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Aixoises, Aixois, vous ne le saviez peut-être pas, mais vous vivez dans une ville dangereuse. Et même hautement dangereuse. Et que devez-vous craindre ? Une crue soudaine du lac ? Non. Enfin pas que l'on sache. L'effondrement de la falaise du Revard ? Difficile de répondre que ce soit par l'affirmative ou par la négative. Si on pouvait faire parler les morts, sans doute les victimes de l'effondrement du Granier en l'an 1248 nous diraient-elle qu'il ne faut jamais dire ... jamais.
Alors que devez-vous craindre ? Et bien si on en croit le rapport présenté par la municipalité lors du conseil municipal du 6 juillet, vous devez craindre non pas que le ciel vous tombe sur la tête, mais qu'un lampadaire public vous écrase, ou vous électrocute, c'est au choix. A moins que vous ne soyez victime d'un accident à l'un des nombreux carrefours à risque de la ville.
Car c'est bel et bien ce qu'écrit la municipalité. On cite :« plus de 50% des équipements d'éclairage public sont vétustes et peuvent présenter des risques électriques et mécaniques pour la sécurité des personnes et des biens ». Et on re-cite : « un nombre important de carrefours équipés ou non de feux tricolores ne répond plus aux normes actuelles et présente parfois un risque accidentogène avéré ».
Quels sont donc les 50% d'équipements vétustes et/ou à risque ? Ah ça la municipalité ne le dit pas. Il semblerait pourtant que cela soit de son devoir d'informer les citoyens, afin que ceux-ci puissent autant que faire se peut se prémunir contre les risques en question. On est bien loin de l'application du principe de précaution. On frôlerait même plutôt la non assistance à personnes (au pluriel) en danger !
Et quelle est donc cette « ville d'avance » dont plus de la moitié (tout de même !) des équipements d'éclairage public sont vétustes et potentiellement dangereux !?
Quant aux nombreux carrefours présentant un risque accidentogène avéré, on ne sait pas non plus desquels il s'agit. Là encore, la municipalité est prise en défaut de non information du public.
La cerise sur le gâteau, c'est qu'on se souvient qu'au cours de son premier mandat, Dominique Dord a été pris de ce que certains ont appelé la « folie des ronds-points ». Une appellation peu flatteuse que le maire a balayé d'un revers de la manche en arguant qu'en remplaçant les feux tricolores par des ronds-points, non seulement cela fluidifiait le trafic, mais en plus cela le sécurisait. Et voila qu'en 2009, le même maire fait le constat que nombre de carrefours sont dangereux. On a bien du mal à suivre la logique.
Noyau sur la cerise du gâteau, cet argument est avancé pour justifier le recours à un contrat de partenariat avec une société privée pour l'éclairage public. Quel peut bien être le rapport entre des carrefours dangereux non équipés de feux tricolores et la nécessité de confier notre éclairage public à un prestataire privé ?
Le premier à nous donner la réponse gagne une cartographie détaillée de tous les carrefours et équipements d'éclairage public potentiellement dangereux. Lot à retirer en mairie, car il ne fait bien évidemment aucun doute que les éléments avancés par la municipalité reposent sur des bases sérieuses, et notamment sur un recensement précis et détaillé de tous ces carrefours et équipements, avec pour chacun la nature exacte des risques qu'ils présentent.
Un document au combien précieux, dont on se demande pour quelles raisons il n'a pas encore été communiqué au public. Le seule raison valable que l'on verrait, ce serait qu'en réalité ce document n'existe pas ...
Aixoises, Aixois, finalement le plus grand danger qui vous guette, c'est peut-être que vous continuiez à prendre pour argent comptant les balivernes qu'on vous sert et ressert à volonté.