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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 07:45

13.424, mais 13.424 quoi ? Pour l’Essor Savoyard, c’était le chiffre de la semaine dernière (édition du 1er mars). 13.424, c’est donc le nombre de connexions à internet établies sur les deux sites de wifi public de la ville. Le service ayant ouvert ses portes le 1er octobre 2009, cela fait donc une moyenne de l’ordre de 15 connexions par jour. C’est à ce chiffre que l’on mesure toute l’importance, et même le caractère vital, de ce service public. Plus sérieusement, voila une chiffre qui démontre à l’évidence que les aixois n’en n’ont pas grand-chose à secouer de ce wifi public. Et que ce service ne répond en rien à un quelconque besoin de la population, ni des touristes.

 

Pour la petite histoire, on rappellera que la mise en place du wifi public faisait partie des exigences (sic) imposées par le Modem local dans le cadre de son accord électoral avec Dord. On comprend que ce dernier n’ait eu aucun mal à céder face à une telle exigence (re-sic). Le prix à payer était bien faible, pour en contrepartie récupérer un petit millier de voix, et jouer un tour de cochon à son ex-mentor Gratien Ferrari.

 

Voila comment Dord s’y prend pour rallier du monde à lui. En donnant des os à ronger, ou en distribuant des joujoux. Comme ce wifi public. Ou comme le jardin vagabond. De quoi sourire, mais jaune. Car c’est tout de même avec l’argent public que ça se fait !

 

 

 

 

LE MOT DE LA FIN

Bonne nouvelle pour les rares internautes adeptes de l’usage du wifi public aixois. En cas de problèmes de connexion, ils peuvent bénéficier d’une assistance en écrivant à l’adresse hotline@internet-ici.net. Mais comment faire pour envoyer un mail pour dire qu’on n’arrive pas à se connecter si précisément on n’arrive pas à se connecter ?

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 07:45

LeGrandDom-LienSocial.jpg

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 07:46

Medor-Immigration.jpg

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 07:45

Editorial.jpg

 

Chers concitoyens, chères concitoyennes,

 

Ca ne vous aura pas échappé, l’élection présidentielle approche. Suivie de peu par les élections législatives. L’occasion de mettre en avant celle belle profession qu’est celle de député. Un métier de rêve en quelque sorte.

 

Tout d’abord, pour être député, aucune compétence particulière n’est requise. Aucun diplôme non plus. Ce qui est somme toute assez logique, puisqu’en pratique le député n’assume aucune responsabilité. Que le pays fasse faillite en raison d’une politique budgétaire qu’il a approuvé, ou que la santé publique soit menacée suite à une décision de l’assemblée, rien n’y fait : les députés ne sont responsables de rien. Comme le stipule le 1er alinéa de l’article 26 de la constitution, « aucun membre du Parlement ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l'occasion des opinions ou votes émis par lui dans l'exercice de ses fonctions ». Un régime qui s’applique donc tant à un député qu’à un sénateur. On connait bien des maires qui aimeraient bénéficier d’une telle immunité.

 

Mais aussi de telles indemnités. Un député bénéficie d’une indemnité dépassant les 7.100 euros mensuels (valeur en date du 1er juillet 2010). Déjà confortable. Viennent s’y ajouter plus de 6.400 euros mensuels d’indemnité représentative de frais de mandat (sic). Qui viennent eux-mêmes en complément de tout ce qui est déjà directement pris en charge par les contribuables français, et dont la liste serait trop longue à énumérer ici. Allant du train au courrier, en passant par le téléphone, l’avion … etc. Et comme on n’est jamais aussi bien servi que par les autres, chaque député bénéficie aussi d’un crédit mensuel de plus de 9.100 euros pour employer de 1 à 5 personnes pour faire le boulot à sa place. Et voila comment on arrive à un total mensuel qui flirte avec les 23.000 euros. Vous noterez avec intérêt que l’indemnité de frais de mandat (6.400 euros/mois) est versée de façon forfaitaire. Sans la moindre demande de justificatif. Un député peut donc percevoir cette somme rondelette sans avoir à justifier en regard du moindre euro dépensé. C’est ainsi que certains, dont celui de notre petit coin de paradis à nous, se trouve indemnisé pour ses frais de déplacement dans sa circonscription, tout en usant pour ce faire, comme il l’a lui-même reconnu, d’un véhicule de fonction payé par les contribuables aixois, et qui ne lui coûte donc rien.

