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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 07:45

Rumilly, Aix les Bains. Pierre Béchet, Dominique Dord. Deux maires UMP pour deux communes quasi voisines. Le premier, élu en 2008, fête sa mi-mandat. Le second, élu pour la 1ère fois en 2001 fête ses 10 ans à la tête de la ville. Même sourire « charmeur » d’autosatisfaction (?) sur la photo. Et à une semaine près, chacun une grande interview dans la presse locale.

 

BechetInterviewHebdo21avril2011.jpg  DordIInterviewVerite.jpg

 

Mais ne vous y trompez pas, qui se ressemble (en apparence) ne s’assemble pas forcément.

 

Dord s’offre pour sa part un interview-vérité d’une pleine page. Dense. Une seule photo (la sienne). Un seul gros titre. Très peu de questions du journaliste. Une interview-vérité en forme de tribune libre où Dord donne dans l’autosatisfaction, s’attarde sur des détails de politique politicienne qui n’intéressent personne, tape sur ses opposants politiques, et ne dresse au final aucun bilan objectif de ces 10 années.

 

Béchet pour sa part, est plus modeste. Une interview sur ¾ de page seulement. Avec deux photos : la sienne et celle d’un véhicule de transport collectif, puisque la mise en place de ces transports est la priorité des 3 années à venir sur Rumilly. Deux photos et trois parties. Dont une explicitement intitulée « Ce qui va moins bien … ». Autrement dit, ce maire UMP là n’a pas peur de faire face à ces « ratés ».

 

Dommage qu’on ne puisse pas échanger nos élus. Mais ne désespérons pas. Il y a dans les proches du maire aixois, une personne qui serait tout à fait capable d’être un maire à la sauce Béchet. Il suffirait pour cela que la personne en question ose s’affranchir de la tutelle de son maître. Si cette personne osait, et si elle présentait en 2014 une liste de véritable ouverture, on est sûr que la liste en question l’emporterait haut la main. Nous aurons l’occasion d’en reparler.

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 07:44

Communiqué

Cliquez sur les images pour télécharger les documents correspondants au format PDF.

Image 1 : tract de 2 pages

Image 2 : lettre détaillée

 

LyonTurin6maiTract.jpg

 

 

LyonTurin6maiLettre.jpg

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 07:45

C’était une quasi obligation. Face aux échecs successifs de sa politique thermale depuis 2001, la municipalité Dord ne pouvait pas faire autrement que de trouver autre chose pour contrebalancer le manque à gagner substantiel pour l’économie de la ville. La chose n’était pas simple. Dord et ses acolytes ont su relever le défi. Avec brio.

 

Le pari était pourtant loin d’être gagné d’avance. En passant de plus de 35.000 curistes par an en 2000, à moins de 25.000 en 2009, le thermalisme aixois avait laissé de côté plus de 100 millions d’euros. 100 millions d’euros de dépenses indirectes des curistes, qui n’ont jamais été injectés dans l’économie locale. Un sacré coup dur. Mais Dominique Dord n’est pas homme à baisser les bras face aux difficultés. Et là où d’autres se contentent de crier au loup, lui a su trouver des solutions. Y compris des solutions osées, innovantes, voire carrément avant-gardistes. Des solutions sur un terrain où a priori on n’attendait vraiment pas un homme de droite comme lui. Et parmi ces solutions, on compte le développement d’une nouvelle forme de tourisme. Encore inédite en France. Le tourisme à destination des nostalgiques … de l’ancienne URSS soviétique !

 

Oui, vous avez bien lu. Et non, nous ne sommes pas fous. Nous ne sommes pas en train de vous rejouer zinzin au pays des soviets. La réalité est là, étalée aux yeux de tous. Il suffit de les ouvrir un peu pour la voir.Des anciens thermes à l’architecture quasi soviétique à la Petite Sibérie du plateau du Revard (véridique !) à laquelle il ne manque que la reconstitution d’un goulag. De la datcha de Saint-Innocentburg à l’hôpital psychiatrique de Bassenskaïa où l’on interne de force certains citoyens. En passant par la reproduction occasionnelle de la célèbre Pravda et de ses interview-vérité où la vérité n’est que dans le titre. Oui, tout est là.

