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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 09:11

Suite à notre article de jeudi dernier (lire par ailleurs A la plage du Rowing, CALB échaudée craint l’eau froide), plusieurs lecteurs nous ont demandé à quoi ressembleraient plus précisément les futurs toilettes en cours d’installation à la plage du Rowing. Honte à eux ! Car, comme indiqué dans notre précédent article, ce seront peu ou prou les mêmes que celles installées à la plage du Lido. Mais comme on est bons princes, et qu’on sait également que tout le monde ne goûte pas la promenade bitumineuse et bruyante des bords du lac, voici une photo (voir ci-dessous).

 

Architecture (?) simple. En gros une dalle de béton recouverte sur laquelle on pose une cabine préfabriquée (dans les Landes donc) qu’on entoure d’une armature métallique qui supporte de faux bambous en vrai plastique. Forcément, la question se repose : faut-il vraiment solliciter les services de deux cabinets d’architectes et de trois entreprises paysagistes pour mener à bien un tel « chantier » ?

 

Nota : lors de la mise en ligne de cet article, les dites toilettes étaient toujours fermées au public. Pour cause … d’hivernage.

 

WC-Lido.jpg

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 07:45

Editorial.jpg

 

Chers concitoyens, chères concitoyennes,

 

Je le fais par sens du devoir et de l’intérêt public. Je le fais pour servir pour la collectivité. Je ne le fais pas pour de l’argent. Combien de fois avons-nous entendu ce genre de phrases dans la bouche de nos politiciens ? Il ne fait pas de doute que c’est vrai pour une majorité d’entre eux. Je veux parler des petits, des sans grade. De ces maires de villages, de ces conseillers municipaux parfois même pas le moins du monde indemnisés pour leur travail. Mais Dieu que ces mots sonnent faux quand ils sont prononcés par celles et ceux qui ont choisi de faire carrière en tant qu’élus. Qui ont choisi de devenir des professionnels de la politique. D’en vivre. Souvent d’en vivre bien.

 

L’exemple, mais pas forcément le bon, venant souvent d’en haut, on a récemment entendu notre petit président à nous faire état de sa candidature à sa propre succession. Lui qui avait pourtant juré ses grands dieux que s’il échouait à tenir ne serait-ce qu’une de ses promesses, il ne se représenterait pas. Seulement voila, le devoir l’appelle. La France l’appelle. Il en va de la survie du pays invoque-t-il, des trémolos dans la voix, et des accents patriotiques accrochés aux virgules de son discours. Qui peut croire à de pareilles sornettes ? Voila un homme qui vit de la politique depuis des décennies, et qui dispose aujourd’hui, comme argent de poche, d’un salaire de cadre supérieur. Ainsi que d’un patrimoine privé qui se chiffre en millions (au pluriel) d’euros. Et il voudrait nous faire croire que l’argent ne l’intéresse pas, lui dont le premier acte de président a été d’augmenter son propre salaire de +170% ? Lors de son récent déplacement du côté de Bayonne, Nicolas Sarkozy s’est rendu dans une ferme de la région. Oui, les fermes sont très à la mode en période électorale. On a pu y entendre ce dialogue étonnant entre le paysan et le président (dialogue rapporté approximativement, mais le sens y est) :

 

Le paysan : c’est dur, et on ne travaille pas 35 heures

Le président : mais moi non plus mon brave monsieur

Le paysan : oui mais nous on ne gagne pas 20.000 euros par mois plus tout le reste

Le président : oui mais moi je ne suis pas propriétaire de 40 hectares

 

Je ne sais pas si le paysan en question est ou non vraiment propriétaire de 40 hectares. Ce qui est sûr en revanche, c’est qu’au prix du m² de terrain agricole, ces 40 hectares n’atteignent pas le ¼ de la fortune personnelle estimée du président. Lequel touche bien, en parallèle, près de 20.000 euros d’argent de poche.

 

Mais quittons ses hautes sphères pour en rejoindre une qui nous touche encore plus directement. Celle du microcosme politique aixois. Dominé et mené à la baguette depuis plus de 10 ans par Dominique Dord. L’homme qui se vante d’avoir des appuis aux plus hauts niveaux de l’Etat, mais qui se trouve toujours une bonne raison de ne pas être responsable de la fermeture de la chirurgie, de la maternité, du tribunal, des thermes … etc. A se demander si en fait il n’aurait pas plutôt des appâts aux plus hauts niveaux de l’étui ! Bref, cela fait 11 ans que Dord est à la fois député et maire d’Aix les Bains. A lui tout seul, durant ses 11 années, il aura coûté près de 1.750.000 euros à la collectivité. Et encore, en comptant seulement ses indemnités. Dont près de la moitié correspond à la prise en charge forfaitaire de frais qu’il est censé avoir engagés, mais dont personne ne lui demande le moindre justificatif. Ajoutez-y les dépenses directement prises en charge par l’assemblée, les salaires de ses assistants et autres directeurs de cabinet, le remboursement de ses frais de campagnes, et d’autres babioles, et vous dépassez haut la main la barre des 2 millions d’euros. Pour approcher celle des 3 millions. Et tout ça pour quoi ? Pour avoir faits des ronds-points partout en ville. Pour avoir vendu à des promoteurs privés tout ce que la ville comptait de patrimoine foncier. Pour avoir oublié pendant près de 10 ans de construire du logement social dans une ville qui en avait pourtant terriblement besoin. Pour avoir laissé partir la maternité, la chirurgie, le tribunal. Pour avoir laissé brader les thermes à un tel point qu’aujourd’hui la ville est contrainte de négocier en position de faiblesse pour racheter à Valvital un patrimoine qui il y a un an était encore dans le domaine public !

 

3 millions d’euros pour un tel résultat. Est-ce vraiment tout ce que nous sommes en droit d’attendre ? Est-ce vraiment là l’œuvre d’un homme désintéressé qui ne se fait élire et réélire que par sens du devoir pour servir et défendre le seul intérêt public ?

 

Bien à vous.