 

En cas de non réélection, le député bénéficie d’un régime chômage plus avantageux que celui du salarié lambda du privé. Et surtout il n’est nullement tenu de justifier d’une quelconque démarche active de recherche d’un emploi. Encore moins d’accepter telle ou telle proposition d’emploi de garçon-boucher au fin fond de la Creuse.

 

Est-ce faire du populisme que de rappeler tout cela ? Non. Ce n’est que rappeler la réalité. Bien évidemment, la plupart des élus de l’assemblée vous diront qu’ils ne font carrière dans la politique que par sens du devoir, pour servir la France et défendre l’intérêt public. Il me semble qu’un job pour lequel aucune compétence ou diplôme n’est requis, et qui n’implique aucune responsabilité, ne mérite pas plus que le SMIC. Il serait donc logique d’indemniser les députés à la hauteur de celui-ci, soit à peu près 1.400 euros par mois à l’heure actuelle. Et de ne leur rembourser leurs frais que sur factures justificatives, et avec des plafonds et des règles de dépenses semblables à ce qui se pratique dans les pays nordiques, comme la Norvège. A votre avis, combien des ces beaux parleurs continueraient à présenter autant d’intérêt pour servir la France et défendre l’intérêt public si tel était le cas ?

 

Bien à vous.

 

Edith

 

 

Post scriptum ; j’ai récemment lu la déclaration d’un élu qui arguait qu’il fallait tenir compte du fait qu’un député n’est qu’en CDD. Il a bigrement raison. Aussi attribuons aux députés le même régime que les autres smicards titulaires de CDD. A savoir le SMIC majoré de 10% d’indemnité de précarité. Pas sûr que cela suffise à rendre le sens du devoir à bien des élus …

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 07:45

Malgré la dégringolade en chute libre de son thermalisme, Aix reste parait-il encore et toujours une ville d’eau. Comme le rappelait d’ailleurs son député-maire il y a quelque temps. « L’eau doit être présente partout » déclarait-il. Ajoutant « elle doit être visible dès les entrées de ville ».

 

Eau1.jpgC’est un peu le cas quand on arrive par les bords du lac. Avec deux ronds-points successifs agrémentés de fontaines. Et même si, au premier d’entre eux, on remarque surtout les verrues du Poker (pas de) Bowl et du Mc Do. Côté sud, vers le golf, il faut attendre un peu. Et arriver à hauteur de l’entrée des thermes de Marlioz pour découvrir un peu d’eau. Là aussi au milieu d’un rond-point. Peut mieux faire donc. Mais c’est à l’entrée nord que les choses se gâtent sérieusement. L’avenue Franklin-Roosevelt vient de faire l’objet d’importants travaux : création d’une contre-allée, réduction de la largeur des voies de circulation, mise en place d’un terre-plein central, aménagement d’un nouveau rond-point … etc. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les aménagements en question sont plutôt minéraux. Sable, cailloux, gravier, cyprès dessinent un paysage qui rappelle plutôt la Provence aride (photo ci-contre). Ou éventuellement la Casse Déserte dans la montée du Col de l’Isoard. Bref, pas grand-chose à voir avec la Savoie. Et encore moins avec l’eau, qui brille ici par son absence totale. Jusqu’à cette rivière asséchée que l’on voit couler (façon de parler) au milieu du nouveau rond-point (photo ci-dessous).

 

Symboliser l’eau par son absence, il fallait y penser non !? Si ça continue comme ça, il ne restera plus à Aix que les inondations pour lui conserver son caractère de ville d’eau.

 

Eau2.jpg

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 07:44

 

Nota : vous pouvez cliquer sur toutes les photos de cet article pour les voir en plus grand.