 

OursSovietObama.jpgSans compter que quand on lit les parutions municipales, on a vraiment l’impression qu’Aix les Bains c’est le pays des Bisounours. Et c’est quoi déjà l’animal qui symbolise la Russie (soviétique ou pas) ? Réponse en image ci-contre …

 

 

 

LE MOT DE LA FIN

En 2008, lors de la campagne pour les municipales, Dord, très « classe, respectueux et digne », avait raillé la liste de gauche parce qu’elle comptait dans ses rangs « le dernier communiste d’Aix les Bains ». Une phrase pleine de sous-entendus, du genre « c’est une espèce en voie de disparition est c’est tant mieux », ou encore « encore un petit effort et on aura totalement éradiqué l’espèce ». Vraiment classe quoi ! Et si c’était lui en fait le dernier communiste d’Aix les Bains ?

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 07:44

CommunesSolidaires.jpgDans le cadre de sa fête de printemps, Communes Solidaires de l’Albanais, association intercommunale de solidarité avec des pays pauvres du Sud, qui soutient notamment la communauté villageoise de Paute en Equateur, organise 2 soirées à Albens, salle polyvalente.

 

Vendredi 6 mai 20h 30 : une rencontre-débat sur le thème de la souveraineté alimentaire et de l’accès à la terre avec Maira Martins, une partenaire brésilienne de Peuples Solidaires (ONG nationale de développement à laquelle Communes Solidaires est adhérente) dans le cadre de la campagne « Faim zéro / G20 ».

 

Samedi 7 mai à 20h 30 : un concert de Morice Bénin, poète auteur-compositeur engagé qui, hors des sentiers battus, chante avec passion depuis plus de 40 ans, un peu partout en France. En 1973, il a notamment chanté devant des milliers de pacifistes sur le plateau du Larzac pour protester contre l'établissement d'un camp militaire.

Le guitariste, Dominique Dumont, son complice depuis plus de 20 ans l’accompagnera à Albens.

 

Les bénéfices de la soirée iront au financement des projets soutenus par Communes Solidaires de l’Albanais.

 

Renseignements et réservations :

06 43 40 87 03

be.perron@wanadoo.fr

 

Cliquez sur les affiches pour les agrandir

CommunesSolidaires6mai.jpg    CommunesSolidaires7mai.jpg

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 07:45

LeGrandDom-Evian.jpg

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 07:45

Les martiens débarquent au Pont Rouge


BerliozPontRouge2.jpgVendredi 22 avril. En début d’après-midi, c’est une drôle de vision qui s’offre aux promeneurs qui déambulent à proximité du Pont Rouge. Sous un soleil de plomb, deux martiens en combinaison spatiale sont occupés à faucher les herbes folles des berges du Sierroz, en avant du pont. Des petits hommes verts (même jaunes !) en train de tenter d’éradiquer de la verdure, voila un étrange paradoxe. Même si en l’occurrence, les deux exterminateurs s’en prennent ici essentiellement à la Renouée du Japon, cette plante invasive qui colonise une bonne partie des berges du Sierroz. Surtout du côté des tours de Lafin, où la municipalité ne semble pas décidée à faire grand-chose. En tout cas pas à aménager les berges en question, qui en ont pourtant bien besoin, comme le clamaient en chœur Dort et Casanova en 2006, promettant que l’aménagement serait fait dès l’automne (de l’année 2006 !).