 

Edith

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 07:46

DL-Fiscalite-21mar2012.jpg« Pas de hausse d’impôts cette année ». C’est le gros titre que les lecteurs des pages aixoises du DL ont pu découvrir dans l’édition du 21 mars. L’article qui s’ensuit commence par ces mots : « Opération communication pour le maire Dominique Dord. ». Pour une fois que le DL s’aperçoit que le maire fait de la comm’ et non de l’information, saluons ce moment de clairvoyance.

 

Moment qu’il conviendrait d’ailleurs de qualifier d’instant. Voire de bref instant. Car pour le reste, la journaliste du DL (Muriel Bernard) a gobé toute crue la comm’ du maire. Revenons un instant sur le titre. Pas de hausse d’impôts cette année. De la comm’ pur jus. La réalité, l’information, c’est que les taux d’imposition n’augmenteront pas en 2012. Nuance. Pour autant, les impôts payés par les aixois augmenteront bien. Comme les années précédentes d’ailleurs. Ce qui semble avoir échappé à l’œil de la journaliste du DL. Un peu plus loin dans son article elle écrit, reprenant les propos du maire, « Rappelant que la ville n’avait pas augmenté les impôts depuis plus de 15 ans … ». C’est de l’info, ou de la comm’ ? Réponse facile à obtenir, en seulement quelques minutes. Un petit tout sur le site du ministère des finances permet de vérifier qu’en 20021, le montant d’impôts locaux payés par chaque aixois était de 451 euros. Et qu’en 20102, il était de 532 euros. Le DL aurait pu le rappeler ... à titre d'information.

 

Et rappeler également qu’à Chambéry, l’opposition municipale UMP a estimé que la pression fiscale était trop forte. Voire insoutenable, au point de faire fuir les familles qui en avaient les moyens. Or, toujours en 2010, le montant d’impôts locaux payés par les chambériens était strictement égal à celui d’Aix les Bains. A quel moment avez-vous pu lire dans le DL que la pression fiscale aixoise était trop forte, voire insupportable ? Réponse : jamais. Entre communiquer et informer, la rédaction aixoise du DL a choisi son camp.

 

Encore un peu plus loin dans l’article, le DL rapporte ce calcul fait par le maire. Enfin par ses services. Du moins on l’espère. D’après Dominique Dord, il apparaît donc que s’il avait augmenté les taux de la fiscalité locale dans la même proportion que la moyenne du bloc communal (on suppose qu’il s’agit d’Aix et de ses communes voisines), les aixois auraient payé 9,6 M€ d’impôts en plus. On laisse au maire l’entière responsabilité de son calcul. Non sans dire que le notre, assis sur les bases des chiffres 2001-2010 du ministère des finances et sur le budget 2011, fait apparaître un chiffre moindre. Mais entre gens de bonne compagnie, on ne va tout de même pas chipoter pour quelques centaines de milliers d’euros ! Bref, 9,6 M€ sur 11 ans, ça nous fait peu ou prou 30 euros d’économie par an et par tête de pipe aixoise. Tout de suite, ça impressionne moins. Et si on ramène le chiffre au mois, c’est encore pire : 2,5 euros. Moins d'une pièce de 10 centimes par jour ! C’est pourtant à la lueur de ces chiffres là qu’on mesure vraiment la portée réelle de la politique fiscale de Dord.

 

Chaque aixois peut alors comparer cette portée avec celle des augmentations tarifaires régulièrement pratiquées par Dord. Et qui elles ne donnent pas lieu à de grandes opérations de comm’ en mairie. La famille avec 2 enfants scolarisés comparera ainsi les 10 euros3 d’impôts économisés chaque mois avec les quelques 50 euros d’augmentation mensuelle des tarifs des cantines subie en 2009. Ce couple sans enfant qui habite en bordure du centre ville pourra se dire que les 5 euros économisés chaque mois sont vite engloutis par les 50 euros d’abonnements mensuels désormais incontournables pour pouvoir stationner dans leur rue.

 

Et tout le monde, quelle que soit sa situation, pourra faire ce constat. Après 10 années de dordisme, la constante augmentation des impôts a amené la pression fiscale aixoise à un niveau insoutenable (dixit l’UMP chambérienne). Et ce sans que la ville ne se voit dotée du moindre équipement public nouveau, à peu de choses près. Les circumpunctophiles et autres bitumomaniaques nous pardonnerons de ne pas considérer les ronds-points et autres regoudronnages de routes comme des équipements publics nouveaux. Une salle des fêtes, un dojo départemental, une médiathèque (exemples au hasard), ça, ça aurait été des équipements publics nouveaux.

 

 

1 Dord ayant été élu maire pour la 1ère fois en mars 2001, le premier budget qui est de son fait remonte à 2002, d’où le choix de cette année comme référence.

2 Les chiffres 2011 ne sont pas encore en ligne

3 4 x 2,5 euros


 

LE MOT DE LA FIN

Puisqu’il faut bien mourir de quelque chose, autant que ce soit de rire. Candidats au suicide dans la bonne humeur, lisez le DL du 21 mars. On peut y lire que, de son propre aveu (sic), le maire avait peur que sa gestion fiscale de la ville soit éclipsée par les 39 autres points à l’ordre du jour du prochain conseil municipal ! Apparemment, avant de publier cette connerie (désolée mais on ne voit pas comme la qualifier autrement), il n’est pas venu à l’idée de la journaliste du DL que le seul et unique responsable de cet ordre du jour surchargé, c’est précisément Dord en personne. Et même à double titre. En tant que maire, c’est en effet lui qui a la haute main sur l’ordre du jour. Et en tant que cumulard (maire, président, député, trésorier …), c’est lui qui par son indisponibilité fait que le conseil ne se réunit que trop peu souvent, entrainant la nécessité d’examiner en une seule séance un nombre de points qui mériteraient d’y consacrer 2 voire plutôt 3 séances. Pour servir la soupe comme ça au député-maire, ce n’est pas des journalistes que le DL devrait embaucher. Mais des majordomes. Ca ferait quand même plus classe.

 

Quant au risque que la gestion fiscale de Dord passe inaperçue … Il ne se passe quasiment pas un mois sans que l’intéressé, ou un des ses affidés, n’évoque le sujet dans la presse locale ou dans les parutions municipales. De préférence en klaxonnant. Difficile de passer inaperçue avec une telle agitation médiatique !