 

 

Free.jpg

Les « divers équipements » de Free Mobile

Vu sur le panneau d’affichage en mairie, ce récépissé de déclaration préalable à travaux de Free Mobile pour l’implantation de « divers équipements ». Une jolie formule qui permet de dissimuler une future nouvelle antenne-relais sans effrayer les ni alerter les riverains ? Vu le lieu d’implantation (les anciens thermes), il y a fort à parier que ces « divers équipements » soient bien de nouvelles cellules d’antenne-relais. Alors pourquoi ne pas les nommer ainsi ?

 

 

 

 

Tramway.jpgLe tramway fantôme

Plus fort que le train fantôme, voici le tramway fantôme. Nouvelle attraction aixoise, unique au monde. Ce projet d’ensemble immobilier à usage d’habitation (sic) est en effet annoncé sur les parcelles BP 403 et BP 405. Cette dernière est inconnue des services cadastraux de l’Etat. Quand à la rue, à savoir l’allée de la compagnie des tramways, elle est inconnue tout court. Espérons qu’il ne s’agit pas là d’un nouveau projet immobilier fantôme.

 

 

 

 

Shon5000.jpgComment éviter de devoir faire 20% de logements sociaux

La ville impose parait-il 20% de logements sociaux dans tous les projets immobiliers collectifs. Nuance, cette obligation ne s’impose, depuis 2007, qu’à partir de 5.000 m² de SHON (surface hors d’œuvre nette). Pour y échapper, il suffit de faire un peu moins. Ce que nombre de promoteurs ont bien compris. Dernier exemple en date, la future résidence sénior dans le secteur de Petit Port : SHON de 4.810 m². A noter que dans ce secteur, aucune des réalisations récentes ne comporte le moindre logement social.

 

 

 

Une rénovation réussie ?

En voyant les photos ci-dessous, prises dans l’école maternelle du centre, récemment rénovée, vous diriez :

 

1. que les extérieurs ont été rénovés avec comme souci principal la sécurité et le plaisir des enfants qui la fréquentent

2. que les responsables du projet se sont fait plaisir avec une réalisation tape-à-l’œil

 

Un indice : le revêtement de la cour de récréation (?) est constitué de graviers aux arêtes vives, noyés dans du béton. Ecorchures aux coudes et aux genoux et déchirures des vêtements garanties à la moindre chute.

 

MaternelleCentre1.jpg

 

MaternelleCentre2.jpg

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 07:45

RiacSourrireDepuis un an maintenant, le thermalisme aixois est dans les mains de la société Valvital. Et de son PDF, Bernard Riac. Unique maitre à bord du navire amiral du thermalisme de la ville, selon la formule de Dord à propos des thermes Chevalley. L’avenir thermal d’Aix est donc suspendu au bon vouloir de ce monsieur. Lequel n’est visiblement pas venu à Aix pour y faire de la figuration. Ni pour les beaux yeux de Dord ou de qui que ce soit d’autres. Mais bel et bien pour y faire des affaires. Si possible florissantes.

 

Et ça a plutôt bien commencé pour lui. Acquérir pour 3 M€ l’établissement thermal le plus moderne d’Europe (dixit Dord), et dont dans construction achevée il y a dix ans a coûté plus de 40 M€ aux contribuables français, c’est une sacrée bonne affaire. Obtenir en supplément, mais pour pas un euro de plus, quelques « babioles » comme des parkings, des kiosques, un théâtre, un parc, que Riac s’apprête à revendre à ces mêmes contribuables qui en étaient les propriétaires il y a un an, voila qui renforce encore le côté bonne affaire. Mais ce n’était visiblement pas assez pour nos grands serviteurs des intérêts publics, qui ont choisi de céder (gratuitement) les sources thermales et l’exclusivité de leur usage à Valvital. La plaçant donc en situation de monopole, à l’abri de toute concurrence. Oui, par la grâce non pas de Dieu mais de nos élites locales et parisiennes, Bernard Riac est bien le seul maitre à bord. Et il ne se prive ni de le faire savoir, ni d’en user.

