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Rien de bien neuf n'est sorti de la réunion débat organisée hier soir par l'intersyndicale des TNAB sur le thème « Service public et thermalisme ». Mais on peut quand même en tirer quelques enseignements.
Le premier, et non des moindres, c'est la confirmation que la privatisation des TNAB se joue dans l'indifférence (au mieux) de la population aixoise. Après le succès de la mobilisation de la manifestation du samedi 24 (lire par ailleurs
24/01 - Dans la rue pour dire non à la privatisation), on pouvait escompter sur une assistance nombreuse à l'occasion de cette réunion.
Ce ne fut pas le cas, loin de là. Moins d'une centaine de personnes étaient présentes. Et une fois enlevés les représentants des syndicats et les personnels eux-mêmes, il ne restait vraiment pas grand monde.
Côté politique, si on notait la présence dans la salle de quelques élus de la minorité Aix Avenir, et d'anciens élus comme Gratien Ferrari, les élus majoritaires aixois pointaient aux abonnés absents. A commencer par le premier d'entre eux, Dominique Dord, dont le silence dans ce dossier depuis quelques semaines est assourdissant.
Un silence qui n'a rien d'étonnant, ou presque. Car la situation ne tourne pas vraiment à l'avantage des organisateurs de la privatisation. Et la récente décision du TGI de Chambéry (lire encadré ci-après) n'arrange pas leurs affaires, bien au contraire.
Alors il ne reste guère à Dord et à ses acolytes que deux choix : le silence, ou la surenchère. Ils semblent pour le moment avoir choisi le silence. Ce qui peut se comprendre. A l'évidence, la privatisation des TNAB ne mobilise pas les foules. Inutile donc de faire de la « publicitité » à ce dossier, en le portant sur la place publique.
Pour autant, Dord ne reste pas totalement inactif. L'intervention de JC.Loizeau lors de la dernière séance de l'assemblée départementale, où il a plaidé en faveur de la privatisation, « seule et unique solution acceptable » selon lui, en est l'illustration. Une illustration qui doit inciter les personnels et tous les (rares) défenseurs d'un maintien d'un service public du thermalisme à la plus grande prudence et à la plus vive attention : leurs opposants ont visiblement des atouts en réserve dans leurs manches, et sans doute aussi quelques coups fourrés de derrière les fagots. La surenchère n'est pas forcément très loin.
Au fait, mais où est donc passée la motion de soutien de cette même assemblée aux thermes publics que son président, Hervé Gaymard, s'était engagé à faire voter ?
| La bonne nouvelle du moment pour l'intersyndicale, c'est la décision du Tribunal de Grande Instance de Chambéry qui l'a débouté de sa requête. Une décision de justice qui vient paradoxalement conforter la position des personnels. Car si le TGI a débouté les demandeurs, c'est parce que le juge a estimé que le courrier envoyé aux fonctionnaires fin décembre, les sommant de choisir avant le 20 janvier entre leur maintien dans la fonction publique ou leur démission pour rejoindre la future société anonyme des thermes, ne constituait qu'un élément d'information, et en aucun cas une décision de la part de la direction des TNAB. Les fonctionnaires, qui demandaient au TGI de casser cette décision, sont donc logiquement déboutés, puisque ce courrier n'est en rien une décision, mais une simple information. | La privatisation n'est encore pas officialisée, aucun arrêté n'ayant été pris. Personne ne semble encore rien connaître d'un éventuel repreneur privé. La future société anonyme n'est pas créée et le flou le plus artistique règne autour de sa création. Et donc, suite à la décision du TGI de Chambéry, le seul point « un peu clair » du dossier tombe à son tour dans le flou et la confusion. Ce qui laisse augurer d'une situation pour le moins « explosive » lors de la réouverture de l'établissement le 2 février, dans seulement cinq jours. Car en toute logique, l'ensemble du personnel, privé comme public, devrait reprendre le travail lundi prochain. Mais pour quelle activité ? Et pour quels curistes ? |