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 07:45

Suite et fin de l’examen du rapport du député UMP Jean-Pierre Giran sur l’amélioration de la démocratie locale, qui éclaire la gestion de notre bon député-maire-président sous un angle pas vraiment nouveau, mais sous lequel nombre d'habitants refusent de la voir.

 

Lire nos précédents articles sur le même sujet :

La démocratie locale aixoise à la sauce Dord épinglée par un rapport de l’UMP

La démocratie locale aixoise à la sauce Dord épinglée par un rapport de l’UMP (suite)

 

 

Proposition n°13 : Tout élu incarcéré doit voir ses indemnités suspendues puisque du fait de sa privation de liberté, il ne peut plus remplir les fonctions qui lui ont été confiées par les électeurs.

Mettons de côté l’aspect incarcération, qui ne concerne nullement aujourd’hui Dominique Dord. Et intéressons-nous au fond de la proposition. A savoir suspendre les indemnités d’un élu qui ne peut plus remplir les fonctions qui lui ont été confiées par les électeurs. Tout d’abord, on s’étonne que ce ne soit pas déjà le cas. Faut-il comprendre qu’aujourd’hui, un élu qui serait incarcéré, quel qu’en soit le motif, continuerait à percevoir ses indemnités ? Ce serait choquant. Et à l’évidence, c’est le cas.

 

Prenons la proposition sous un angle légèrement différent. Ce que Jean-Pierre Giran propose, c’est de suspendre le versement des indemnités du fait que l’élu n’est plus en position d’assumer les fonctions correspondantes. Un élu cumulard n’est-il pas précisément dans ce cas ? Au moins partiellement. Si on prend le cas de Dominique Dord, il affirme travailler 60 heures par semaine. Pourquoi pas. Mais ceci au titre de trois mandats qui représentent chacun un plein temps. Et même à 35 heures par semaine, cela fait au total 105 heures. Avec ses 60 heures, le député-maire-président est bien loin du compte. Et se trouve donc, de fait, dans l’impossibilité d’assumer pleinement les fonctions qui lui ont été confiées par les électeurs. Il conviendrait donc de suspendre le versement de ses indemnités, au prorata de la part non effectuée. Soit 40/105éme.

 

 

Proposition n°14 : Lors de la diffusion du bulletin d’information de la collectivité, autoriser l’opposition à publier une feuille indépendante du bulletin mais diffusée en même temps que celui-ci. Le coût de la publication et de la diffusion serait pris en charge par la collectivité au même titre que le bulletin principal.

Tout aixois a probablement un jour eu en main un n° du journal municipal d’information. Généralement composé d’une trentaine de pages. A lui tout seul, le maire a le droit à une page entière pour son édito. Quant aux deux groupes d’opposition, ils se partagent royalement une demi-page. Le groupe représenté par Thibaut Guigue, dont on ne sait d’ailleurs plus s’il faut toujours le considérer comme un groupe d’opposition, devant même se contenter de 600 caractères. Cette proposition, comme d’autres, vise clairement à réduire l’appropriation des moyens de communication de la collectivité au seul profit de la majorité en place. Et comme d’autres, nul besoin de légiférer pour qu’elle soit mise en place. Il suffit d’un peu de bonne volonté de la part de la dite majorité. Si elle ne l’est pas, c’est simplement du fait de sa mauvaise volonté.

 

 

Proposition n°15 : Lors de la publication d’un bilan de mandat ou de mi-mandat, autoriser l’opposition à produire sa propre analyse sur un support spécifique. La publication serait financée par la collectivité et la diffusion se ferait par le même canal que le bilan principal.

Voila une proposition qui rejoint la précédente. Et qui prend une signification toute particulière dans le contexte aixois. Où, en 2011, la municipalité s’est fendue, avec l’argent des contribuables, d’un n° spécial du journal municipal pour les 10 ans de Dord à la mairie. Un n° dans lequel, bien évidemment, tout était beau, et où l’opposition n’avait pas son mot à dire.

 

 

Proposition n°16 : Réserver un espace à l’expression de l’opposition sur le site Internet de la collectivité. A défaut d’un espace dédié, le site de la collectivité devrait au minimum faire apparaître un lien vers le site de l’opposition.

Proposition n°17 : Préciser à l’article L.2121-27-1 du CGCT que le droit d’expression des conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale doit être respecté non seulement sur les publications à caractère d’information générale mais aussi sur le site Internet de la collectivité et la télévision locale le cas échéant.

Deux propositions dans la foulée des deux précédentes. Mais sur un média différent, à savoir internet. Où la majorité Dord fait encore pire que sur les médias « traditionnels ». Si l’opposition dispose d’un tout petit droit d’expression dans le journal municipal (mais pas dans la lettre municipale), elle n’en n’a aucun sur le site internet de la ville. Pourtant, y instaurer un espace d’expression pour les groupes d’élus ne coûterait quasiment rien à la ville et à ses contribuables. Et cela pourrait être fait quasiment du jour au lendemain. Une fois de plus, la mauvaise volonté de la municipalité est flagrante. Et même plutôt sa volonté de ne surtout pas permettre à l’opposition de faire valoir son point de vue.

 

 

Proposition n°19 : Limiter, voire interdire, la publicité commerciale dans le bulletin municipal, pour éviter les conflits d’intérêts et pour préserver les recettes publicitaires de la PQR pour laquelle ce budget est vital.

Voila une proposition qui se passe presque de commentaires. Ouvrez un exemplaire du journal municipal, regardez les noms des annonceurs commerciaux, puis regardez quelles sont les entreprises qui travaillent pour la ville, occasionnellement ou régulièrement. Et on ne vous parle même pas de ceux qui financent à coup de pubs des magazines privés entièrement dédiés à la gloire de qui vous savez.

 

 

Proposition n°21 : Interdire dans une première étape aux ministres tout cumul avec un mandat local. Le ministre serait remplacé dans son mandat local par son suppléant ou par le suivant de liste. Il retrouverait son siège une fois ses fonctions ministérielles interrompues.

