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Qui SEM le vent récolte … A l’heure où les hôteliers aixois accusent le coup, leurs homologues loueurs en meublés commencent à envisager l’avenir avec force craintes et incertitudes.
Mieux vaut tard que jamais ! Pas sûr que cet adage puisse s’appliquer aux loueurs en meublés aixois, qui depuis 2001, observent dans la plus complète apathie la baisse de la fréquentation thermale(1). Une clientèle qui est pourtant la clé de leur activité, et qu’ils ont regardé fondre comme neige au soleil sans la moindre réaction.
2009 sera-t-elle l’année de trop ? Ou en tout cas l’année qui verra les loueurs en meublés aixois sortir de leur torpeur. Rien de sûr, mais on observe quand même déjà les prémisses d’un premier mouvement.
Il faut dire que les craintes des hébergeurs sont fondées : baisse de la fréquentation thermale, clientèle plus exigeante qui les contraint à revoir leurs prestations à la hausse sans pour autant pouvoir majorer les loyers, et projet de résidence hôtelière intégrée aux thermes privés et qui devrait capter une partie de la clientèle des meublés. Autant de raisons bien réelles qui justifient pleinement que les loueurs en meublés envisagent l’avenir avec incertitude.
Enfin, est-on tenté de dire !
Car depuis 2001 et la prise de pouvoir de Dominique Dord à la tête de la ville et de l’établissement thermal, le député-maire n’a cessé de bercer les esprits avec des promesses toujours renouvelées mais jamais tenues. Il aura donc fallu huit longues années aux hébergeurs aixois pour qu’ils se rendent compte que le capitaine Dord les menait en bateau.
Et encore, pas si sûr qu’ils aient réellement pris la mesure de la situation. Car pour le moment, ils se contentent d’espérer mollement pouvoir acquérir un droit de vote au sein du futur établissement thermal privé. Un droit de vote qu’ils espèrent acquérir avec la contribution des aixois, qui achèteraient des actions à titre personnel avant de se regrouper dans une sorte de club des actionnaires afin d’avoir voix au chapitre au conseil d’administration.
Ca ne vous rappelle rien ? Nous si. Au début de l’année 2009, l’ancien maire Gratien Ferrari, ainsi que le docteur Michel Palmer, avaient lancé un appel pour la création d’une SEM (société d’économie mixte), qui permettrait de garder les thermes sous contrôle publique, et d’associer les aixois à la gestion de l’établissement thermal.
Un appel resté sans réponse, notamment de la part des hébergeurs. Lesquels n’avaient par ailleurs pas hésité à prêter leur concours à une opération de communication de haut vol, censée exposer tout le bien que les hébergeurs (entre autres, lire par ailleurs
20/01 - Le Dauphiné Libéré ... émoi émoi émoi !) pensaient du plan de relance de l’établissement thermal et de sa privatisation.
Voila donc aujourd’hui les loueurs en meublés qui, sans citer nommément cette structure, appellent de leurs vœux la création d’une SEM. Car quelle autre structure permettrait réellement aux aixois de faire entendre leur voix ? Sûrement pas une société privée, au sein de laquelle les petits actionnaires, même regroupés, n’ont pas voix au chapitre.
Alors, qui SEM le vent récolte … les fruits de ce qu’il a semé. Oui, mais à condition de ne pas de contenter d’espoirs et de déclarations d’intention. Car à l’évidence, dans les projets du député-maire aixois pour l’établissement thermal, il n’y a guère de place pour une SEM, et pas plus pour des petits actionnaires aixois forts.
Aux loueurs en meublés de tirer les leçons des années écoulées, et de ne plus se laisser prendre par le chant des sirènes dordiennes. A moins que nos hébergeurs n’aient pris goût à la plaisance, et apprécient encore de se faire mener en bateau …