 

Quelques exemples. Son projet de résidence hôtelière intégrée à Chevalley. Qui fera directement concurrence aux hébergeurs aixois. La création de sa propre centrale de réservation, qui fait de la concurrence à celle de l’office du tourisme. Et qui n’ouvre ses portes et ses services qu’aux hébergeurs aixois sélectionnés par Valvital et qui acceptent de lui payer une commission supérieure. Le limogeage de Philipe Plat, ex-directeur des thermes, à propos duquel Dord et d’autres ne tarissaient pourtant pas d’éloges. Saluant l’excellence de son travail, lui imputant le bénéfice du redressement (façon de parler) des thermes aixois. Hop, viré comme un malpropre sans importance. Citons aussi l’occupation de plusieurs milliers de m² dans les anciens thermes. Des locaux dont la rénovation remonte à tout juste plus de cinq ans, et qui a couté près de 5 M€ aux contribuables. Mais que Valvital occupe sans payer le moindre loyer1. Et se fait en plus tirer l’oreille pour participer aux frais de chauffage et d’entretien.

 

A l’évidence, Bernard Riac a la mainmise, et bien mise, sur le thermalisme aixois. Il a les pleins pouvoirs. Il fait la pluie et le beau temps.

 

Alors il n’est pas inutile de rappeler que le thermalisme, pour Aix, ce n’est pas qu’un passé glorieux. Malgré la dégringolade accélérée des ces dix dernières années, le thermalisme reste le poumon économique de la ville. Une économie qui repose :

 

- pour 1/3 sur les activités « traditionnelles » : commerces, services, industries

- pour 1/3 sur le thermalisme

- pour 1/3 sur le tourisme

 

Voila pour le tableau dressé fin 2011 par le maire en personne lors des réunions de quartier. A ceci près que 80% des rentrées touristiques sont des retombées directes ou indirectes du thermalisme. Une précision apportée par Aix Elan (voir ci-dessous extrait d’un article mis en ligne sur leur blog le 12 décembre 2011), l’association de soutien aux élus MoDem sur la liste de Dord. Elus centristes qui comptent dans leurs rangs l’adjointe en charge des affaires économiques. On imagine bien que si cette information était erronée, Marina Ferrari ne l’aurait jamais laissée publier par son association, et y aurait apporté un démenti formel.

 

BlogAixElan12dec2011.jpgExtrait du blog d'Aix Elan (article du 12/12/2011), rapportant
les propos du maire lors de la réunion de quartier du centre ville

 

En réalité, ce n’est donc pas sur 33% de l’économie aixoise que Bernard Riac a la mainmise. Mais sur 60%. C’est ce qu’on appelle livrer une ville pieds et poings liés au bon vouloir d’une société privée.

 

Et avec les félicitations du Grand Jury en prime. Mais si, même notre bon député-maire s’est personnellement félicité de cette situation. Tout en jurant ses grands dieux qu’il n’y était pour rien. Mais c’est vrai dans le fond, qu’est-ce qu’il y pouvait ? A part faire des promesses de lendemain qui chantent (comme les 40.000 curistes par an dès 2005), et ne pas les tenir. A part présider dans les faits le conseil d’administration de l’EPIC qu’il a lui-même voulu, en lieu et place d’un président fantoche. A part chercher à vraiment soutenir l’offre des acteurs socio-économiques aixois, au lieu d’aller chercher Bernard Riac pour lui demander de se porter candidat à la reprise. A part user de ses appuis aux plus hauts niveaux de l’Etat (c’est lui qui dit en avoir), pour faire en sorte que la ville récupère directement la propriété des biens cédés à Valvital et sans rapport avec le thermalisme, au lieu de devoir les lui racheter maintenant.

 

 

 

LE MOT DE LA FIN

Après l’annonce par Valvital de la création de sa propre centrale de réservation, la réaction des hébergeurs aixois a été virulente. Et c’est légitime. Une fois de plus, Dord s’est rangé du côté de … Valvital. Frugier, pour sa part, les a appelés à la solidarité.