Interdire le cumul des mandats locaux pour un ministre, bonne idée. Mais pourquoi se cantonner aux ministres ? Ministre, c’est un job à plein temps. Mais député ou sénateur aussi. Alors si les premiers ne doivent pas exercer en même temps un mandat local, pourquoi devrait-il en aller autrement pour les seconds ? Peut-être Jean-Pierre Giran n’a-t-il pas voulu mettre trop de pression sur ses collègues parlementaires. Il aurait pourtant pu se le permettre, lui qui, sauf erreur de notre part, ne cumule son poste de député qu’avec un simple mandat de conseiller municipal de Hyères.

 

 

Proposition n°23 : Dans le moyen terme, un vaste débat national pourrait être organisé pour envisager une nouvelle réduction, voire l’interdiction totale, du cumul des mandats suivants : élu local (conseiller municipal – conseiller communautaire), élu territorial (conseiller territorial), élu national (député ou sénateur), élu européen (député européen).

Et pan sur le bec du triple cumulard qu’est Dord. Maire d’une commune de presque 30.000 habitants. Président d’une agglomération qui en compte plus de 50.000. Et bien sûr député de la 1ère circonscription de Savoie. A l’évidence, à l’UMP, tout le monde ne partage pas la vision de Jean-Pierre Giran sur le cumul des mandats.

 

 

Proposition n°28 : Interdire le reversement nominatif de l’écrêtement. Toutes les sommes écrêtées doivent être versées au budget général de la collectivité.

Et re-pan sur le bec de Dord. Lui qui reverse intégralement sa part d’écrêtement à son premier adjoint Renaud Beretti. Au-delà du cumul des mandats, notre bon député-maire-président semble avoir le chic pour cumuler également toutes les mauvaises pratiques en matière de démocratie locale. Dans le cas présent, ce reversement intégral et nominatif à Beretti peut être vu de deux façons. Comme une récompense pour ses services. Après tout, c’est lui qui se coltine le boulot que Dord ne peut pas faire en tant que maire, vu ses autres activités. Mais c’est aussi une façon de le contrôler, pour ne pas dire de le tenir en laisse. Sans le reversement de l’écrêtement de Dord, Beretti émargerait comme ses collègues adjoints à environ 1.300 euros par mois. Au lieu des 4.300 auxquels il a le droit actuellement. Autant dire qu’il a intérêt à se tenir à carreau, et à faire comme Dord lui dit, s’il veut éviter de voire ses revenus divisés par trois en moins de temps qu’il n’en faut à un politique pour retourner sa veste.

 

 

Proposition n°40 : Renforcer le régime des incompatibilités entre la fonction d’élu local et certaines professions exposées aux conflits d’intérêts. A titre d’exemple, fonctions de maire ou d’adjoint à l’urbanisme d’une part, profession de notaire d’autre part.

Cette fois, ce n’est pas Dord qui est pointé du doigt, mais son suppléant à l’assemblée. Le ci-devant Claude Giroud, maire d’Albens, vice-président du conseil général et … notaire. Accessoirement (?) en cheville avec un certain Dominique Dord pour des affaires immobilières. Claude Giroud qui semble avoir joué un rôle prépondérant dans le rachat de la Chambotte par la CALB et la CCCA. Un rachat dont le montant laisse songeur : 1,2 M€ pour un restaurant à raser, situé à l’écart de tout ou bout d’une route de montagne fermée une partie de l’année. Vous avez dit conflit d’intérêts ?

 

 

Voila, ce sera tout pour nous. On ne saurait que trop vous conseiller la lecture de ce rapport (voir lien ci-dessous). Il n’est pas parfait. Il est sans doute incomplet. Mais il a le mérite d’exister. Même si, hélas, il est fort probable qu’il ne débouchera pas sur grand-chose de concret. Mais il a aussi le mérite de montrer que dans la classe politique, certains ne cautionnent pas ces mauvaises pratiques (anti)démocratiques trop souvent mises en œuvre à l’échelon local.

 

Quant aux électeurs du bassin aixois, la lecture de ce rapport ne pourra que les convaincre d’une réalité criante mais qu’ils refusent souvent de voir : les élus au pouvoir tant à Aix qu’à la CALB sont de fervents adeptes de ces mauvaises pratiques. Il ne reste plus aux dits électeurs qu’à tirer les conséquences de ce constat …

 

 

Lien vers le rapport Giran : cliquez ici (format PDF, 367 Ko)

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 07:44

TravauxRowing.jpgLa plage du Rowing est en travaux. La CALB y aménage des sanitaires (19 m²) et un poste de secours (16 m²). Fini donc le bungalow peu esthétique servant de poste de secours en saison. Finis aussi les WC de chantier qui « ornaient » la plage durant la période estivale. Nul ne s’en plaindra. Les futurs locaux devraient ressembler à ceux qui existent déjà la plage du Lido. Après, on n’aime ou on n’aime pas le style. C’est une affaire de goût.

 

En attendant, ces constructions en cours ne sont pas sans rappeler celle aménagée il y deux ans maintenant à la plage de Mémard. Une seule construction, mais avec la même destination : sanitaires, douches et poste de secours. Et pour une surface approchante : 26 m², contre 35 m² au Rowing. Peut-être vous souvenez-vous que la construction de ce modeste bâtiment avait en son temps défrayé la chronique. En raison du coût du chantier, fièrement (?) affiché sur un panneau sur le site. Il est vrai que 360.000 euros pour 26 m² servant de sanitaires publics et de poste de secours (uniquement en saison estivale), ça avait de quoi surprendre. On savait que l’immobilier était cher à Aix les Bains, mais tout de même pas à ce point !

 

Du coup, au Rowing, si la CALB a bien apposé sur le site un panneau présentant le projet (photo ci-dessous), le coût de ce dernier n’y figure pas. Pas folle la CALB, elle n’a pas envie de se faire taper une deuxième fois sur les doigts. Et après ça, on dira que les politiques ne retiennent pas les leçons …

 

A voir l’image de synthèse représentant le futur aspect de la plage, et à voir l’objet des permis de construire déposés (un pour les sanitaires, le second pour le poste de secours), un truc tire l’œil sur ce panneau. C’est le nombre d’entreprises nécessaires pour mener à bien ce modeste chantier. Dont on se demande dès lors s’il est vraiment si modeste que ça. Financièrement parlant, s’entend. Jugez plutôt : un cabinet d’architectes, doublé d’une agence du même tonneau. Plus trois entreprises locales paysagistes. Avec pour couronner le tout une entreprise domiciliée dans les Landes, Michel Plante Systems (et non Michel Plantie Systems comme indiqué sur le panneau), spécialiste des toilettes publiques.

