Quand Nicolas Sarkozy, au lendemain de la vague verte d'Europe Ecologie aux élections européennes, donne dans la surenchère des effets d'annonce en matière d'environnement, on a bien du mal à croire qu'il agit par conviction. Pour nous convaincre du contraire, il faudrait que ces annonces soient suivies d'actions concrètes, mais aussi que le chef de l'Etat fasse part de sa volonté réelle de réduire notre consommation énergétique. Or, sur le terrain, on est bien loin du compte. Le Grenelle de l'Environnement n'a encore débouché sur rien de concret, le plan de relance contre la crise favorise des projets d'infrastructures routières et autoroutières, au détriment du rail notamment, et rien n'est prévu en matière de grands chantiers d'amélioration de l'habitat (isolation), pour ne citer que ces exemples.
Quand Dominique Dord, dans les salons parisiens, se fend d'une déclaration grandiloquente pour appeler à la transparence des affaires publiques, on voudrait pouvoir croire à sa conviction. Mais quand on voit de quelle façon il pratique (ou plutôt ne pratique pas) la transparence de "ses" affaires publiques (celles de la ville d'Aix les Bains et de la CALB), notre volonté d'y croire prend sérieusement du plomb dans l'aile.
Quand Michel Frugier nous parle de développer le tourisme vert, respectueux de l'environnement, on aimerait aussi croire que c'est pour lui une réelle conviction. Mais quand on le voit se déplacer dans Aix les Bains dans son nouveau 4x4 flambant neuf, on perd aussitôt toutes nos illusions.
L'exemplarité n'est pas un moyen de gouverner. C'est le seul !