On connaissait les patrons voyous qui déménagent leurs usines pendant la nuit pour les délocaliser là où la main d'oeuvre est moins chère.
Aix les Bains innove avec l'état voyou, qui démonte une partie de l'outil de production des Thermes Nationaux pendant leur période de fermeture hivernale, et qui met à profit la même période pour éjecter les 3/4 des fonctionnaires de l'établissement.
Et pour couronner le tout, l'état voyou se permet de convoquer les personnels en question à des entretiens pendant leurs congés, et les somme de se prononcer avant le 20 janvier, sur un choix impossible concernant leur avenir, toujours pendant leurs congés.
N'importe quel avocat aux prud'hommes se délecterait par avance d'avoir à défendre les intérêts de salariés du privé confrontés à une situation identique. Car nul doute que la victoire serait quasiment acquise d'avance.
Malheureusement pour les "thermaux", et par chance pour l'état ses représentants au sein de l'établissement thermal, les fonctionnaires ne relèvent pas de la juridiction des prud'hommes, mais de celle du tribunal administratif et de ses méandres inextricables.
Un mauvais point pour les personnels concernés, qui ont quand même choisi de se battre sur tous les fronts. Devant le Tribunal de Grande Instance de Chambéry aujourd'hui. Puis ensuite très certainement devant le Tribunal Administratif de Grenoble ensuite.
On ne peut que leur souhaiter bonne chance et les assurer de notre soutien.