 

Au fait, des toilettes sèches, écologiques, ça n’aurait pas été mieux pour des aménagements qui se veulent 100% développement durable ?


 

CalbRowingPanneau.jpg

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 07:45

Suite de notre série d’articles entamée la semaine dernière, sur les campagnes électorales en cours pour l’élection présidentielle et les élections législatives. Une vision par le petit bout de la lorgnette, sans doute un brin décalée. Mais on assume. Vous offrir un autre regard sur l’actualité aixoise, c’est notre credo.

 

Une foule d’au moins ... 30 personnes

A en croire le DL, « Il y avait foule » lundi 12 mars sur la place du Rondeau. « Et notamment beaucoup d’élus » précise immédiatement le quotidien dans son article (paru le 14 mars). Une foule (sic) qui, en réalité, se composait de 30 personnes. Une fois enlevés les nombreux élus et les habituels « obligés », il devait bien rester au grand maximum une demi-douzaine de quidams à être venus assister à ce raout. Mais au fait, de quoi s’agissait-il au juste ? Ni plus ni moins que d’inaugurer très officiellement deux logements sociaux rénovés dans la maison située sur la place du Rondeau. Celle-là même qui abrite aussi le commerce La Cave Voûtée. Une rénovation que l’on doit à l’association Habitat & Humanisme. Mais c’est pourtant bien à l’initiative des élus que cette inauguration a eu lieu. Et plus précisément à l’invitation de Dominique Dord. Dans les rangs des élus présents, on comptait aussi Hervé Gaymard. Tiens tiens, deux députés UMP candidats à leur propre succession en juin prochain. Serait-ce un hasard ? Ou une heureuse coïncidence du calendrier ? Sachant que nous sommes en mars 2012, et que les familles ont emménagé dans ces logements le 1er mars … 2011, la réponse est toute trouvée. C’est bien évidemment totalement par hasard que Dominique Dord, la semaine qui a suivi l’annonce officielle de sa candidature, a jugé bon de venir « inaugurer » des logements occupés depuis plus d’une année. Mais bien sûr ! Pour qu’on y croie, il ne manquait plus à ce raout que la marmotte qui met le chocolat dans le papier d’alu.

 

DordRondeau12mars2012

La foule (!) massée (re- !) à l’heure de l’apéro aux frais des contribuables. Le tout

sous un barnum, équipement de circonstance pour ce cirque médiatico-électoraliste.

 

 

Mais que fait la police municipale ?

Une foule de 30 personnes (!), ça fait pas mal de voitures. Pas tout à fait 30, mais pas loin. Apparemment, certains invités du raout dordien au Rondeau ne goûtent guère la marche à pied. Même quand il ne s’agit que de quelques dizaines de mètres à faire. C’est ainsi que, durant tout le temps où cette réunion de promotion électorale a durée (l’inauguration n’étant qu’un prétexte, lire ci-dessus), deux voitures d’invités sont restées tranquillement stationnées à cheval sur le trottoir emprunté notamment par les enfant de l'école Saint-Joseph, en pleine sortie d’un virage sans visibilité, sur un trajet empruntée par les bus de la CALB (photo ci-dessous). Le tout au nez et à la barbe des autorités, dont le maire et le premier adjoint. Ni l’un ni l’autre n’ont cru bon intervenir pour mettre fin à cette incivilité flagrante. Dame, des fois que les incivils l’auraient mal pris et auraient quitté le raout séance tenante. Déjà que la « foule » n’était pas nombreuse, ce n’était pas le moment de perdre du monde en route.

 

DordRondeau12mars2012-Stationnement

 

 

 

HollandeNavigationAVue.jpgNavigation à vue

Dans la série « une campagne digne et non idéologique » telle que Dord l’annonce et la promet, voici les affiches que l’on peut voir en ce moment. Apposées par les « Jeunes Pops », le mouvement des jeunes de l’UMP. Qui, à défaut de faire le coup de poing, sont des grands spécialistes de l’affichage électoral illégal. Comme on a déjà pu le vérifier lors des précédentes campagnes. Et comme on pourra très certainement encore le vérifier cette année. « Des militants trop zélés » plaidera sans doute à nouveau Dord. Non sans oublier de fournir en affiches les dits militants trop zélés. Des affiches imprimées en nombre bien plus important que celui nécessité par la couverture des panneaux électoraux officiels. En clair, de l’affichage électoral illégal en bande organisée. Et en plus récidiviste. Ca va chercher dans les combien ça ? Dans les zéros. Ces récidivistes là bénéficient d’une tolérance totale.

 

Quant aux affiches, au demeurant non dénuées d’un certain humour si ce n’est d’un humour certain, elles disent cependant toute la difficulté de l’UMP à faire aujourd’hui des propositions crédibles. A défaut de quoi le parti du président se contente de taper sur son adversaire le plus direct. Ca sent la fin de règne. Habituellement, c’est l’opposition qui endosse ce rôle …

 

 

 

Je t’en tends une, tu m’en rends quatre, et au final on s’en serre cinq

La partie ne s’annonçait effectivement pas facile, face à Dord, pour emporter la 1ère circonscription de Savoie. Mais certains se demandaient quand même pourquoi le PS avait concédé cette tâche aux écologistes d’EELV. Et plus précisément à Alain Caraco, illustre inconnu de la politique locale. L’annonce de la candidature retenue par l’UMP dans la nouvelle circonscription savoyarde, la 4ème, leur fournit peut-être un élément de réponse. Face à la maire de Chambéry, Bernadette Laclais, l’UMP envoie Christiane Burnet. Qui ça ? Eh oui, elle est presque aussi inconnue que Caraco. Mais déjà présente en politique, puisqu’elle est élue au conseil général.