 

La seule solidarité qui vaille pour les hébergeurs aixois, c’est de tenir Dord et ses compères de la mairie à l’écart de leurs affaires. Il suffit de voir le résultat de 10 ans d’influence (sic) de Dord sur le thermalisme aixois pour se convaincre que les professionnels qui en vivent n’ont rien à gagner dans cette influence là. Bien au contraire. Tenir Dord à l’écart, et tenir tête à Riac. C'est-à-dire, unanimement, solidairement, refuser toute adhésion à sa centrale de réservation. Si tel était le cas, il aurait bonne mine le PDG de Valvital, avec sa centrale incapable de proposer le moindre hébergement à ses curistes !

 

Le problème, c’est qu’il se trouve sûrement encore pas mal de monde dans les rangs des socioprofessionnels aixois à ne pas avoir retenu la leçon de l’offre de reprise aixoise des thermes. A ne pas vouloir voir ni croire en la duplicité de certains de ses acteurs. Et puis dans un contexte économique qui se resserre, dominé et contrôlé par un acteur unique, la tentation est forte, pour survivre, de collaborer individuellement plutôt que de résister collectivement. La ville a déjà perdu une quarantaine d’hôtels en l’espace de quelques années. L’hécatombre n’est pas terminée.

 

 

 

1 Riac dit que si, et Dord dit que non. Alors tant qu'on n'aura pas eu en main le bail passé entre l'Etat et Valvital, dans le doute on ne s'abstiendra pas. Mais si Valvital veut bien nous faire parvenir une copie du bail, pas de problème.

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 07:44

Semaine1.jpgSemaine2.jpg

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 07:45

http://img.over-blog.com/250x186/2/21/27/07/2009-02/BibliothequeAix.jpgC’était promis, juré, craché. Croix de bois, croix de fer, s’ils mentent ils vont en enfer. En 2008, Dord et ses colistiers en avaient fait un de leurs 30 chantiers prioritaires. De quoi parle-t-on ? Mais de la création (enfin !) d’une médiathèque à Aix les Bains.

 

Bon, ils ne lui donnaient pas tout à fait ce nom là. Etonnant d’ailleurs de la part d’une liste qui sur bien d’autres sujets n’hésitait pas à recourir au dithyrambe à tour de bras. Plus modestement, ils promettaient de déménager l’actuelle bibliothèque municipale au 3ème étage des anciens thermes, et de la moderniser. La moderniser, c'est-à-dire commencer à la transformer en une sorte de médiathèque. En un mot comme en cent, un équipement public digne d’une ville en pleine renaissance (sic) comme Aix les Bains. Une ville que Dord et ses acolytes nous promettaient être une ville d’avance (toujours sic).

 

La dite promesse électoral n’aura pas passée l’année 2008. Tout juste a-t-elle réussi à survivre à l’été. Et encore, il s’en est fallu de peu. Envolée, enterrée, remisée dans le grand placard des promesses électorales sans lendemain. Motif ? Cela aurait coûté trop cher. Double étonnement. Comment une équipe qui se prétend dirigée par des gestionnaires d’exception a-t-elle bien pu faire une promesse hors de portée des finances communales ? Voila qui est bien léger. Et puis, trop cher, c’est vite dit. C’est combien trop cher au juste ? D’après le maire en personne, l’addition finale se serait montée à 1 M€. Les travaux auraient bien évidemment coûtés plus cher que cela, mais il ne faut pas oublier d’en déduire le montant de la vente du bâtiment de l’actuelle bibliothèque. Un investissement d’un petit million ne serait donc pas à la portée de la ville ? Diable, voila qui est inquiétant pour nos finances communales. Qui ne doivent donc pas être en si bon état qu’on nous le dit. Remarquez, quand il s’est agi de trouver 1 M€ pour acheter des nouveaux horodateurs, personne à la municipalité n’a trouvé que c’était trop cher. Et aujourd’hui cela ne semble pas non plus poser de problème de trouver 1 M€ pour des caméras de surveillance dans quelques rues du centre ville. Il y a des euros qui n’ont visiblement pas la même valeur que les autres.

