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Cherchez l’erreur ! En juillet dernier, la majorité municipale aixoise approuvait le principe du recours à un contrat de partenariat relatif à l’éclairage public et à la mise en lumière de la ville (sic). Deux mois plus tard, la ville lance un appel d’offres pour un marché public concernant cette fois la fourniture de matériels d’éclairage pour le remplacement du parc lumières du Centre des Congrès et du Théâtre du Casino, pour l’Office de Tourisme d’Aix-les-Bains (re-sic).

Bigre, on s’interroge ! Et à plus d’un titre.
Tout d’abord, qu’est-ce donc que la mise en lumière de la ville ? On veut dire, quel est le projet précis de la majorité municipale ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que les débats du conseil du 6 juillet n’ont guère éclairé les citoyens sur cette question.
Ensuite, qu'est-ce donc que le parc lumières du Centre des Congrès et du Théâtre du Casino ? Encore une question pleine de zones d’ombres.
Et puis, si la ville s’apprête à passer un contrat du feu de Dieu pour son éclairage public et sa mise en lumière, pourquoi diable lancer en parallèle un marché public pour le casino et le centre des congrès ? A n’en pas douter, il semblerait bien plus logique de tout regrouper dans le même contrat de partenariat. Surtout que, à en croire la majorité municipale et son chef de file, ce contrat sera une super bonne affaire pour la ville et ses habitants. Alors autant faire profiter tous les bâtiments et services publics de la ville de cette super bonne affaire non !?
Et là, ça coince un peu. Car si le centre des congrès est effectivement un édifice public géré par un satellite de la mairie (l’office du tourisme), on ne peut pas en dire autant du théâtre du casino. Lequel est propriété de la SA du Cercle, et dont la ville n’est que locataire.
Alors pourquoi diable la collectivité devrait-elle payer le parc lumières d’un bâtiment qui ne lui appartient pas ? Si d’aventure quelqu’un s’avise de poser la question, on croit déjà connaître la réponse qui lui sera faite. Car il y a déjà un précédent en la matière. On se souvient en effet qu’au printemps la majorité municipale avait déjà accepté de faire payer à la ville 200.000 euros de travaux d’infrastructure dans le théâtre du casino.
Des travaux qui consistaient en la rénovation du proscenium. Des travaux parait-il indispensables à la tenue du festival d’opérette en juillet (argument du maire pour « justifier » que la ville, locataire du théâtre, finance à la charge de ses habitants des travaux incombant d’évidence au propriétaire). Des travaux tellement indispensables à la tenue de ce festival que celui-ci s’est déroulé sans qu’ils soient achevés.
Le maire ne pouvant à l’évidence invoquer le même prétexte pour ce marché public relatif au parc lumières du théâtre du casino, il va sans doute une nouvelle fois invoquer le fait que la SA du Cercle « le vaut bien ».
Peut-être est-ce du aux absences répétées au conseil municipal de « l'homme à tête d'ampoule », mais le moins que l'on puisse dire, c'est que la lumière a bien du mal à jaillir de cette assemblée. Allez mesdames et messieurs les élus de la majorité, un petit effort, éclairez-nous que diable !