 

Ce qui rapproche ces deux candidats, c’est le peu de soutien public que leur apportent les deux partis « poids lourds ». Le PS d’un côté, l’UMP de l’autre. Un soutien aussi discret qu’un pet retenu dans une réunion de majordomes. Même si rien n’est jamais perdu d’avance en pareil cas, on a tout de même l’impression que tant à gauche qu’à droite, on a choisi de lâcher le morceau. Voire on s’entend comme larrons en foire. Je te tends la 1ère circonscription, tu me rends la 4ème, et au final on se serre 5 doigts d’une bonne poignée de main sur le dos des électeurs.

 

A qui ils ne restent plus qu’à rendre la monnaie, en allant massivement voter pour ces petits candidats illustres inconnus. Au fait, il parait qu’en cas de victoire aux prochaines élections, le PS interdira le cumul des mandats. Mais alors pourquoi envoyer quelqu’un qui est déjà maire (de Chambéry) à la course aux législatives ? Pas très cohérent tout ça …

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 07:44

La photo ci-dessus est parue dans le DL du 19 mars. Elle a été prise lors de l'inauguration d'un centre polyvalent d'action sociale dans le quartier du Sierroz.DL-CPAS-Sierroz.jpg

Observons de plus près qui sont ces « élus locaux ou cantonaux concernés par l’action sociale », selon la formule employée par le DL. De gauche à droite on reconnait :

 

Marina Ferrari, adjointe au maire chargée des affaires économiques

Robert Clerc, maire de Grésy sur Aix, vice-président du conseil général chargé du logement, membre de la commission développement économique et tourisme

Claude Giroud, maire d’Albens, vice-président du Conseil général chargé du patrimoine domanial, des ressources humaines et de l’administration générale, membre de la commission éducation, jeunesse, culture, sports

Dominique Dord, député, maire d’Aix les Bains

Hervé Gaymard, député, président du conseil général, co-président de la commission intercommission, développement durable et élaboration du plan climat

Jean-Jacques Mollie, conseiller municipal délégué chargé de la vie scolaire

Alain Yvroud, conseiller municipal délégué chargé des affaires foncières et immobilières et du patrimoine communal

Sylvie Cochet, adjointe au maire chargée des travaux, de l'urbanisme, de l'environnement et de l'embellissement urbain

Michel Frugier, adjoint au maire chargé des sports, du tourisme et de la promotion thermale

 

Nota : certains des élus ci-dessus exercent également des fonctions à l’agglomération. Mais dans la mesure où l’action sociale ne fait pas partie des compétences de la CALB, nous n’avons pas jugé nécessaire de rappeler ces fonctions ci-dessus.

 

Ah, ils en cumulent des titres tous ces élus. Mais vous l’aurez noté, aucun de ces titres ne comporte le mot action. Pas plus que le mot sociale. Alors pour ce qui est de l’action sociale

 

Parmi tous ces élus locaux ou cantonaux concernés par l’action sociale (on est prié de croire qu’ils le sont puisque c’est écrit dans le DL, même si les titres des élus disent tout autre chose), manquent donc à l’appel :

 

- les cinq membres de la commission du conseil général spécifiquement en charge de l’action sociale

- Georges Buisson, adjoint au maire chargé des affaires sociales et du thermalisme médical

- Pascal Peller, adjoint au maire chargé de la vie des quartiers, de la cohésion sociale et des relations avec les sociétés sportives

 

En résumé, aucun des élus présents (en tout cas sur la photo) n’est en charge de l’action sociale, que ce soit à la ville d’Aix ou au conseil général. En revanche, tous les élus directement chargés de l’action sociale dans ces deux collectivités sont absents. Comme quoi, avec le DL, les aixois sont vraiment bien informés !

 

La présence de deux députés, dont un venu avec son suppléant, ne vous aura pas échappé. Par un étrange hasard, les deux mêmes députés étaient déjà présents la semaine dernière non loin de là, place du Rondeau. Soit disant pour inaugurer des logements sociaux dans lesquels les premiers locataires ont emménagé en mars … 2011 ! (lire par ailleurs Le vendredi c’est raviolis, et le mercredi, c’est pâté de campagne !). La proximité de ces inaugurations à répétition avec une quelconque échéance électorale en juin prochain n’est bien sûre que pure coïncidence …Oh, niçois, qui mal y pense ?

 

A l’occasion du raout du Rondeau, le DL avait déjà publié un article faisait état d’une foule (sic) de 50 personnes. Voici la photo que nous avons retrouvée de la dite foule de 50 personnes. Elle émane du site internet de l’association Habitat & Humanisme, qui a procédé à la rénovation des deux logements sociaux « inaugurés » ce jour-là. Faites le compte par vous-même. On est bien loin des 50 personnes. 25 tout au plus. Et encore, en comptant les journalistes présents (et sans compter les 5 ou 6 élus qu'on ne voit pas sur la photo). Oui, assurément, avec le DL, les aixois sont vraiment très bien informés !

 

RondeauFoule.jpg

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 07:44

Avertissement : cette revue de presse ne se prétend ni exhaustive, ni objective. Elle prétend juste vous aider à poser un autre regard sur l'actualité locale. Si vous voulez vous faire votre propre opinion, achetez les journaux cités, et lisez-les. Sans oublier de consulter également les sites d'information en ligne sur internet. La biodiversité sied aussi à l'information.

