Fin 2008, les aixois et les aixoises ont sérieusement boudé la "grande réunion de concertation" sur le stationnement organisée par la municipalité. Pas sûr que ce fut une bonne idée. Car devant la salle du palais des Congrès quasiment vide, la majorité municipale a du se dire qu'elle avait toute liberté pour agir à sa guise.
Notez bien que de toute façon, la majorité municipale en question ne s'embarrasse que très rarement de prendre l'avis de ses administrés, et encore moins d'en tenir compte. Mais bon, là, avec cette salle quasi vide, les aixois ont signé un véritable blanc-seing.
Voila donc ce qui les attend pour les mois à venir : renouvellement du parc d'horodateurs et installation d'horodateurs supplémentaires, extension de la zone orange, passage en zones payantes de zones actuellement gratuites (notamment le parking des Prés Riants), et renforcement des équipes de contrôleurs. Au nombre de trois actuellement, ils seront prochainement sept et peut-être même huit.
Tiens, c'est étrange, lors du conseil municipal de juin où le projet de marché public relatif au parc d'horodateurs était examiné, on a bien entendu le maire nous parler de recettes supplémentaires, mais pas de dépenses supplémentaires. Pourtant, cinq agents supplémentaires, même payés le moins possible (c'est à dire au SMIC), cela représente un coût supplémentaire annuel de l'ordre de 115.000 euros. Et encore, on ne tient compte ici que des salaires et des charges sociales. Payez-les 10% de plus que le SMIC, ajoutez quelques frais de structure, et vous arrivez à un coût annuel de l'ordre de 150.000 euros.
Les nouvelles recettes annoncées par le député-maire seront-elles à la hauteur de ces nouvelles dépenses, dont personne ne nous avait touché mot jusqu'à lors ? N'oublions pas non plus que le renouvellement du parc d'horodateurs va coûter près d'un million d'euros à la ville. Alors pour compenser toutes ces dépenses, nul doute que l'objectif sera de "faire du chiffre".
En quelque sorte, voila les aixois devant un cruel dilemme. Soit ils continuent à venir en ville en voiture, auquel cas ils mettent la main à la poche et participent directement à l'effort financier nécessaire pour le renouvellement des horodateurs et le paiement des agents de contrôle.
Soit ils se mettent à la marche, au vélo, aux transports en commun, auquel cas ils creusent le déficit du stationnement payant de la ville ... déficit qu'ils financeront donc par le biais de leurs impôts.