L'actualité locale d'Aix les Bains telle que vous ne la verrez nulle part ailleurs, ou presque. Un complément indispensable à la presse papier traditionnelle et aux organes de propagande de la mairie.
Imaginez. Vous êtes mollement allongé(e) dans l'herbe. Dans le ciel bleu se promènent quelques cumulus cotonneux. Le soleil darde sur vous ses rayons bienfaisants. Le silence n'est troublé que par les chants des oiseaux et le clapotis de l'eau. De temps à autre, un bateau passe, sans parvenir à troubler la quiétude des lieux.
Continuez d'imaginer. Assis(e) dans l'herbe, vous laissez votre regard explorer les environs. De grands prés, parsemés de massifs de fleurs et d'arbres. De ci de là, quelques ilots thématiques, des jeux pour les enfants, des allées bien entretenues.
Derrière vous, un immense arc de cercle de pierre sur lequel ruissellent des eaux qui se jettent dans des bassins plantés de roseaux et de nénuphars.
Et puis devant vous, la passerelle des deux rives qui, comme son nom l'indique permet de gagner l'autre rive.
Retour à la réalité. Nonobstant les eaux ruisselantes et la passerelle, votre imagination aurait pu vous projeter sur les bords du lac d'Aix les Bains. Nonobstant les eaux ruisselantes et la passerelle, et nonobstant les velléités bétonnières d'un maire qui confond, plus souvent qu'à son tour, urbanisme et promotion immobilière.

Pourtant, les hectares de terrain en bord du lac, qui verront bientôt s'élever des forêts de béton, aurait très bien pu accueillir ce parc « imaginaire », qui est en vérité bien réel. Sauf qu'il n'est pas à Aix les Bains, sur les bords du lac du Bourget, mais à Strasbourg, sur les rives du Rhin.
Quand les strasbourgeois ont des parcs magnifiques, dont la superficie cumulée dépasse largement celle du centre ville historique (!), nous autres aixois n'avons le droit qu'à des forêts de béton, d'acier et de verre, et à des « allées » bitumées.
Le bétonnage de nos espaces verts n'est pas une fatalité. Il est le résultat d'une volonté délibérée. Celle d'un maire qui pense qu'il est d'utilité publique (sic) de construire des logements de luxe par centaines, quitte à tirer définitivement un trait sur des espaces naturels qui auraient pu être transformés en parcs publics pour le plaisir de tous, habitants et touristes.
Les vacances approchent : et si vous preniez le temps de faire un petit saut à Strasbourg ? Vous y découvrirez une ville qui ne fait pas de « grandes opérations de voirie » pour faciliter le trafic automobile, mais qui au contraire s'est totalement réorganisée autour des transports en commun et des déplacements « doux » (vélo, marche à pied). Une ville qui investit pour le bien-être de ses habitants, mais aussi de ses visiteurs. Une ville qui, un dimanche par mois, ouvre gratuitement les portes de tous ses musées et monuments, pour que tout le monde ait accès à la culture.
L'avenir nous dira si Dominique Dord aura oui ou non réussi à redresser la barre des finances de la ville. Le présent nous dit déjà qu'il en a raté l'aménagement. Durablement, hélas !