Yes, I can ! (1) Chers Concitoyens, Chères Concitoyennes,
Quelle chance on a nous à Aix ! Non seulement on a nous aussi notre maison (presque) blanche, en la personne du château de la place Maurice Mollard (la mairie pour ceux qui ne suivraient pas), mais en plus son locataire (à titre payant mais c'est nous qui le payons pour qu'il occupe les lieux) peut lui aussi lancer sans rougir à la face du monde la désormais incontournable formule magique : "
Yes, we can" !
Ou plus précisément, "
Yes, I can" ...
Yes, I can ... passer un contrat avec la très privée société SEAB pour lui vendre pour moins d'un euro le m
3 de l'eau de source communale qui sera au final revendue près de 11.000 fois plus chère, ne laissant ainsi à la commune qu'à peine 0,8% du chiffre d'affaire généré.
Yes, I can ... passer une convention sans fondement juridique avec le très privé institut Peyrefitte pour lui permettre de prendre pied dans les thermes nationaux publics, et tout ça pour la très modeste indemnité d'occupation de 5.000 euros par an pour 1.000 m² de surface.
Yes, I can ... conclure un accord avec la très privée société ICADE pour lui confier la réalisation d'un parking en ouvrage, avec des conditions d'occupation délirantes, et des conditions financières tellement avantageuses (pour qui ?) qu'à la sortie le parking coûtera à la ville le double de ce qu'il pourrait lui coûter si elle le construisait au travers d'un marché public classique.
Yes I can ... promettre, re-promettre, et encore re-promettre à propos des thermes, pendant des années, monts et merveilles, tout et n'importe quoi pourvu que ça donne dans la surenchère électoraliste, puis prétendre être totalement étranger à ce qui s'est passé ou qui va se passer pour l'établissement thermal.
Yes I can ... trouver un million d'euros pour aménager un rond-point pas vraiment indispensable avenue du Grand Port (ça pouvait franchement attendre) et dans le même temps m'asseoir sur deux de mes promesses électorales qu'étaient la transformation de la bibliothèque en médiathèque et l'aménagement d'un dojo départemental, en prétextant que la municipalité n'a pas les ressources financières nécessaires.
Yes I can ... promettre que la ville atteindra le seuil des 20% de logements sociaux en 2014 alors que je sais parfaitement que les constructions planifiées jusqu'à cette date ne permettent en aucun cas d'atteindre ce chiffre.
And so on ! (2) Yes I can ... faire tout ça sans que les aixois s'en émeuvent le moins du monde, ou si peu ...
Dites, à force de pousser le bouchon un peu loin, il ne serait pas en train de nous casser la baraque le gars ?
(1) Oui, je peux ! (2) Et ainsi de suite !