 

Mais prenons un peu de recul. Si l’investissement d’une médiathèque n’est pas à la portée de la ville, peut-être l’est-il pour l’agglomération, à savoir la CALB. Et ça tombe bien, notre bon maire se trouve justement être aussi le président de la CALB. Une CALB à qui il a réussi à transférer la charge de notre piscine municipale. Avec un argument très convaincant : l’équipement en question n’est pas réservé aux aixois. Il profite aussi aux habitants des autres communes de la CALB. Il est donc normal que ce soit cette collectivité qui en ait la charge. Charge étant le mot juste. Par un heureux hasard, Dord a réussi à transférer le centre nautique à la CALB au moment même où de gros investissements y étaient nécessaires. Enfin, quand on dit gros … Pour la mairie d’Aix, il s’agissait de 1 ou 2 M€ tout au plus. Une estimation (à la louche, à vue de nez ?) qui a plus que doublée aussitôt que les techniciens de la CALB se sont emparés du sujet.

 

Bref, si une piscine relève de l’intérêt intercommunal, il va sans dire qu’une médiathèque aussi. La médiathèque que Dord aurait du installer dans les anciens thermes pourrait donc très bien être elle aussi prise en charge par la CALB. Mais l’agglo en a-t-elle les moyens ? On rappelle que le coût estimé est de 1 M€. Regardons un peu quelques dépenses réalisées par la CALB présidée par Dord depuis 2008. La liste n’est pas exhaustive. Outre les M€ qu’elle va sortir pour le centre nautique, on peut citer :

 

- 360 K€ pour des WC et un modeste poste de secours à la plage de Mémard

- 800 K€ pour un chemin qui existait déjà dans le même secteur

- 3 M€ pour la renaturation (!) du Revard qui ne demandait rien à personne

- 2,5 M€ pour le rachat et la destruction d’une ruine à la Chambotte

- et bientôt 4 M€ pour le projet pharaonique du Tillet

 

A noter que dans ce dernier projet, la ville d’Aix va elle aussi mettre la main à la poche. Enfin surtout ses contribuables. Pour 1 M€. Pilepoil ! C’est curieux. 1 M€ c’est trop cher pour une médiathèque, mais pas pour un projet dont l’utilité publique est plus que discutable. Quant à la CALB, elle est donc capable de dépenser des millions à la pelle, y compris sur des secteurs qui ne dépendent pas d’elle, pour des projets parfois bancals quand ils ne sont pas carrément foireux. Un petit million pour une médiathèque semble donc tout à fait à sa portée. Ce n’est pas trop cher. Apparemment si. Il y a décidément des euros qui n’ont pas la même valeur que les autres.

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 07:44

Oscars.jpgLe film The Artist vient de triompher aux Oscars à Hollywood. Pour ne pas être en reste, Aix Hebdo vous propose sa sélection pour les Oscars de la politique aixoise. A découvrir ci-dessous. A vous de voter pour les nominés de votre choix, futurs lauréats de ce grand concours où il n’y a rien à gagner. Surtout pour les aixois eux-mêmes.

 

 

 

Oscar du plus beau retournement de veste

1. Marina Ferrari qui, après avoir assuré son oncle Gratien qu’elle figurerait sur sa liste, l’a laissé tomber comme une vieille chaussette pour rejoindre Dord

2. Thibaut Guigue qui, après s’être présenté longtemps comme le cauchemar de Dord, est récemment rentré dans le rang de la majorité silencieuse et bienveillante

3. Dominique Dord qui, après avoir certifié par écrit à André Grosjean qu’il le prendrait en position éligible sur sa liste, a envoyé l’ancien maire voir ailleurs s’il y était, une fois qu’il a été bien sûr que ce dernier ne pourrait pas lui nuire

 

 

Oscar du meilleur second rôle muet

1. Pierre-Antoine Missud, pour ses absences répétées en commissions et au conseil municipal

2. Jean-Jacques Mollie, qui reste silencieusement dans l’ombre de Robert Bruyère, qui avait pourtant promis de laisser sa place d’adjoint dès mars 2009

