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L'actualité locale d'Aix les Bains telle que vous ne la verrez nulle part ailleurs, ou presque. Un complément indispensable à la presse papier traditionnelle et aux organes de propagande de la mairie.

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Vers une privatisation de l'éclairage public à Aix les Bains ?

Si vous ne l'avez pas encore fait, nous vous invitons à lire en préambule la tribune libre diffusée sur ce sujet par Fabrice Maucci : POUR DES AIXOIS PUBLIQUEMENT ECLAIRES

Dans ce dossier, le député-maire aixois a une nouvelle fois évoqué la mise en place d'un partenariat public / privé, le fameux PPP. Un PPP auquel Dominique Dord ne trouve que des avantages, et pas le moindre inconvénient.

C'était déjà le cas en avril dernier lors du colloque organisé par la mairie sur le projet de tramway. Tous les intervenants officiels y étaient allés de leur petite phrase sur le PPP, présenté comme une espèce de panacée absolue.

D'aucuns se souviennent peut-être qu'au milieu de ce bel ensemble, une voix s'était tout de même élevée pour dénoncer le leurre du PPP. Cette voix, c'était celle de Pascal GODON, patron de la SEM qui gère les transports de public de Toulouse.

Pas exactement le premier venu en matière de transports donc. Et quelqu'un qui n'a aucun intérêt à parler en faveur ou contre le PPP.

Pascal GODON avait donc pris soin de rappeler en avril dernier que non seulement le PPP ne permettait en rien aux collectivités de faire des économies ou de faire mieux, mais qu'en plus il leur arrivait parfois de se faire proprement gruger. Et de citer à l'appui de ses propos l'exemple du métro de Toulouse, dont les travaux ont débuté dans le cadre d'un PPP, et poursuivi dans le cadre de marchés publics classiques, après que des études de la cour des comptes aient établi que le PPP revenait beaucoup plus cher !

Un exemple à méditer, et à ne surtout pas oublier.


Pour notre part, on ne voit rien d'étonnant dans l'exemple du métro de Toulouse.

La raison d'être des entreprises publiques, c'est de rendre le meilleur service possible, pour tout le monde, et au moindre coût. Ou du moins cela devrait être la raison d'être des entreprises publiques. On reconnait volontiers qu'il leur reste encore bien du chemin à parcourir.

La raison d'être des entreprises privées est, reste et restera de faire des bénéfices. Autrement dit, assurer un service minimum, pour un maximum de recettes, et en laissant de côté les zones non rentables, parce qu'insuffisamment peuplées ou développées.

Le député-maire aixois, et derrière tous les tenants du libéralisme et des privatisations peuvent monter sur leurs grands chevaux, c'est une réalité incontestable : l'objectif premier d'une entreprise privée, c'est de faire des bénéfices. Y compris quand ses activités se situent dans le domaine des services publics.


Depuis plusieurs années la droite a imposé la libéralisation de nombre de services publics : téléphonie et accès internet, courrier, énergie, fret ferroviaire ... et bientôt transport ferré des voyageurs.

Chacun peut noter que dans ces libéralisations, les entreprises privées bénéficient d'un triple avantage sur leurs concurrentes publiques :

  1. Elles n'ont aucun investissement à réaliser dans les réseaux servant à leurs activités. Des réseaux que les entreprises publiques, c'est à dire l'Etat français, c'est à dire nous contribuables avons patiemment construits à coup de centaines de milliards d'euros d'investissement sur plusieurs décennies.
  2. Elles bénéficient de tarifs réglementés (bien qu'on nous parle de libéralisation !) pour utiliser les réseaux publics, qu'il s'agisse des réseaux de téléphonie, de données, de transport d'électricité ou de gaz, des voies ferrées
  3. Elles n'ont aucune obligation d'assurer le service public sur l'ensemble du territoire
Pourquoi les concurrents de France Télécom ou de La Poste ne sont-ils pas présents dans les zones rurales ? Parce que ce n'est pas rentable pour eux, et qu'ils n'ont aucune obligation de le faire.

A votre avis demain, les futurs concurrents de la SNCF seront-ils plus présents sur les TER d'Ardèche ou sur les lignes de TGV entre grandes agglomérations ?


Restons donc vigilants sur ce nouveau projet de privatisation. Les aixois n'ont très certainement rien à y gagner. Comme ils n'ont rien à gagner à la privatisation des Thermes Nationaux.

Quant à l'argument de trop haute technicité invoqué par Monsieur Dord pour justifier la prétendue nécessité de faire appel à une entreprise privée ... on rejoint pleinement Fabrice Maucci dans son analyse de la question. Où est donc le bond technologique dont parle le maire ? En quoi consiste-t-il précisément ?

Et si réel bond technologique il doit y avoir, en quoi est-il irréaliste d'envisager de le faire réaliser par des services publics ? Quitte à le faire à l'échelle de l'agglomération, voire inter-agglomération.
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