifs des cantines scolaires


Surprise ! Pour la 2ème année consécutive, les tarifs des cantines scolaires vont être revus à la baisse. Eh oui, mais … pas à Aix les Bains, bien évidemment. Non, cela se passe à La Ravoire. Pour le maire de cette commune, « c’est une décision importante, qui devrait coûter 35.000 euros par an à la commune, mais qui va permettre de contribuer de façon concrète à l’amélioration des budgets des familles ». Le parallèle avec Aix les Bains, et ses augmentations record de 2009, est plus qu’intéressant à faire. Dans les deux cas, les sommes en jeu représentent peu ou prou 0,3% des dépenses annuelles de fonctionnement de la commune. La Ravoire a choisi l’amélioration des budgets familiaux : l’économie moyenne par famille est estimée à 35 euros par mois. Aix les Bains a choisi … on se demande bien quoi ! Pour bon nombre de familles, les augmentations consécutives de janvier et septembre 2009 se sont traduites par plusieurs centaines d’euros de dépenses en plus à l’année (infiniment plus que les « économies » de quelques euros par an générées par la baisse des taux d’imposition). Tout ça parce que, parait-il, la ville ne pouvait plus se permettre de dépenser autant.

 

Autant c'est-à-dire à peu près 140.000 euros à l’année, montant représentant la part du financement des repas transférée du budget de la ville à celui des familles. 140.000 euros, grosso modo 0,3% des dépenses annuelles de fonctionnement de la ville. Dans le même temps, le maire d’Aix les Bains et sa majorité se sont battus et ont payé (avec les deniers de la ville) un cabinet d’avocats pour éviter à une richissime société privée (plus de 130 millions d’euros de bénéfices nets sur les 6 dernières années) de devoir rembourser les 300.000 euros d’une subvention sans fondement légal. Ils ont aussi décidé de payer à la place d’une autre riche société privée, 200.000 euros de travaux immobiliers dans le théâtre lui appartenant. Et ce bien que le contrat de bail liant la ville à la société en question stipule clairement que les travaux immobiliers son à la charge du propriétaire. Et des centaines d’autres milliers d’euros que la ville a ainsi dépensés, ou n’a pas encaissés, au profit de sociétés privés. On peut encore en trouver pas mal d’autres. La vie est une question de choix. La gestion d’une commune aussi …

 

 

La petite phrase de la semaine


On la doit à Michel Blanc, grand ami d’André Dussolier, à qui il a rendu une brève visite aixoise pendant un tournage auquel participait l’acteur dans la cité thermale. S’étant rendu à la réception en mairie, Michel Blanc a déclaré à sa sortie « J’ai tout de suite vu qu’ici la municipalité est une municipalité d’ouverture ». Et s’il y a bien au monde un spécialiste incontestable de l’ouverture (foireuse), c’est bien Michel Blanc. Comprenne qui pourra. Pour les autres, replongez vous dans la filmographie de l’acteur.

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