L'actualité locale d'Aix les Bains telle que vous ne la verrez nulle part ailleurs, ou presque. Un complément indispensable à la presse papier traditionnelle et aux organes de propagande de la mairie.
Pas contents du tout nos confrères de l'hebdomadaire La Vie Nouvelle. Non, ils ne sont vraiment pas contents de s'être laissés prendre au piège du poisson d'avril de la mairie d'Aix les Bains (lire par ailleurs
C'EST CE QUI S'APPELLE TENDRE LA PERCHE ...).
La municipalité aixoise semble y avoir « mis les moyens » : communiqué soigné et travaillé adressé à la presse et, confirmation orale de la part d'agents et d'élus contactés par les journalistes de La Vie Nouvelle.
Du coup la rédaction de l'hebdomadaire savoyard est en colère, et le fait savoir dans un communiqué publié dans son édition du 9 avril. Communiqué dans lequel elle poste par ailleurs deux questions.
Commençons par la seconde qui, d'après La Vie Nouvelle devrait interpeller les contribuables aixois : les élus et leurs indemnités de fonction, et les agents de la ville, et leur salaire, sont-ils employés à bon escient à Aix les Bains ?
Pour le coup, la critique nous semble un peu exagérée, rapportée à ce seul canular. Il est par contre certain que les centaines de milliers d'euros dépensés dans une communication tous azimuts, qui relève bien plus de la propagande des élus en place que de l'information des citoyens, constitue un exemple concret de gaspillage de l'argent public aixois. Un exemple parmi d'autres.
L'autre question posée par la rédaction de La Vie Nouvelle concerne les conséquences de cette manipulation de la presse sur les relations de confiance nécessaires entre les organes de presse et les services et outils de communication d'une institution ?
On trouve nos confrères un peu mauvais joueurs. Car très franchement, même si le poisson d'avril aixois était bien ficelé, il fallait quand même une bonne dose de naïveté pour tomber dans le panneau. La raison de la colère des journalistes de La Vie Nouvelle ne serait-elle pas simplement qu'ils sont vexés de s'être fait avoir comme des bleus ?
Ah, si seulement cet épisode pouvait inciter la presse écrite aixoise à porter un regard un peu plus « critique » sur les informations transmises par la municipalité, le poisson d'avril aixois n'aura pas été pêché en vain.
Mais on craint qu'il ne faille guère avoir d'espoirs de ce côté. La rédaction aixoise du Dauphiné Libéré est une succursale du service communication du bureau de propagande de Dord. Quant aux journalistes de l'Essor Savoyard et de l'Hebdo des Savoie, leurs directions respectives ne leur autorisent visiblement aucune analyse, si ce n'est peut-être des analyses d'urine. Et c'est bien dommage, car on voit bien que les journalistes en question sont tout à fait capables de faire un vrai travail de journalisme, bien loin du simple rôle de colporteurs du discours officiel qu'on leur impose aujourd'hui.