 

Bon, en fait de martiens, ces gars-là (on parle de nos bonshommes en combinaison jaune) ont tout des humains. A commencer par le fait de garer leur camion en double file, alors qu’à 5m de là, le parking de l’église Saint-Joseph est quasiment désert. Chapeau les gars ! En matière de civisme, il semblerait que chez Berlioz, on ne connaisse par très bien la musique. Partition à revoir …

 

Photos ci-dessous : à gauche le camion de l'entreprise Berlioz, garé en double-file. A droite on voit en arrière-plan le parking de l'église Saint-Joseph, quasiment vide (cliquez sur les photos pour les agrandir).

 

BerliozPontRouge0.jpg  BerliozPontRouge1.jpg

 

 

Les travaux de la maison des pêcheurs sont dans les temps


Tous les entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics vous le diront : rien de tel que le beau temps pour tenir les délais. Pas d’intempéries, pas d’interruption des chantiers, et tout roule sur des roulettes. C’est le cas pour les aménagements routiers des berges du lac. C’est aussi le cas pour la maison des pêcheurs. Dont le chantier avance au rythme prévu. Pour arriver au final à une réalisation qui devrait être une réussite.

 

Photos ci-dessous : à gauche le chantier en cours, à droite une vue du projet final (cliquez sur les photos pour les agrandir).

 

Pecheurs2.jpg  Pecheurs1.jpg

 

 

Technolac n’aime pas les vélos ?


PisteCyclableTechnolac1.jpgSi à Technolac, les routes sont larges et bien goudronnées, les pistes cyclables en revanche brillent plutôt par leur absence. Seuls quelques rares axes sont bordés par une piste cyclable digne de ce nom. Souvent d’ailleurs un ancien trottoir ou un ancien chemin piétonnier requalifié en piste cyclable. Exemple sur la photo ci-contre sur la voie qui mène à l’INES depuis l’entrée côté lac.

 

Petit hic, et même gros hic, en traversant les voies d’accès menant aux entreprises implantées en bordure, la piste révèle son ancien côté piétonnier avec la présence de bordures de trottoir (photo ci-dessous). Des bordures qui ne posaient aucun problème aux piétons, mais qui sont de véritables pièges pour les rollers. Et que les roues des vélos n’aiment pas du tout heurter, que ce soit à la montée ou à la descente. La solution existe pourtant, et elle est simple. Ajouter quelques centimètres d’épaisseur d’enrobé pour avoir une piste cyclable à niveau constant. Les pneus des voitures s’accommoderont eux sans problème de cette petite dénivellation, qui servira qui plus est de ralentisseur « naturel », incitant les automobilistes à faire un peu plus attention aux cyclistes susceptibles de croiser leur route. Mais bon, que voulez-vous, quand c’est mal conçu au départ, on se contente souvent de mettre des rustines. Et si possible les moins chères possibles !

 

5 centimètres de bordure : un détail pour les roures d'une voiture, mais

de quoi faire tomber plus d'un roller et voiler plus d'une roue de vélo !

PisteCyclableTechnolac2.jpg

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 07:45

TableauOfficeNotreDame.jpgAh, le charme désuet et le faste d’une visite du Prince et de la Princesse de Savoie dans cette bonne ville d’eaux qu’est Aix les Bains. Rien ne manquait à l’époque. Ni la messe en grande tenue donnée en l’église Notre-Dame. Ni les 300 chevaliers de l’Ordre Saint-Maurice et Lazare, venus de toute l’Europe, mais aussi du Brésil, d’Argentine et des Etats-Unis. Ni la présentation officielle du premier enfant du couple princier. Ni le diner de bienfaisance.

