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Avec ou sans Alain Bashung, la « petite entreprise » de Musilac n’a pas connu la crise en 2009. Enfin, presque.

L’édition 2009 enregistre tout de même une légère baisse de sa fréquentation par rapport à 2008, en passant de 53.181 à 51.964 spectateurs payants (chiffres officiels). Moins 2,3%, pas de quoi parler de crise effectivement.
Mais s’il est un domaine où Musilac connaît encore moins la crise, c’est bien celui des subventions publiques attribuées par les collectivités locales.
Le chiffre de 2008 étant mystérieusement resté secret, on comparera donc les subventions des éditions 2007 et 2009. Un peu plus de 480.000 euros il y a deux ans. A peu près 470.000 cette année, dont 100.000 en provenance du Conseil Général de la Savoie, et 340.000 de la Ville d’Aix les Bains, par l’intermédiaire de son office de tourisme. Auxquels s’ajoutent encore 30.000 euros de « prestations en nature » offertes toujours par la Ville d’Aix les Bains, au travers du travail fourni par ses agents municipaux et par les employés de l’office de tourisme.
Quand on pense qu’en ouverture de la saison estivale, le maire n’avait pas hésité à invoquer la crise financière pour justifier la baisse conséquente du budget consacré aux animations de l’été ! Visiblement, toutes les animations n’ont pas été concernées au même degré par cette baisse.
On notera par exemple que, à en croire Marie-Pierre Lanet, responsable du service animation d’Aix les Bains, Navig’Aix 2009 a réussi à faire aussi bien que son édition 2008, mais avec un budget divisé par quatre.
En comparaison, Musilac 2009 aura donc réussi la gageure de faire moins bien que l’année précédente, avec un budget de subventions quasi identique !
On savait que la crise était financière, mais on ne savait pas encore qu’elle était également sélective !
| La question « qui tue » Près de 400.000 euros annuels de subventions et aides municipales pour un festival dont personne aujourd’hui n’est capable de mesurer les retombées économiques et touristiques pour la ville, ça ne vous interpelle pas quelque part vous ?Nous si ! Surtout qu’on se dit qu’en affectant ses 400.000 euros au budget des restaurants scolaires, le tarif du repas pourrait baisser d’au moins 3 euros. Soit 0,70 euros pour le tarif « réduit », qui pour le coup le serait vraiment, et 1,80 euros pour le plein tarif. | La vie étant une question de priorités, Musilac est toujours au programme pour 2010, avec autant de subventions, et dans le même temps, pour la plupart des parents, le prix du repas a augmenté de +42% à la rentrée 2009 ! Oui, assurément, la vie est bien une question de priorités. |