J'ai entendu ça à la radio ce matin et je me posais la question de savoir bien sûr si Aix avait des prêts à taux variable de contracté ???
Steph73
Endettement : les collectivités locales sur la corde raide
France Info - Emmanuel Kessler - 10/10/2008 09:28
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Comment la France vit-elle les conséquences de la crise financière sur le terrain ? France Info est à Châteauroux tout au long de cette journée. Mais au-delà de ce qu’on ressent déjà, l’inquiétude grandit sur la santé financière des collectivités locales qui commencent à avoir du mal à obtenir leurs emprunts. Emmanuel, seront-elles les prochaines victimes de la crise ?
Les budgets 2009 s’annoncent comme un casse-tête très difficile à résoudre pour les collectivités locales. D’un côté, l’enveloppe que leur verse chaque année l’Etat pour couvrir une partie de leurs dépenses va être rognée – la polémique est déjà vive sur la réduction de la Dotation de solidarité urbaine, qui doit venir en aide aux banlieues en difficulté.
De l’autre, ce sont tous leurs accès aux emprunts qui pourraient être remis en cause. La chute de Dexia a été vécue avec beaucoup d’inquiétude car cette banque est de loin le principal prêteur des collectivités locales. Son renflouement par les gouvernements français et belges l’a sauvé, mais les emprunts sont de plus en plus difficiles à obtenir. Une commune de l’Est de la France qui avait sollicité un prêt de 17 millions n’a pu en obtenir que 10. Les lignes de crédit permanentes pour soutenir la trésorerie des collectivités ont vu leur taux grimper en flèche.
La situation est d’autant plus préoccupante que depuis une vingtaine d’années maintenant, ce sont les collectivités qui assurent plus de deux tiers de l’investissement public en France : les routes, les écoles, les stades, les grands équipements : ce sont elles qui les construisent. Ca représente un soutien considérable à la croissance et à l’emploi. Il n’y a donc pas que le reflux de l’immobilier qui menace le secteur du bâtiment et des travaux publics, mais aussi le ralentissement inéluctable et rapide de l’investissement local.
Mais est-ce que les villes ne se sont pas jusqu’à présent trop endettées ?
Il y a eu des excès mais jusqu’à présent, comme pour les particuliers, on est resté dans le raisonnable. Sauf qu’il y a une bombe à retardement assez peu connue sur des emprunts dont le fonctionnement est aussi pernicieux que les fameux « subprime » américains.
De quoi s’agit-il ? Ces dernières années, les banques ont fait le forcing auprès des collectivités pour leur proposer des produits très sophistiqués, à taux variables et qui évoluent dans le temps. C’était séduisant, car le taux d’intérêt est quasi nul les 2 ou 3 premières années. Mais ensuite, il est indexé sur paramètres complètement ésotériques, comme le taux interbancaire de Varsovie.
Un système opaque, dont le résultat est que certains emprunts bondissent à 10% d’intérêt. Une part non négligeable de la dette locale reposerait sur ce genre de produits explosifs. Il y a aura des problèmes. Comment l’Etat a-t-il pu valider des montages aussi dangereux ? La Cour des comptes enquête. Car au bout du compte, il s’agit d’argent public. Les emprunts, ce sont au final les citoyens qui les remboursent par leurs impôts locaux. Et donc eux qui subiront les conséquences si leur ville se retrouve étranglée de dettes.