Manif des enseignants et élèves de Marlioz
Comme ils l'avaient annoncé, une partie des enseignants de Marlioz est venue manifester devant la mairie en fin d'après-midi. Une partie des enseignants soutenue d'ailleurs par les élèves.
Si toutes ces personnes espéraient faire entendre leurs revendications au député-maire d'Aix les Bains, elles en ont été pour leurs frais.
Comme c'était prévisible, le député-maire aixois n'était pas là. Car si pour certains le mardi, c'est ravioli, pour Dord, le mardi c'est Paris. Tout comme le mercredi. Toute indemnité parlementaire mérite quand même un minimum de travail.
Certes, on pourrait s'attendre à ce que le député reporte ou déplace son départ sur Paris, pour écouter ce que les administrés de sa circonscription avaient à lui dire. La date de la manifestation était connue longtemps à l'avance, et c'est quand même son boulot que d'écouter les concitoyens dont il est "en charge".
Mais non : pour rien au monde il ne fallait rater la sacro-sainte réunion du groupe UMP à l'Assemblé Nationale. L'ambiance y est si "bon enfant", une vraie "réunion de famille", dixit Dord lui-même. Remarquez, comme cette réunion se tient le mardi matin et se termine au plus tard à 13H00, notre député-maire avait largement le temps de reprendre le chemin de la Savoie pour venir écouter les doléances de ses administrés.
Mais non, il a préféré resté sur Paris. Pour assister à la séance de questions au gouvernement ? Pourtant lui-même considère que cet exercice avec retransmission télévisuel ne grandit pas l'Assemblée Nationale, et qu'il caricature le travail de député.
Alors oui, on se demande vraiment ce que le député-maire aixois avait de plus important à faire à Paris en cette fin d'après-midi, plutôt que de dialoguer avec les enseignants et les élèves mécontents. Des enseignants et des élèves du lycée de SA circonscription. Des enseignants et des élèves du lycée de SA communauté d'agglomération. Des enseignants et des élèves du lycée de SA ville.
Il y a vraiment un truc qui nous échappe dans l'expression qui qualifie les élus de "représentants des citoyens".