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L'actualité locale d'Aix les Bains telle que vous ne la verrez nulle part ailleurs, ou presque. Un complément indispensable à la presse papier traditionnelle et aux organes de propagande de la mairie.

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Pose de la première pierre des Rives du Lac

L'évènement (?) date déjà un peu (25/09). On n'avait d'ailleurs par pris la peine de vous en faire part, vu son caractère particulièrement insignifiant.

Mais avec le recul, on s'interroge : pourquoi cette "cérémonie" sans lendemain montée de toutes pièces ? Et pourquoi le Sunset Boulevard aixois (l'allée promenade ...) a-t-il été réalisé dès 2008 alors qu'au mieux, les premiers logements ne seront livrés qu'en 2010 ?

Vif succès ou poudre aux yeux ?

Dans son édition du 2 octobre dernier, l'Hebdo des Savoie se faisait l'écho de cette cérémonie. Une cérémonie toute symbolique, puisque dès le soir, il ne restait plus trace sur le chantier de cette fameuse "première pierre".

Comme a son habitude, la municipalité aixoise a pour l'occasion su imposer à la presse locale de relayer le point de vue officiel.

Lequel point de vue essaye par exemple de nous faire croire au "vif succès" que rencontrerait la commercialisation des logements de ce chantier. Un point de vue qui ne semble pas vraiment partagé par l'équipe commerciale présente sur le terrain, qui en privé avoue au contraire "ramer ferme" pour arriver aujourd'hui à dégoter de nouveaux acheteurs.


A la lueur de ce constat, l'organisation de cette cérémonie prend tout son sens : il faut redonner un coup de fouet à la commercialisation, laquelle a un peu de "mou dans le genou". Situation que la crise financière internationale n'arrange en rien. D'autant que Constructa, dont l'Hebdo nous rappelle fort à propos qu'il s'agit d'un groupe immobilier international, est pris en plein dans la tourmente de cette crise.

Et si l'on ajoute à cela l'éclairage apporté par la SAS lors du conseil municipal aixois du 13 octobre, tout devient limpide. Car ce qu'a expliqué en substance le représentant de la SAS lors de ce conseil, c'est que les chantiers déjà engagés sur la ZAC connaissent un faible taux de vente (1), et que par voie de conséquence, le démarrage de nouveaux chantiers est pour l'instant reporté à une date ultérieure et encore inconnue.

Bref, une fois de plus, cette cérémonie organisée par la municipalité, c'est de la poudre aux yeux.

Mais Dord est content : il est une fois de plus en photo dans la presse locale, et il réussit une fois de plus à y faire écrire ce qu'il veut.

Finalement, Dord c'est à lui tout seul le roi de la politique spectacle, le prince de la presse pipole et l'empereur de la politique pipeau-le ! (2)

Et l'allée promenade dans tout ça ?
En parallèle, on peut se demander pourquoi la municipalité aixoise a mis un tel empressement à faire sortir de terre sa fameuse "allée promenade". Une nouvelle voirie qui pour le moment, et pour encore de longs mois, ne sert et ne servira qu'à ravitailler les corbeaux.

Nul besoin en effet de cette voie pour débuter le chantier des Rives du Lac, dont l'accès se fait directement depuis le boulevard Garibaldi.

Pour ajouter à la confusion, on constate qu'à quelques centaines de mètres de là, dans le secteur du Petit Port, les résidences ICADE attendent elles toujours le début du commencement de l'aménagement de leur voie d'accès. Pour la résidence de tourisme (l'Azuréa) est achevée depuis cet été, et la résidence immédiatement voisine (le Soleil de Jade) est à un stade déjà bien avancé, qui laisse envisager une livraison au moins un an avant les Rives du Lac.

Pour ces deux résidences, le PLU de septembre 2006 prévoyait pourtant l'aménagement d'une voie d'accès à circulation réglementée, joignant le parking du Petit Port et le rond-point du Cinéma (voir schéma ci-dessous, et pour plus de détail, l'extrait du schéma d'orientation - format PDF 544 Ko).



Deux poids deux mesures : d'un côté des immeubles qui n'ont pas commencé à sortir de terre mais dont la voie d'accès est en place depuis maintenant plusieurs mois, et de l'autre des immeubles finis ou en passe de l'être pour lesquels les travaux de voirie n'ont pas encore commencé.

Comment expliquer cela ? Rien de bien mystérieux en fait.

Depuis le début, la ZAC et ses projets immobiliers rencontrent de ci de là quelques poches de résistance sporadique. Le bétonnage des bords du lac ne fait pas vraiment l'unanimité, notamment chez les campeurs.

Jusque là, Dord a réussi à étouffer dans l'oeuf toute velléité de révolte. Mais il sent bien que cela pourrait ne pas durer. Et puis il voit bien aussi que les projets immobiliers commencent à avoir du plomb dans l'aile, et que certains promoteurs pourraient faire machine arrière. Et avec leur retrait, c'est toute la ZAC et son "utilité publique" qui pourrait être remise en cause.

Alors comme il a par ailleurs déjà essuyé quelques défaites dans ce dossier (retrait du projet de marina, abandon du projet de parc de mobil-homes à Mémard, report de la destruction du camping du Sierroz), Dord se dit qu'il faut prendre les devants. Et il lance donc le chantier d'aménagement de l'allée promenade. Une nouvelle voirie inaugurée au printemps 2008, c'est à dire dans le meilleur des cas deux ans avant la livraison des premiers logements.

La raison d'être de tout cela : rendre tout retour en arrière impossible. Et positionner la ZAC, "sa" ZAC comme une réalisation inéluctable.

Ce faisant, il se piège une nouvelle fois tout seul. Car l'aménagement de la ZAC, Dord nous l'a promis, ne doit pas coûter un seul euro aux contribuables (3). Les diverses collectivités impliquées ayant désormais investi 12 millions d'euros pour la réalisation de cette voirie (chiffre fourni par Dord lui-même pendant la dernière campagne électorale), il n'y a plus de choix possible : il faut réaliser la ZAC, mais sans garantie aucune qu'il se trouvera un jour des promoteurs pour rembourser aux collectivités les millions engloutis dans la réalisation de l'allée promenade.

Une "nécessité" que Dord n'hésite pas à retourner contre les adversaires de ce projet, qu'il présente dès lors contre des gaspilleurs prêts à s'asseoir sur 12 millions d'euros d'investissement public. Mais la réalité, c'est plutôt pourquoi Monsieur Dord a-t-il dépensé par anticipation 12 millions d'euros pour un projet à l'avenir incertain ?

Et la réponse est toujours la même : parce que Monsieur Dord ne veut pas entendre parler d'un retour en arrière. Parce qu'il est hors de question qu'il envisage ne serait-ce qu'un instant que cette réalisation est au moins partiellement une erreur. Qu'amputer voire raser le camping du Sierroz est un non sens. Que vouloir attirer des travailleurs de la région genevoise est une aberration. Que vouloir à tout prix faire augmenter la population de la ville n'est d'aucune utilité publique ... etc.

Et aujourd'hui que le mal est fait, il nous reste nos yeux pour pleurer ces millions engloutis dont nous ne reverrons jamais la couleur ...



(1) Vous noterez sans peine le grand écart existant entre la communication officielle de la municipalité, qui parle de vif succès, et la réalité du terrain exprimé par la SAS, qui parle elle de faible taux de vente !
(2) Le cumul des mandats et des titres, c'est un besoin viscéral chez lui
(3) Voir sur ce sujet notre flash info 30/10/2008 - Notre très chère ZAC
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