 

Ah, on savait vivre à l’époque. Et, à en croire le compte-rendu que la presse d’alors avait fait de cette visite princière, Aix les Bains se voyait pousser de nouvelles ailes pour redevenir la première ville thermale d’Europe ! Oui, d’Europe, rien que ça ! Ah qu’il semble lointain ce temps béni. Ah qu’elles paraissent dérisoires les ambitions de notre bon député-maire, quand en 2001 il promettait de refaire d’Aix la première station thermale de … France. Mais le passé est le passé. Et ce passé là ne reviendra plus. Aujourd’hui les anciens thermes ont fermé définitivement leurs portes, l’établissement thermal a fait faillite et a été bradé au privé. Et on a tellement entendu de promesses non tenues qu’on ne croit plus un instant au nouveau renouveau que nous annonce Dominique Dord. Ni à cette soit disant chance que représenterait l’arrivée de Valvital. Quelle chance ? Celle de revenir à 30.000 curistes par an ? En 2000, avant que Dord ne s’en mêle (en 2 mots s’il vous plait), les thermes publics accueillaient plus de 35.000 curistes par an et gagnaient de l’argent.

 

Mais bon, on le redit, le passé, c’est le passé. Et, à propos de passé, revenons donc à cette visite princière que nous évoquions en début d’article. A quand pensez-vous qu’elle remonte ? Au 19ème siècle ? Perdu. Au début du 20ème siècle ? Encore perdu. Aux années folles ? Eh non, encore perdu. Aux glorieuses années 50 ? Toujours pas. Allez, on arrête là le suspens. Cette visite remonte au … 21ème siècle. Le siècle actuel donc. Et plus précisément à la fin de l’année 2004. Le couple princier en goguette à Aix les Bains n’était autre que le Prince Victor-Emmanuel et sa jeune épouse la Princesse Clotilde, accompagnés de leur premier enfant, la Princesse Vittoria.

 

Et c’est à l’occasion de l’inauguration officielle des thermes Chevalley, reconnus pour l’occasion (mais par qui ?) comme l’établissement thermal le plus moderne d’Europe, que la républicaine commune d’Aix les Bains a déployé tout ce faste pour accueillir le couple princier et sa suite. Faste et … flatterie. Pour l’occasion, les thermes Chevalley avaient été rebaptisés « Thermes Clotilde de Savoie ». Et le directeur de l’époque, l’ardéchois Jean-François Michel, grand spécialiste du saucisson devant l’Eternel, et député UDF défait en 2002 à qui il fallait bien trouver un job, était même allé jusqu’à donner à un des soins dispensés par l’établissement le nom de la petite Princesse Vittoria. C’est aussi lors des discours prononcés par les officiels qu’a été lancée cette phrase : « Aix les Bains se voit pousser de nouvelles ailes pour redevenir la première ville thermale d’Europe ». On vous laisse deviner le nom de l’auteur de cette phrase. Un indice : la personne en question figure sur la photo ci-dessous. Photo sur laquelle vous remarquerez l’absence notoire de tout représentant de l’Etat. Et la présence notoire du député-maire du coin. Député-maire qui, 5 années plus tard, jurera ses grands dieux qu’il n’était pour rien dans la gestion des thermes, et que seul l’Etat en était responsable.

 

Fin 2004. Le gratin savoyard inaugure en grande pompe l’établissement thermal le plus moderne d’Europe qui donne de nouvelles ailes à Aix les Bains pour redevenir la première ville thermale d’Europe. Le député-maire du coin parade en compagnie de leurs altesses. Fin 2010. Les thermes d’Aix les Bains sont en faillite. Quelqu’un a du oublier de coller les plumes sur les ailes. A moins que quelqu’un n’ait purement et simplement flingué les thermes en plein vol. Leurs altesses ne sont pas revenues à Aix, mais le député-maire du coin lui, continue d’y parader.

 

InaugurationChevalley2004.jpg

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 07:43

La rénovation de la rue de Genève, dans le centre-ville d’Aix les Bains, est-elle une réussite ou bien un échec ? Ni l’une ni l’autre. Ou les deux à la fois. Selon le point de vue qu’on choisit d’adopter.