 

Essor15mar2012.jpgL’Essor Savoyard du 15 mars

Quand l’argent publique (orthographié tel quel dans l’Essor, voir ci-dessous) fait grincer des dents

Etonnant. A en croire l’Essor, il y aurait donc à Aix les Bains des dépenses publiques très controversées. Et qui feraient grincer des dents les contribuables. Dans l’absolu, rien d’étonnant à cela. Ce qui est étonnant, c’est de lire ce constat dans la presse locale, après des années et des années d’un silence complaisant à l’égard du pouvoir en place. Pêle-mêle, l’hebdomadaire dénonce les ratés du parvis de la gare, au résultat « pour le moins douteux ». Les deux millions d’euros de budget annuel du fleurissement qui, mais ça l’Essor ne le souligne pas, ignore royalement une très grande partie du territoire communal. Les futurs nouveaux bancs du Grand Port, dont la ville ne veut pas communiquer le prix, mais qui parait-il ne seront pas bling-bling à en croire Sylvie Cochet. L’adjointe à l’urbanisme avait pourtant dit un peu le contraire il y a quelques semaines, en parlant d’un mobilier design et hors du commun. La rue de Genève, ses ronds-points mal pratiques à souhait, ses trottoirs et ses passages pavés qui se transforment en savonnettes dès qu’il pleut. Le jardin soit disant vagabond, où on laisse parait-il faire la nature. Mais pour 10.000 euros d’entretien annuel et … 100.000 euros de travaux à venir. La statue de la Dame à la musique et ses 50.000 euros. Sans oublier bien sûr les 2,5 millions de la Chambotte. Mais en oubliant les 3 M€ du Revard, les futurs 5 M€ du Tillet, les 360 K€ des WC de Mémard, les 300 K€ pour le déplacement du kiosque du Grand Port … etc. Il est vrai que la liste est tellement longue que pour tout citer, l’Essor aurait du se fendre d’un n° spécial.

Essor15mar2012-copie-1.jpg

 

Rachat des anciens thermes par la ville

Il y avait foule en mairie pour la cérémonie de signature de l’acte de rachat des anciens thermes par la ville. Enfin, quand on dit foule … disons que ça se pressait surtout du côté des « personnalités ». Sur la photo publiée par l’Essor, devinez qui on voit aux premières loges. Dord bien sûr, mais c’est normal, c’est lui qui signe. Mais deux places plus loin, Bernard Riac, PDG de Valvital. Que vient-il donc faire là ? Débarqué il y a un an en ville, Valvital n’est pas partie prenante dans ce rachat. Elle peu difficilement se targuer d’une quelconque présence dans l’Histoire du thermalisme aixois. Bref. Ce qui retient l’attention dans l’article de l’Essor, c’est une nouvelle fois un silence. Le silence fait autour du prix de l’opération. Si le journal cite bien le montant (1,2 M€), à aucun moment il ne s’en étonne. Il y a pourtant de quoi. Sur les 50.000 m² de surface des bâtiments, seuls les ¾ sont réellement utilisables. Soit peu ou prou la même surface que les thermes Chevalley. Vendus par l’Etat à Valvital il y a un an pour environ 2 M€1. Comment peut-on imaginer que l’établissement thermal le plus moderne d’Europe, en parfait état de marche, ne nécessitant pas le moindre aménagement ni la moindre réfection, puisse ne pas valoir plus en comparaison des 1,2 M€ des anciens thermes ? Des anciens thermes dans lesquels tout ou presque est à faire ou à refaire. Et où les travaux des prochaines années vont se chiffrer en millions, voire en dizaines de millions.

 

1 Le montant total de la transaction était de 3 M€. Mais celle-ci ne se limitait pas aux seuls thermes Chevalley. Une fois déduite la valeur des autres actifs cédés à Valvital (terrains, sources thermales, parkings, blanchisserie), on peut estimer que l’établissement de Chevalley lui-même n’a été vendu que pour 2 M€.

 

 

Hebdo15mar2012.jpgL’Hebdo des Savoie du 15 mars

Découvrez la nature à … l’école maternelle du centre

Dans un article non signé, qui sent à plein nez le communiqué venu en droite ligne du service comm’ de la mairie, l’Hebdo évoque la plantation de 4 arbres dans la très minérale cour de récréation de l’école maternelle du centre, rénovée en 2011. Une rénovation parait-il « saluée par tous », écrit le journal. Qui feint donc d’ignorer que parmi les parents d’élèves, il s’en trouve plus d’un pour ne pas saluer cette rénovation. Quant aux arbres plantés, ils permettront aux écoliers, d’après la mairie, « de mieux apprécier le rythme de la nature ». Il suffit de se rendre à l’école pour constater que la place qui y a été faite à la nature se résume à une portion plus que congrue.

 

Anciens thermes : l’Histoire avec une grande tache !

Comme son confrère l’Essor, l’Hebdo revient lui aussi sur la cérémonie de signature de la vente des anciens thermes étatiques à la ville. Et rappelle lui aussi l’unanimité des personnalités présentes, Dord et Gaymard en tête, pour souligner le caractère historique de ce rachat. Quel dommage que nos canards locaux ne prennent pas un peu de recul par rapport à cet évènement. Qu’a-t-il donc de si historique ? En réalité, rien. Ce qui en revanche a vraiment été historique, c’est l’arrêt de l’activité thermale dans les bâtiments du centre ville fin 2009. C’est aussi la privatisation de l’activité thermale début 2011. Deux premières historiques dans l’ère moderne du thermalisme aixois, qui remonte à plus de trois siècles. Pourtant, ces premières là n’ont pas fait la une des journaux. Aucune personnalité n'a tenue à être présente pour marquer le coup. Nulle cérémonie en grande pompe n’a été organisée. Concernant la privatisation, c’est même tout le contraire. Elle s’est faite à huis clos. Et ce pseudo moment historique qu’est le rachat des anciens thermes par la ville ne suffit pas à effacer de l’histoire thermale d’Aix la grande tache de la privatisation.

 

Peyrefitte et Valvital occupent les anciens thermes grâce à une nouvelle convention

Tant que l’Etat était propriétaire des anciens thermes, Peyrefitte bénéficiait d’une convention d’occupation passée avec la ville. Elle-même bénéficiant d’une convention avec l’Etat. Quant à Valvital, son PDG affirmait payer un loyer à l’Etat pour l’occupation des lieux dans les anciens thermes. Avec le rachat de ceux-ci par la ville, ces titres d’occupation sont devenus caduques. L’Hebdo rapporte que de nouvelles conventions d’occupation ont été signées entre la ville et les locataires, Peyrefitte et Valvital. Voila qui soulève une question intéressante : à quel titre le maire a-t-il signé ces conventions ? En effet, la délibération prise le 28 juin 2010 par le conseil municipal, autorisant le rachat des anciens thermes, ne conférait nullement au maire le droit de signer des conventions d’occupation (voir ci-dessous le texte de la décision). Encore moins d’en définir seul les conditions, notamment financières. Alors, encore des conventions à côté de la loi ? Cerise sur le gâteau, on rappellera que la convention passée précédemment entre la ville et Peyrefitte prévoyait expressément la transformation en bail commercial lorsque la ville deviendrait propriétaire des lieux. Ce qui vient d’être fait, mais visiblement sans que le moindre bail commercial ne soit signé.

