
L'édition 2008 du Navig'Aix a bénéficié d'une météo au beau fixe. Du beau temps, et des températures tout aussi clémentes, pour tout dire assez inhabituelles en cette fin août sur la cité thermale. Mais on ne s'en plaindra pas. D'autant que cette belle météo n'a pu que renforcer le succès rencontré par cette manifestation. A en croire la presse locale, l'an dernier, ce ne sont pas loin de 50.000 visiteurs qui auraient été attirés par Navig'Aix.
Cette année, le succès devrait donc logiquement être encore plus important.
La question que l'on se pose, c'est comment fait-on pour mesurer la fréquentation d'une manifestation gratuite et ouverte à tous ? Une question d'autant plus pertinente nous semble-t-il, si on l'examine à la lueur de l'éclairage de la fréquentation de Musilac.
D'abord parce que la fréquentation de l'édition 2008 du festival a fait l'objet d'une communication ... disons floue : en gros il y aurait eu 50.000, 55.000 peut-être 60.000 spectateurs, on ne sait pas trop. Il s'agit pourtant là d'un évènement se déroulant dans un espace clos, dont l'accès est contrôlé, et nécessite l'achat d'un titre d'entrée.
Alors si on a du mal à compter le nombre de spectateurs pénétrant dans une enceinte dont l'accès est contrôlé, on voit mal comment on peut arriver à compter de façon fiable le nombre de visiteurs attirés par Navig'Aix. La méthode pifométrique aurait-elle encore quelque chose à voir là dedans (voir notre article
Mais comment font-ils donc ? pour une explication sur le "encore").
Ensuite, et bien ensuite 50.000 visiteurs, c'est peu ou prou pour Navig'Aix la même fréquentation que Musilac. Deux manifestations qui se déroulent quasiment au même endroit, sur le même nombre de jours, et qui attireraient donc chacune le même nombre de visiteurs. Nous, on veut bien. Mais pourquoi diable faut-il mettre en place pour Musilac tout une armada de mesures diverses et variées (camping sur place, secteur des bords du lac interdit à la circulation, navettes et parkings relais depuis les abords de la ville ...), alors que Navig'Aix ne nécessite rien de tout cela.
Sans compter qu'à l'occasion du Navig'Aix, on ne voit pas vraiment défiler dans nos rues les cohortes de gens qui apparaissent pendant les trois jours de Musilac. Et qu'on ne voit pas non plus des voitures stationnées un peu partout.
Pour ce qui nous concerne, on hésite entre deux conclusions à tirer de ces observations. La première, ce serait que les organisateurs du Navig'Aix sont nettement plus doués que ceux du Musilac, car ils arriveraient à attirer sur le même secteur et pendant le même nombre de jours autant de visiteurs que le festival rock, mais sans avoir pour cela à "prendre la ville en otage" (dixit Laurent Prud'homme), ni à verrouiller tout le quartier.
La seconde, ce serait qu'on nous bourrerait quelque peu le mou en agitant devant nos yeux ébahis ce chiffre de 50.000 visiteurs.
Certes, on hésite entre les deux conclusions. Mais avec une préférence pour la seconde. Surtout quand on voit le mal que l'équipe Dord se donne pour tenter de s'approprier les mérites du succès du Navig'Aix. Il n'est donc sans doute pas inutile de rappeler que Navig'Aix tenait cette année sa 12
ème édition.
Autrement cette manifestation remonte à avant l'arrivée de Dord à la tête de la mairie aixoise. Et même à une époque où il n'était pas encore député de la circonscription. Le bon vieux temps en quelque sorte. Une manifestation créée par d'autres que Dord et C
ie, dont Laurent Prud'homme et André Coudurier si on a bonne mémoire. Créée par d'autres, mais aussi développée et soutenue par ces mêmes autres : ne donnons pas à César ce qui ne lui appartient pas.