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L'actualité locale d'Aix les Bains telle que vous ne la verrez nulle part ailleurs, ou presque. Un complément indispensable à la presse papier traditionnelle et aux organes de propagande de la mairie.

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Putain, sept ans déjà ...

N'allons pas confier les rênes de la file à n'importe quel attelage ni au premier venu !

C'était un des "arguments" de campagne de Dominique Dord au début de l'année 2008. Peu glorieux et peu respectueux des "attelages" en question, à savoir les autres listes en course pour les municipales.

Curieux que Monsieur Dord est employé cet "argument". Lui qui il y a sept ans, a justement choisi le premier attelage venu.

13 décembre 2001 - 13 décembre 2008
. Sept années. Sept années que sous l'impulsion de Dord, le conseil municipal a, dans la précipitation la plus totale, décidé de céder les terrains jouxtant le bois Vidal à une petite SCI familiale.

Le premier attelage venu. Voila qui qualifie à merveille la SCI Monard Zander
. Une SCI qui, tout comme ses actionnaires, ne comptait à l'époque aucune réalisation à son actif. Situation qui n'a d'ailleurs pas changé depuis (1).

Pourtant, malgré cette absence totale d'expérience, et bien qu'il ait reçu d'autres demandes émanant d'autres promoteurs (2), c'est bien la SCI Monard Zander que Dord a choisi et imposé. Pour réaliser un projet immobilier de plusieurs dizaines de millions d'euros, qui devait comprendre un hôtel, une résidence de tourisme, des commerces, un espace de thermalisme ... etc.

Oui, c'est vraiment ce qui s'appelle confier les rênes à n'importe quel attelage et au premier venu !

Pire. Non seulement Dord a fait ce choix déraisonnable et aberrant, mais en plus il n'a exigé aucune garantie de réalisation du projet, ni prévu un retour en arrière au cas où l'opération ne se réalise pas. Des clauses qui figurent pourtant dans tout bon compromis de vente, mais que Dord a choisi de ne pas appliquer dans ce dossier.


Mais dans le fond, c'est peut-être mieux ainsi. Sept années plus tard, les aixois, les touristes, les curistes peuvent ainsi continuer à se promener au milieu de ces grands prés et y prendre le soleil, au lieu d'y "admirer" des murs de bétons de 16m de haut.

Pourvu que ça dure encore longtemps !

Et si les aixois, pour une fois, se mobilisait contre le bétonnage de ces prés ? ( lire cet article du Journal d'Aix les Bains pour vous faire une idée de ce qui nous attend).



ps : c'est seulement en juin 2006 que l'acte de vente correspondant à la délibération de décembre 2001 a été signé. Ce qui en dit long sur le peu de sérieux du prétendu promoteur qu'est la SCI Monard Zander. Une SCI qui, aussitôt devenue propriétaire des terrains, les a illico revendu à une SARL, appartenant toujours à la famille Garancini. Cette acquisition s'est faite sous le régime fiscal d'achat en vue de la revente. Ce qui cette fois en dit très long sur l'absence totale d'intention des Garancini de réaliser par eux-mêmes un projet sur ces terrains.

Et qui amène une question d'importance : quel était l'intérêt de la ville de céder des terrains à un spéculateur immobilier pour qu'il les revende plus cher en engrangeant un bénéfice ? Pourquoi ne pas vendre directement au promoteur final, et engranger la différence de prix dans les caisses de la ville plutôt que dans celles d'une entreprise privée ?


(1) Rendons à César ce qui appartient à César. Au passage, la SCI Monard Zander a tout de même réussi à revendre à la ville l'ancien Institut Zander. Elle l'avait acheté pour 75.000 euros en 1999, n'en a rien fait, n'y a réalisé aucun travaux, mais l'a cédé deux ans plus tard pour ... 380.000 euros. Cinq fois son prix d'achat. Mais ça, ce n'est pas de la promotion, c'est juste de la spéculation.
(2) Bien plus sérieux !
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