CM28062010-DecisionAnciensThermes.jpg

La délibération du 28 juin 2010 n'autorise pas le maire à signer des

conventions pour l'occupation des anciens thermes par des tiers.

 

L’attractivité du jardin vagabond sera renforcée en 2012

Voila un titre qui ne manquera pas de faire sourire les aixois et les visiteurs qui, en 2011, sont passés à proximité de ce fameux jardin vagabond. Et qui, pour la plupart, n’y auront vu qu’une prairie comme une autre, quand ce n’est pas un simple terrain vague. Pour pouvoir parler d’attractivité renforcée à propos de ce terrain, encore eut-il fallu qu’il ait au préalable la moindre attractivité ! Mais il est vrai qu’en partant de zéro, et en injectant 100.000 euros d’argent public dans l’histoire (sans compter les 10.000 euros de subvention annuelle), on ne peut qu’espérer que l’attractivité sera renforcée. A vrai dire, le contraire parait tout bonnement impossible.

 

 

JournalMuncipalEte2011.jpgMais où est passé le journal municipal ?

Sauf erreur de notre part, voila plusieurs mois que la municipalité laisse ses administrés orphelins de leur journal municipal. A notre connaissance, le dernier n° publié date de l’été 2011. Ce n’est pas que le dit journal leur manque vraiment, mais certains de nos lecteurs s’interrogent sur les raisons de cette disparition brutale. On leur propose cette explication : déjà bien empêtré dans ses histoires de voiture de fonction, qui pourraient bien lui coûter son job de député s’il est réélu, Dominique Dord ne veut pas en rajouter une couche en continuant à utiliser le journal municipal, et donc l’argent public, pour faire sa promo de candidat. Si quelqu’un a une autre explication …

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 07:46

Monoquennat.jpg

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 07:45

SierrozMars2012Intro.jpgDieu qu’elle est triste cette promenade du Sierroz ! Certes, la petite pluie qui tombe sur Aix les Bains en ce dimanche 19 mars y est un peu pour quelque chose. Mais juste un peu. Ce qui fait que cette promenade est triste, c’est son abandon. Et pourtant …

 

Où l’on voit une fois de plus que les promesses des politiques n’engagent que ceux qui les écoutent

Et pourtant, cela fait maintenant près de six ans que Dord et Casanova ont annoncé en chœur que « la promenade du Sierroz sera refaite dès cet automne, car elle en a bien besoin ». C’était lors du conseil municipal du 4 octobre 2006. Les lecteurs qui auraient un doute sur la véracité de nos propos pourront les vérifier en réécoutant les débats sur le site d’Aix Avenir. 4 octobre 2006, 19 mars 2012. 1993 jours séparent ces deux dates. 1993 jours pendant lesquels aucun réaménagement de cette promenade du Sierroz, entre les tours de Lafin et le Pont Rouge, n’a été entrepris. 1993 jours pendant lesquels les riverains, fort de la promesse faite en 2006 et souvent réitérée, se sont étonnés de ne rien voir venir. Puis se sont impatientés, voire exaspérés pour certains. Et n’ont finalement obtenu que cette réponse : ce n’est pas qu’on ne voudrait pas, mais comprenons-nous braves gens, c’est que ça coûterait cher de refaire les berges du Sierroz.

 

 

Trop cher, et pourtant …

Et pourtant le projet de réaménagement de ce secteur ne date pas d’aujourd’hui. A sa naissance, il était même porté par l’ancêtre de la CALB, la CCLB. Conjointement avec la ville d’Aix les Bains.

 

Et pourtant, depuis 2006, la CCLB puis la CALB et/ou la ville d’Aix les Bains ont dépensé des millions d’euros dans d’autres projets. Quelques exemples en vrac. Des WC à 360.000 euros et un chemin à 800.000 euros du côté de Mémard. Dans le même secteur, la « mise en charme » (sic) de la place Edouard Herriot pour 1 M€. Dont plus de 300.000 euros juste pour déplacer un kiosque de quelques mètres. Un peu plus haut, 3 M€ pour renaturer (sic) le sommet du Revard. On peut aussi citer des projets en cours comme la création d’un nouveau port à barques sur le Tillet pour 5 M€. Ou encore la fameuse, et fumeuse histoire du rachat et de la reconstruction du restaurant de la Chambotte, pour 2,5 M€.

 

Plus à proximité que quartier de Lafin, on peut aussi retenir le récent aménagement paysagé d’un simple terre-plein central le long de l’avenue Franklin Roosevelt. Aménagement qui n’a pas du rien coûter non plus. Sans parler de ce curieux choix de l’absence de l’eau pour symboliser une ville d’eau (lire par ailleurs Aix ville d’eau ou … ex ville d’eau).

 

 

Bref, pour jouer les marioles au Revard, les zozos à Mémard, les guignols au Grand Port, ou encore les clowns blancs du côté du Tiller, il y a du monde. Mais pour tenir une promesse faite en 2006 aux habitants d’un quartier populaire, là il n’y a plus personne. Et vous savez pourquoi ? Parce que cette promenade, même une fois refaite, si tant est qu’elle le soit un jour, personne ne le verra. On veut dire personne d’autre que les habitants du quartier. Et vous l’aurez compris depuis le temps (ou alors c’est à désespérer de vos capacités intellectuelles), Aix les Bains à la sauce Dord c’est la ville du tape à l’œil, du clinquant, du bling-bling. Située trop à l’écart du centre ville et des bords du lac, la promenade du Sierroz dans le quartier de Lafin n’intéresse pas la municipalité.

 

 

PromenadeSierroz-1  SierrozMars2012.jpg

A gauche une photo prise en mai 2010. A droite une photo prise en mars 2012.

Hormis la végétation plus verte, saison oblige, vous voyez une différence ?

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