Le reportage diffusé hier soir par Arte n'est pas disponible sur Arte Tv+7, mais vous pouvez quand même en retrouver des extraits à cette adresse
et aussi revoir/réécouter le débat qui a suivi le reportage à cette adresse
Je profite de la diffusion de ce reportage pour suggérer quelques petites choses.
La création d'un pôle privé de santé à Drumettaz semble inévitable. Dès lors pourquoi ne pas créer ce pôle à l'image de la clinique dont il était question dans un petit reportage diffusé au cours du débat ? Une clinique visiblement privée, mais qui pour autant avait fait le choix d'un mode de construction et de fonctionnement desquels sont exclus autant que faire se peut toutes les substances chimiques.
Par ailleurs, il nous a été maintes fois rappelé hier soir (notamment de la part des industriels) qu'en matière de toxicité, c'est la dose qui fait la toxicité. Autrement dit un produit dit toxique peut n'avoir aucun effet lorsqu'il est absorbé à faible dose. Et avoir des effets à dose plus forte.
En disant cela, on ignore totalement les effets induits par l'absorption combinée à faible dose de plusieurs substances toxiques. C'est pourtant la réalité quotidienne de chacun de nous (voir en ce moment la une sur les pesticides du site internet de l'ONG Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures
http://www.mdrgf.org/).
Mais on ignore aussi les effets d'une absorption répétée et continue, toujours à faible dose. Il a beaucoup été question des parabènes hier soir, notamment dans les produits cosmétiques. En entrant dans ma salle de bain ce matin, j'ai regardé la composition des produits que j'utilise quotidiennement : et j'ai trouvé des parabènes dans ma mousse à raser, dans mon après-rasage, dans mon dentifrice, dans ma crème pour les mains, dans mon stick pour les lèvres et dans mon shampoing.
Est-ce que toutes ces faibles doses, cumulées, répétées, ne finissent pas par faire une dose toxique ? Apparemment si, puisque les parabènes ont la propriété de s'accumuler dans l'organisme. D'autant plus vite s'ils sont absorbés quotidiennement.
Conclusion personnelle : je décide de m'appliquer à moi-même dès aujourd'hui le principe de précaution, en limitant au maximum mon usage de produits contenant des substances potentiellement dangereuses (parabènes, phtalates ... etc).
Sans pour autant faire le jeu des industriels de la cosmétologie "bio" (parfois les mêmes groupes que les industriels de la chimie, qui n'hésitent pas à manger à tous les râteliers). Je ressors mon blaireau et mon savon à barbe, mon savon de Marseille ... etc.
Penser globalement, et à agir localement. C'est bien ça qu'il faut faire non ?