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Rassurez-vous chères aixoises et chers aixois, il ne s’agit pas de celle de votre ville, mais de celle de Boussy, modeste commune de l’Albanais, qui compte environ 450 habitants, sous la charmante appellation de boussignols. Des boussignols qui déchantent, et qu’il conviendrait peut-être d’appeler, vu les circonstances, des roussignols.
Et oui, tout le monde n’a pas la chance d’avoir un maire comme celui des aixois. Un maire qui en 2001 payait de sa personne pour rendre possible une opération immobilière tarabiscotée mais qui allait permettre à la ville d’Aix les Bains, à la tête de laquelle il venait d’être élu, d’abandonner enfin le statut de « dernière ville du département à ne pas avoir de salle des fêtes ».
Un maire qui s’est personnellement investi corps et âme pour que cette salle des fêtes voit enfin le jour, et ce, comme il le disait lui-même à l’époque, afin de répondre aux incessantes demandes des familles aixoises, notamment les plus modestes.
Oui, un maire qui, malgré tout cet investissement personnel, malgré sa volonté forte de parvenir à la réalisation de cette salle des fêtes, a su garder la tête froide, et à su renoncer au projet, par seul souci de l’intérêt collectif.
Oui aixoises et aixois, félicitez votre maire qui a su, la mort dans l’âme, renoncer à donner à « sa » ville la salle des fêtes qu’il vous avait promis, et pour laquelle il s’était tant investi. Quelle clairvoyance extraordinaire ! Quel fantastique visionnaire !
Car de quoi auriez-vous l’air aujourd’hui, chères aixoises et chers aixois, si votre maire n’avait pas eu ces qualités, s’il n’avait pas eu le courage (oui, le courage !) de renoncer à ce projet ? Et bien vous vous retrouveriez peut-être avec une salle des fêtes en partie ravagée par un incendie, avec plus que vos yeux pour pleurer tout ce bel argent public parti en fumée.
On voit bien là quel immense fossé sépare Sylvia Roupioz (maire de Boussy) de l’exceptionnel gestionnaire public qu’est Dominique Dord. Quand l’une dilapide inutilement l’argent de sa commune en de futiles constructions inflammables, l’autre se hâte de vendre tous les biens communaux, mettant ainsi la collectivité à l’abri des conséquences fâcheuses des incendies !1
Pour mémoire, on rappellera quand même que Dominique Dord, lors de sa campagne électorale de 2001 avait bel et bien promis une salle des fêtes aux aixois. Une salle des fêtes qu’il annonçait en décembre 2001 comme devant prendre place dans le bâtiment de l’ancien Institut Zander. Un bâtiment que la ville avait « l’opportunité » de racheter à la famille Garancini quatre fois le prix que cette dernière avait payé à la ville deux ans plus tôt. Un bâtiment dans lequel il est sûrement possible de faire des tas de choses, mais sûrement pas une salle des fêtes !
Finalement, on pourrait peut-être proposer aux boussignols d’échanger nos maires. Dans le fond, peut-être que les familles aixoises, surtout les plus modestes, préfèreraient une mairesse qui construit des salles des fêtes inflammables à un maire qui se contente de tenir le crachoir avec des paroles en l’air.