A l'heure où le projet de
pôle santé sur le site de Savoie Hexapôle va bon train (lire par ailleurs notre article
Future clinique privée de Drumettaz, qui va payer l'addition ? ), l'hôpital aixois reçoit les honneurs de la presse locale.
L'hôpital d'Aix les Bains vient de se doter d'un logiciel de préparation de médicaments anticancéreux. Un matériel de pointe financé aux deux tiers par la Ligue contre le Cancer, garantissant plus de sécurité auprès des 150 patients soignés chaque année. Un outil important aussi pour la structure aixoise, qui joue ici pleinement son rôle d'établissement de proximité. C'est en ces termes élogieux que l'Essor Savoyard du 10 octobre évoque l'investissement réalisé il y a peu par l'établissement hospitalier aixois.
Un investissement qui, comme le souligne l'Essor Savoyard est totalement cohérent : il est en phase avec les exigences du
Plan Cancer lancé par l'Etat tout en apportant aux patients le plus de la proximité, facteur qui d'après les médecins, joue un rôle non négligeable dans l'évolution positive de la maladie.
Et c'est vrai qu'entre devoir faire régulièrement (parfois quotidiennement) des allers-retours vers les
grands pôles de santé comme Grenoble, Chambéry ou encore Lyon, et pouvoir être suivi sur place, il y a une différence énorme. Pour les habitants d'Aix les Bains et des environs, être suivi à l'hôpital aixois, c'est permettre la poursuite de la vie de famille, mais aussi le maintien en activité professionnelle des patients. Bref, c'est leur permettre de conserver une vie sociale aussi complète que possible, dans un environnement familier.
Des plus dont le
comité de défense de l'hôpital public se plairait sans doute à souligner qu'ils s'inscrivent dans la droite ligne des missions de service public, bien loin des considérations de rentabilité des groupes privés de santé.
Du coup, et sans doute plus que jamais, la question se (re)pose :
pourquoi le centre hospitalier aixois devrait-il absolument rejoindre Savoie Hexapôle et le site de la future clinique privée du groupe Générale de Santé ? Cet exemple montre clairement que l'hôpital aixois tel qu'il existe aujourd'hui, peut remplir ses missions de service public. Alors pourquoi vouloir à tout prix le déménager ailleurs ? Pourquoi lui enlever en partie ce caractère de proximité ?
Pourquoi, si ce n'est pour que la collectivité supporte en partie (ou en totalité) les charges d'aménagement du site de Savoie Hexapôle, en lieu et place du groupe Générale de Santé ?