2008 s'achève. Nous y aurons survécu. Tout le monde ne peut pas en dire autant (suivez notre regard en direction des Thermes Nationaux). Avant d'entrer dans 2009, nous vous proposons une brève rétrospective de 2008. Mois par mois. Partielle. Partiale.
En avril, la démocratie ne tient qu'à un fil ... et le fil casse ! Avril. Après sa réélection à la tête de la mairie d'Aix les Bains, Dord s'attaque à la CALB. Un challenge pas gagné d'avance. Robert Clerc, le maire de Grésy sur Aix, apparait en effet aux yeux de tous comme le candidat qui rassemble le plus de suffrages. Et qui éviterait l'hégémonie de la ville centre sur la communauté d'agglomération.
Mais c'était sans compter sur Dord et son sens démocratique hautement développé.
Robert Clerc est d'abord gentiment prié d'aller se faire élire ailleurs, et de préférence nulle part.
Une fois cet adversaire écarté, Dord appelle à la rescousse les "pressions amicales", et organise préalablement au vote officiel des réunions à huis clos avec vote "blanc" ... jusqu'à ce que les scrutins "pour de faux" lui soient définitivement favorables.
Une façon de faire bien peu démocratique, qu'Hervé Boileau, candidat Aix Avenir à la présidence de la CALB, commentera en ces termes après que Dord ait prononcé son discours le jour du scrutin officiel : "Ce que je viens d'entendre, ce n'est pas un discours de candidat, c'est un discours de président déjà élu".
Faire voter les gens avant, afin de s'assurer d'une décision en sa faveur : c'est une pratique courante pour Dord. C'est comme cela qu'il pratique depuis 2001 au conseil municipal d'Aix les Bains. Sa majorité se réunit préalablement à chaque séance du conseil, à huis clos, afin de faire taire toute velléité d'opposition à une décision.
Le silence des élus majoritaires en séance du conseil est ensuite éloquent. Et l'unité affichée, purement de façade.