Neige fraîche tombée jusque dans la nuit, soleil radieux, et dimanche. En ce 25 janvier, tous les ingrédients étaient réunis pour semer une pagaille monstre sur la route qui monte au Revard. Et ça n'a pas manqué !
L'homme est un animal grégaire. L'aixois n'échappe pas à la règle. Surtout l'aixois skieur (ou lugeur, ou encore "raquetteur"). Aussitôt qu'il entend parler de neige fraîchement tombée et de soleil radieux, il n'a d'autre idée en tête que de se précipiter sur le plateau du Revard pour s'adonner aux joies de la glisse ou de la randonnée.
Et comme il est aussi adepte du "travailler plus pour gagner plus"
(1), quoi de mieux que le dimanche
(2) pour ce faire.

Résultat, ce matin comme cet après-midi, c'était la pagaille sur la route du Revard. La faute à la neige tombée ces derniers jours et même cette nuit. La faute à ces fainéants de la DDE qui ne font pas leur boulot
(3).
La faute aux automobilistes aux véhicules bien mal chaussés pour affronter des routes enneigées. La faute à ceux qui ne trouvent rien de mieux à faire que de chaîner leur voiture arrêtée en plein milieu de la voie de circulation.
La faute à ceux qui pris de panique (ou de raison), font demi-tour comme ils le peuvent.
Bonne nouvelle tout de même : tout cette pagaille était plutôt joyeuse, et l'ambiance bon enfant. Même s'il s'est bien évidemment trouvé quelques sombres crétins pour jouer intempestivement du klaxon.
Et d'autres, abrutis notoires, qui pour gagner quelques minutes de ski n'hésitent pas à remonter les files de voitures en pleine gauche sans la moindre visibilité.
Au mépris du code de la route, et au mépris des risques qu'ils font courir à eux-mêmes, mais surtout aux autres.
Des abrutis notoires quoi, qui préfèrent prendre le risque de blesser ou tuer quelqu'un plutôt que d'arriver 10 minutes plus tard à destination ! Pour aborder le sujet sous un angle un peu plus sérieux (encore que, la mise en danger de la vie d'autrui n'est-elle pas un sujet sérieux !?), il y a quand même un défaut dans cette route du Revard. Et même plusieurs. D'abord un défaut d'information sur l'état de la route. Force est de reconnaitre que les automobilistes qui s'y "aventurent" sont mis, un peu tard, devant le fait accompli.
Quelques panneaux électroniques d'information, placés à hauteur de Pugny et Trévignin ne seraient sans doute pas un luxe. Surtout s'ils s'accompagnaient de l'aménagement d'une ou deux aires de chaînage (leur absence étant un autre défaut de cette route), permettant à tout un chacun d'équiper son véhicule en toute sécurité, et sans bloquer la route.
Et puis, au vu du flot presque incessant de véhicules partant à l'assaut du Revard en ce beau dimanche ensoleillé, on en peut que s'interroger sur l'opportunité réelle de remise en service d'un chemin de fer à crémaillère (ou d'un téléphérique, ou tout autre système de transport collectif) pour desservir le plateau.
Parce qu'au-delà de l'aspect pagaille sur la route, on est bien obligé de reconnaitre que tout ceci n'est pas très écologique (loin s'en faut), et que l'environnement en prend un sérieux coup.
(1) On croit pouvoir faire cette déduction du fait qu'une majorité d'aixois votent pour l'UMP ... (2) En attendant bien évidemment le fameux travail du dimanche, que les très UMPistes aixois ne manqueront pas d'accueillir avec ferveur !
(3) Propos entendus ce matin dans la bouche d'un quidam, dont nous ne partageons en rien l'opinion. Ne serait-ce que pour avoir croisé des chasse-neige à plusieurs reprises sur la route du Revard aujourd'hui. Notre rédac'chef qui a été témoin de la scène a d'ailleurs invité le quidam en question à postuler dare-dare à la DDE pour se dégoter lui aussi un "boulot de fainéant". Avec embauche immédiate même. Mais comme cela impliquait pour notre quidam de renoncer à sa journée de ski, il s'est contenté d'un haussement d'épaule (oui un seule épaule, sans doute pour faire comme Sarkozy).