 

Parmi les points positifs, l’élargissement des trottoirs, enfin accessibles aux handicapés en fauteuil. Mais des trottoirs dont le revêtement devient une véritable patinoire sous la pluie. Et on ne vous parle même pas de ce qui ce passe quand il gèle après ! Et puis des trottoirs que certains commerçants s’approprient un peu trop à leur aise, avec l’aval de la municipalité qui laisse faire, et qui encaisse au passage sa redevance pour occupation du domaine public. En plusieurs points, l’équilibre entre terrasses des cafés-restaurants et espace libre pour la circulation des piétons demanderait à être revu.

 

Le gros point noir de la rue demeure et reste la circulation. Ce n’était pas terrible avant, c’est pire maintenant. Surtout à vélo. Et ça bouchonne ici, et ça coince là (voir vidéo ci-dessous). Rien de surprenant : la municipalité Dord a toujours une culture très centrée sur la voiture. La bagnole reste la grande reine de la ville. Le vélo doit lui se contenter de son statut honorifique de … petite reine. Et céder la place (et le passage) à la sacro-sainte bagnole.

 

Une suggestion pour que les choses changent : supprimer toutes les voitures de fonction de la mairie et des services municipaux, et les remplacer par des vélos électriques. Quand les élus et les responsables des services se déplaceront en ville autrement qu'en bagnole, peut-être ouvriront-ils enfin les yeux ... on peut rêver non ?

 

Aix les Bains - Rue de Genève - 22 avril 2011, fin d'après-midi

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 07:45

loto_logo-compact.pngPar la force des choses, la presse locale s’extasie devant les 12 millions d’euros gagnés au loto par trois aixois. C’est que ça fait rêver le bon peuple ce genre d’histoire. Vous vous rendez compte, ils ont gagné en un instant ce que notre député gagne en 66 ans (on vous laisse faire le calcul pour un smicard). Bizarrement, l’argent des autres, ça fait toujours rêver. Ca permet d’oublier l’espace d’un instant ses propres soucis.

 

Et puis, avec ce gain record (pour la Savoie), Aix les Bains redore son blason. Et (re)devient le symbole d’une ville de chanceux. Car en l’occurrence, ce n’est pas d’aujourd’hui que la chance a élu domicile dans la cité thermale. Tenez, prenez par exemple cette famille aixoise qui fait quelques affaires dans l’immobilier. En 1999, elle rachète à la ville l’ancien Institut Zander. 2 ans plus tard, hop, elle le revend à la ville … 3 fois plus cher que le prix payé 2 ans auparavant. Et ce sans y avoir réalisé les moindres travaux. Un sacré coup de chance non !?

 

Mais ce n’est pas tout, par la même occasion en 2001, la même famille acquiert 3 hectares de terrain à 2 pas du centre ville, en bordure du Bois Vidal. Par une chance inouïe, le maire de la ville ne songe pas un seul instant à faire jouer la concurrence ni à rechercher d’autres acheteurs potentiels, susceptibles de payer ces terrains plus chers. Mieux, grâce à une veine qui suffirait à qualifier de cocu n’importe quel homme qui en bénéficierait, le maire ne pense même pas à assortir la vente d’une clause d’annulation, pour le cas où le projet censé se réaliser sur les terrains vendus ne verrait pas le jour. Et comme la chance appelle la chance, la transaction s’opère à un prix défiant toute concurrence : 15 euros le m² de terrain. Mais ce n’est pas fini. C’est bien connu, les veinards sont toujours les plus vernis. Aussi, quand en 2006 tout ce petit monde passe enfin devant le notaire pour acter la vente, c’est carrément un tsunami de chance qui submerge les bureaux de l’homme de loi. Situation périlleuse s’il en est, que celle de subir un tsunami dans un lieu clos sans possibilité de s’échapper. Fort heureusement pour elles, les personnes présentes ont tellement de pot qu’elles n’ont pas besoin … d’échappement !

