L'actualité locale d'Aix les Bains telle que vous ne la verrez nulle part ailleurs, ou presque. Un complément indispensable à la presse papier traditionnelle et aux organes de propagande de la mairie.
« Je fais encore un an, le temps de passer le relais, puis je m'en vais ». C'est en substance ce qu'avait déclaré Robert Bruyère, adjoint à l'éducation et aux affaires scolaires, juste après sa réélection en mars 2008. On connaît des promesses électorales plus difficiles à tenir. Pourtant, plus d'un an après celle-ci, Robert Bruyère est toujours là, fidèle au poste.
Fidèle n'étant peut-être pas le mot adéquat. Accroché au poste, tel la moule monégasque à son rocher, semble mieux convenir. Car rien ne semble pouvoir le déloger. Et surtout pas sa promesse faite il y a plus d'un an. En lisant la longue interview que lui consacre l'Hebdo des Savoie dans son édition du 8 mai, on entend Robert Bruyère parler de projets pour 2010, et même au-delà(1). Des projets dont on sent bien que le 3ème adjoint sera toujours de la partie.
Alors, comment expliquer ce revirement entre la promesse de 2008, et la persistance de 2009 ? Pas de trace de cette question, et donc a fortiori pas de réponse non plus, dans l'interview de l'Hebdo des Savoie. Ce qui peut s'expliquer de deux façons. Soit le journaliste a omis de poser cette question, soit il l'a fait et il s'est fait fermement rabroué. Connaissant la conscience professionnelle de Sébastien Pignier-Tracol (auteur de l'interview) et le côté légèrement autoritariste de Robert Bruyère, on penche plutôt pour la seconde hypothèse.
Du coup, des hypothèses, on est réduit à en échafauder pour expliquer que Robert Bruyère joue les prolongations.
La première, soufflée par un fidèle lecteur, c'est que les promesses électorales sont rarement tenues. D'accord, mais ça c'est un constat, maintes fois vérifié certes, mais qui ne constitue pas pour autant une explication.
La deuxième, c'est que l'un dans l'autre, un peu plus de 1.200 euros d'indemnité mensuelle, ça fait un joli complément de retraite dont notre bon Robert n'a peut-être pas envie de se passer.
La troisième, c'est qu'en cas de démission de sa part, on peut logiquement supposer que son successeur au poste d'adjoint serait Jean-Jacques Mollie, qui est actuellement conseiller délégué aux affaires scolaires. Une promotion que tout le monde ne verrait pas forcément d'un bon œil au sein de la majorité municipale.
La quatrième ... et bien on n'en n'a pas. Mais si vous en avez, il ne faut pas vous gêner.
Ceci étant, le plus simple serait quand même que le premier intéressé explique clairement aux citoyens qui l'ont élus, et à ceux qui n'ont pas voté pour lui, pourquoi il revient sur sa promesse d'il y a un an. La balle est dans son camp, et nos pages lui sont ouvertes.
| A PROPOS DU BUDGET DES ECOLES Dans l'interview qu'il a accordée à l'Hebdo des Savoie, Robert Bruyère nous dit que « les écoles représentent une part importante du budget de la ville ». Et un peu plus loin dans cette même interview, il ajoute que pour 2009, « on va tourner à environ un million d'euros de budget pour les écoles ». Deux déclarations qu'il convient de rapprocher l'une de l'autre, mais aussi du budget de la ville. Si l'on reprend les chiffres du budget primitif 2009, présenté en séance du conseil le 17 décembre 2008, on s'aperçoit alors que le budget des écoles et son million, ne représente finalement que 1,6% du budget global de la ville. 1,6%, peut-on vraiment qualifier cette quote-part plus que minime de « part importante du budget de la ville » ? A titre indicatif, et pour la petite histoire, on retiendra que le budget annexe des parkings représente à peu près 800.000 euros. | Un montant somme toute assez proche du million du budget des écoles. Ce qui nous inspire deux réflexions. Tout d'abord on aimerait bien savoir si Monsieur Bruyère considère également que le budget des parkings représente une « part importante » du budget de la ville. Ensuite, on se demande s'il est bien raisonnable pour une ville comme Aix les Bains de dépenser quasiment autant pour ses parkings que pour ses écoles. A moins que l'idée ne soit d'éduquer nos enfants à devenir des citoyens automobilistes modèles, on aurait plutôt tendance à répondre par la négative. Dans le même ordre d'idée, on peut aussi se demander s'il est raisonnable de dépenser autant (aussi peu ?) pour les écoles de la ville que pour la réalisation d'un seul rond-point (celui du Rondeau a coûté plus d'un million d'euros). |
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