
Voici une initiative intéressante de la municipalité (communiqué repris in extenso depuis le site internet de la ville).
Les parkings de l’Hôtel de Ville et de la Chaudanne, gardiennés par la Ville, viennent d’être équipés chacun de 8 places de stationnement pour les deux roues électriques. Sous la surveillance des gardiens, ces places sont mises à disposition gratuitement et permettent la recharge gratuite de ces véhicules.
Ces réalisations s’inscrivent dans la politique municipale d’incitation à l’usage de moyens de déplacement non polluants, dans le prolongement de l’aide à l’acquisition des deux roues électriques. On attend maintenant que les élus donnent l'exemple en profitant eux-mêmes de ces places ... ce qui risque d'être un peu plus long.
Et aux esprits chagrins qui renauderaient au prétexte que 16 places ce n'est qu'une goutte d'eau, on dit ceci : à défaut de faire déborder le vase, la goutte d'eau commence à le remplir. Sans oublier qu'en général, ce qui nous fait avancer à l'incontestable mérite d'éviter de nous faire reculer !
Sur ce sujet, on regrette pour notre part la décision prise le 24 juillet par le conseil municipal concernant l'aide financière versée par la commune aux acheteurs de 2 roues électriques. Instaurée initialement le 25 juin 2007, cette aide est de 250 euros pour un vélo à assistance électrique, et de 400 euros pour un cyclomoteur électrique.
Une aide municipale que certaines entreprises aixoises ont décidé de compléter. C'est par exemple le cas d'AREVA, qui verse une participation complémentaire de 500 euros à ses salariés. Un complément qui, dans certains cas, peut donc conduire l'acheteur à ne pas payer du tout son véhicule, voire à réaliser un tout petit bénéfice sur l'opération.
C'est ce qui a amené le conseil municipal à modifier les conditions d'attribution de l'aide de la ville, dont le montant dépend désormais des éventuelles autres aides perçues, au moins 50% du coût total de l'acquisition devant rester à la charge de l'acheteur. Une modification entérinée par la majorité, avec l'appui des minorités, mais sans celui de Marina Ferrari et de Jean-Jacques Mollie.
Pour ce qui nous concerne, si on comprend la logique municipale, qui entend rester dans le domaine de l'incitation, on regrette que le montant de l'aide en question ne dépende pas des ressources de l'acheteur. Car si pour un cadre d'AREVA, débourser les 250 ou 500 euros complémentaires à l'aide versée par son employeur ne pose pas de problème, il n'en va pas toujours de même pour les employés plus modestes payés au SMIC
(1).
Notez bien que l'on n'a strictement rien contre les cadres. Ce serait bien mal venu, surtout quand on parle de vélo ! Mais pour autant, les faibles revenus ne méritent-ils pas d'être un peu plus incités que les gros salaires ?
Vaste débat, que Dominique Dord a tranché lors du dernier conseil municipal, en expliquant qu'il n'était techniquement pas possible d'indexer le coût des repas dans les restaurants scolaires de la ville sur le quotient familial. Techniquement pas possible ? Beaucoup d'autres villes le font pourtant.
Alors si techniquement c'est bel et bien possible, contrairement à ce qu'affirme le maire, et si Aix les Bains ne le fait pas, c'est purement et simplement parce que la majorité municipale ne le veut pas. Dans le fond, c'est une position qui peut se défendre, et chacun est libre d'avoir son propre point de vue sur la question.
Ce que l'on a un peu de mal à comprendre, c'est pourquoi Dominique Dord semble en avoir honte, pour s'abriter ainsi derrière le parapluie artificiel de pseudo-contraintes techniques qui n'existent pas dans la réalité ?
(1) Pour un employé payé au SMIC, 500 euros c'est à peu de choses près la moitié d'un mois de salaire !