 

Sur sa vague, le tsunami amène par exemple des droits de passage réels et perpétuels sur 2,3 hectares de terrains publics. Des droits concédés sans que le conseil municipal ait été consulté, et des droits concédés à titre … gratuit ! Emporté par l’élan, tout le petit monde présent oublie même de s’apercevoir que les conditions financières de la vente sont basées sur une estimation des Domaines datant de 2001, et donc périmée depuis plus de 4 ans. On vous le dit, la chance attire la chance.

 

Une chance dont on dit aussi qu’elle finit toujours par tourner. D’ailleurs dans cette affaire, ce semble bien être le cas. Puisque les chanceux acquéreurs, quelques mois après la signature de l’acte notarié, voient leur projet capoter. Remarquez, avec une décision du conseil prise en 2001 et un acte de vente signé 5 ans plus tard, on se doutait déjà un peu que le projet avait du plomb dans l’aile. Mais est-ce vraiment la chance qui a tournée ? Y avait-il vraiment un projet sérieux, avec des partenaires prêts à investir, quand en 2001 Dord prêchait l’urgence à vendre à la famille Garancini ? On peut sérieusement en douter. 10 ans plus tard, aucun nom  d'investisseur n’a été dévoilé, aucun projet sérieux n’a été présenté, aucune demande de permis de construire correspondant au projet grandiose présenté aux élus en décembre 2001 n’a été déposée.

 

La faute à pas de chance ? Attendez un peu que le PLU soit révisé et que les terrains en question deviennent libres de construction. Achetés 15 euros le m², les 3 hectares de la Crémaillère pourront sans doute se négocier entre 100 et 150 euros le m². Soit une plus-value de 2,5 à 4 millions d’euros. Ca ne vaut peut-être pas les 12 millions d’euros du loto, mais c’est quand même pas mal. Surtout que dans ce cas, les chances de gagner sont nettement plus importantes qu’au loto. Il suffit d’avoir la chance de connaître les bonnes personnes.

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 07:44

SigneDesTemps-0.jpgPetite devinette : où peut voir ce panneau ? Si vous répondez « Sur le site Aix Hebdo », ce n’est pas faux, mais ce n’est pas non plus ce qu’on vous demande. Allez on vous aide un peu, c’est au bord d’une voie de circulation. Toujours pas d’idée ? Un autre indice, c’est entre Aix et Chambéry, sur une voie qui voit passer chaque jour un trafic assez intense. La VRU ? Non, perdu.

 

Eh non, ce panneau borde l’avenue verte. Autrement dit la piste cyclable qui relie Chambéry au lac du Bourget, en longeant la Leysse. Une piste cyclable, comme son nom l’indique, c’est une voie de circulation pour les cycles. En l’occurrence, à voir le panneau, cette voie là a l’air plus « bagnolable » que cyclable. Car c’est bien une bagnole qu’on voit sur le panneau. C’est à de petits détails comme ceux-ci qu’on voit que notre société française est encore très « bagnolo-compatible ». Et que le vélo, comme moyen de transport au quotidien, est encore loin d’avoir gagné la reconnaissance et le droit de cité qu’il mérite pourtant amplement. Notamment auprès des autorités publiques. Y compris des plus hautes. Il est vrai que parmi les ministres, les députés et les sénateurs, l’habitude est plus à l’usage d’une voiture avec chauffeur qu’à l’enfourchement d’une bicyclette.

 

Autre signe des temps, lorsque les agents du recensement vous demande quel moyen de transport vous utilisez pour vos trajets domicile-travail, la réponse « le vélo » n’est pas prévue ! Les données recueillies lors du recensement sont pourtant censées permettre de dégager des axes et des priorités pour le développement des services à la population et des infrastructures publiques. Cherchez l’erreur !

 

SigneDesTemps-1.jpg

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Aix Hebdo en mode pause

L'équipe d'Aix Hebdo s'offre une pause sabbatique. En attendant notre retour en ligne, nous vous invitons à suivre l'actualité locale sur ces deux sites (cliquez sur les images pour accéder aux sites).

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