3. La rédaction aixoise du Dauphiné Libéré, qui sait on ne peut mieux garder le silence sur tous les sujets qui pourraient fâcher le député-maire

 

 

Oscar de la meilleure excuse bidon

1. Sylvie Cochet, pour la construction du nouveau kiosque du Grand Port, à 6 mètres du kiosque actuel qui, parait-il, bouche la vue sur le lac

2. Sylvie Cochet, pour l’abandon des fameuses fontaines sèches du Grand Port, parce que parait-il les aixois n’auraient pas compris qu’en temps de crise la municipalité dépense autant. En parallèle, l’élue ne s’est guère émue des 3 M€ dépensés au Revard, des 5 M€ bientôt dépensés au Tillet, des 360 K€ pour les chiottes et le poste de secours de la plage de Mémard … etc.

3. Dominique Dord, qui tente de justifier son utilisation d’une voiture de fonction payée par les contribuables aixois en arguant de la petitesse du dit véhicule

 

 

Oscar de la meilleure affaire immobilière

1. La famille Garancini, pour l’achat de 3 hectares de terrains en bordure du bois Vidal, à deux pas du centre ville, pour seulement 15 euros le m², et avec en primes des servitudes de passage gratuites sur plus de 2 hectares de terrains publics

2. La famille Garancini, pour la revente à la municipalité Dord de l’ancien Institut Zander, moyennant la multiplication par 5 du prix d’achat que la ville lui avait consenti 2 ans plus tôt.

3. Le promoteur de l’ilot Verlaine, avec son m² de SHON à 25 euros (le 10ème de sa valeur réelle), assorti d’une subvention de 300 K€ pour l’aménagement d’une placette privée, le tout sur le dos des contribuables aixois

 

 

Oscar de la meilleure affaire économique

1. La SEAB, a qui la municipalité Dord vend l’eau d’une source publique à 1 € le m3, et qui la revend 180 fois plus cher au consommateur final

2. L’école Peyrefitte, qui continue d’occuper 1.000 m² de surface commerciale en plein centre ville pour seulement 10.000 euros par an, après avoir payé seulement 5.000 euros par an pendant plusieurs années consécutives

3. La société Valvital, qui pour seulement 3 M€ a acquis les thermes Chevalley, des terrains, des parkings, une blanchisserie, les sources thermales, un parc, un théâtre, des kiosques … etc. Avec en prime les félicitations sincères et chaleureuses du député-maire du coin

 

 

Oscar du pire rapport coût/inutilité

1. Le nouveau port à barques du Tillet, grosso modo 4 M€ pour 40 places inutiles

2. Le rachat et la reconstruction du belvédère de la Chambotte, 2,5 M€ pour un bâtiment qu’il a fallu raser et reconstruire, alors que les collectivités sont propriétaires de terrains mitoyens sur lesquels un belvédère public pouvait être aménagé pour moins de 10 fois ce prix

3. La « renaturation » du Revard, 3 M€ pour déplacer un parking, installer quelques pontons qui n’apportent rien de plus, et installer sur ce sommet « naturel » une sorte de square urbain. Le tout à grand renfort de matériaux « exotiques », comme ce granit parvenu à pied de la lointaine Chine

 

 

Oscar de l’élu le plus « geek » au conseil municipal

1. Georges Buisson, accro de première à son « notebook »

2. Corinne Casanova, elle aussi accro du « notebook »

3. Sylvie Cochet, téléphone portable scotché aux doigts

 

 

Oscar de la meilleure prise de vue

1. Renaud Beretti et ses caméras de vidéosurveillance qui envahiront le centre ville aixois avant l’été

2. Renaud Beretti et ses caméras de vidéosurveillance qui envahiront le centre ville aixois avant l’été

3. Renaud Beretti et ses caméras de vidéosurveillance qui envahiront le centre ville aixois avant l’été

Oui, on sait, les 3 nominés n’en font qu’un. Mais que voulez-vous, ainsi en a décidé l’académie des Oscars de la politique aixoise après un débat serein, décrispé et dépassionné. Le même genre de débat que celui qui a présidé à l’installation des caméras de Beretti ...

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